Nicolas Miguet, né le à Verneuil-sur-Avre (Eure), est un journaliste, homme d'affaires et homme politique français.

Éditeur de lettres d'information financière, il est doté d'une réputation sulfureuse dans les milieux financiers. .. Il a été condamné directement ou indirectement trois fois par l'Autorité des marchés financiers pour plus d'un million d'euros d'amendes ..

Il a été aussi condamné à plusieurs reprises par la justice, notamment pour diffamation, injures, fraude fiscale, fraude à la TVA et escroquerie.

Conseiller municipal de Verneuil-sur-Avre à deux reprises, il fonde en 1999 son propre parti, le Rassemblement des contribuables français, généralement classé comme poujadiste. Sous cette étiquette, il tente de se présenter à la présidentielle en 2002, 2007, 2012, 2017 et 2022, échouant à chaque fois à obtenir les 500 signatures.

Biographie Journaliste En 1982, Nicolas Miguet devient journaliste tout en étant étudiant à l'Institut d'études politiques de Paris (promotion 1984). Pendant ses études (1980-1984), il milite au CELF, petit syndicat étudiant libéral proche des giscardiens, et est élu représentant étudiant à l'IEP.

Journaliste à la rubrique économie de La Croix, au Journal des finances, puis à Investir, il publie des ouvrages chez Pierre Belfond sur les montages fiscaux.

Il quitte Investir fin 1986 en tentant d’emporter le fichier client. et crée son entreprise en février 1987 : lancement de la lettre confidentielle La Bourse. En , avant la chute boursière de fin octobre, il crée Business Bourse, un hebdomadaire spécialisé.

En 1988, il introduit 10 % du capital de NCM Communication au marché hors cote de la Bourse de Paris.

En 1989, il crée Le Quotidien de 89 et le mensuel grand public, Vous et Votre Argent. En , il fonde le quotidien économique, Le Temps de la Finance mais le retrait de financeurs le contraint à arrêter la publication et à déposer le bilan de NCM Communication. Le tribunal de commerce cède les actifs à l'éditeur Pierre Belfond mais, par ordonnance, lui restitue sa lettre La Bourse avec laquelle, en , il relance son activité.

En mai 1991, il lance un hebdomadaire de seize pages vendu en kiosques, Bourse, puis l'hebdomadaire Capital et en le premier service Audiotel d'actualité économique et de conseils boursiers. En septembre 1994, il crée Le Nouveau Quotidien de Paris, Sarl qui rachète Le Quotidien de Paris (de Philippe Tesson en liquidation depuis juillet 1994) avec le soutien du Front national. L'organe de presse dont la périodicité est devenue mensuelle voire trimestrielle cesse d'être diffusé en kiosque en novembre 1996 et se transforme pendant quelques mois en lettre politique quotidienne, proche des thèses de l'extrême droite. Le titre est vendu au début des années 2000.

En février 1997, une décision du tribunal de commerce de Paris interdit à Nicolas Miguet de gérer une société pendant cinq ans, condamnation confirmée en 1999 par la cour d'appel. Propriétaire de son groupe, il nomme son ancien banquier, Nicolas Martin du Nord comme PDG.

En 1999, il lance un journal intitulé L'Hebdo : le nouveau Minute pour récupérer le lectorat de l'hebdomadaire Minute en cessation de parution à la suite de la liquidation de la société éditrice. Échouant dans le rachat du fichier des abonnés de Minute au tribunal de commerce, il doit appeler son journal L'Hebdo et se consacre essentiellement à l'information boursière. L'Hebdo, devenu L'Hebdo-Bourse Plus en avril 1999, refuse toute publicité des entreprises. En 2011, le magazine revendique et verse sur l'année à la société personnelle de Nicolas Miguet, la Société civile de la Tour Grise, au titre de « prestations rendues »..

Activités boursières Nicolas Miguet donne des conseils boursiers depuis 1986. Il se veut également défenseur du petit actionnaire et dénonce « le bankstérisme et la voyoucratie patronale. ». Il est le fondateur, PDG, actionnaire majoritaire (75 %), rédacteur en chef, éditorialiste et principal journaliste de la société de presse cotée au marché libre « Nicolas Miguet et Associés »., spécialisée dans le conseil boursier aux particuliers par différents médias, le journal L’Hebdo Bourse Plus, la lettre La Bourse où il gère un portefeuille fictif depuis 1987, un service audiotel, où il commente la séance boursière du jour et un site web commercial.. L'ensemble de ces activités auraient dégagé un chiffre d’affaires de en 2010 selon les comptes publiés par la société..

Ses conseils et avis, qui se fondent sur l'analyse économique, sont proposés dans ses publications, et côtoient des analyses techniques développées par Mustapha Ghailane.. Ils sont généralement tranchés, allant souvent à l’encontre du consensus des analystes et des publications financières. Sa stratégie d’investissement est de conseiller le plus souvent des valeurs décotées, en difficulté ou en « recoveryanglicisme désignant dans le jargon boursier des entreprises ayant connu des pertes, mais présentant un redressement de leurs comptes.» pour tabler sur un rebond boursier, voire une OPA. Ainsi, il recommande à partir de 2000 avec des succès variables d’investir dans des titres comme Eurotunnel, Euro Disney, Atari ou DMC.

Le , disant détenir 27 % du capital d'Eurotunnel grâce à des pouvoirs, il met la direction en minorité. Selon la société ou l'Association de défense des actionnaires d'Eurotunnel (Adacte), cela serait 17%.. Lors de cette AG, Charles Mackay, président, est remplacé par Jacques Maillot, ancien PDG de Nouvelles Frontières et Richard Shirrefs, directeur général, par Jean-Louis Raymond.

En 2005, Nicolas Miguet crée l'ARARE (Association pour la Représentation des Actionnaires Révoltés)., qu'il préside depuis, et qui affiche l'objectif de défendre les intérêts des actionnaires individuels, et de les représenter dans le cadre des assemblées générales d'entreprises cotées. L'association dit avoir près de en 2011. En 2018, l'association est présidée par Nicolas Miguet., avec pour bureau une salariée de la société de Nicolas Miguet . et un dirigeant d'une autre société de Nicolas Miguet.

En 2011, il réunit les pouvoirs du quart des actionnaires du Groupe Belvédère, et apporte son soutien à l'équipe de direction en place.. Il publie les comptes de la société sur son site 15 jours avant leur parution officielle, ce qui lui vaut des soupçons de délit d'initié. .. L'Autorité des Marchés Financiers le condamne à d'amende en 2014 pour conflit d'intérêts dans cette affaire : la commission des sanctions de l'AMF a considéré que Nicolas Miguet « n'a[vait] pas, contrairement à l'obligation qui était la sienne en sa qualité de directeur de la publication et d'éditeur de publication de presse, porté à la connaissance de ses lecteurs les intérêts significatifs qu'il avait dans l'action Belvédère ».

Doté d'une réputation sulfureuse dans les milieux financiers., Nicolas Miguet est très présent sur les forums boursiers internet. Les performances et résultats supposés de ses conseils tout comme ses condamnations y font l’objet de buzz et d’innombrables échanges entre internautes.

Engagement politique

En 1977, il s'engage auprès des Jeunes Giscardiens dont il devient responsable dans l'Eure. Il dirige en 1978 la campagne du député UDF Pierre Monfrais, qui est réélu. Il est élu conseiller municipal de Verneuil-sur-Avre en 1989 et 1995.

Il crée en 1999 le Rassemblement des contribuables français, parti financé par appel à la générosité de ses lecteurs et sympathisants, également connu sous le sigle RCF. Ce mouvement politique milite en faveur de la baisse de la fiscalité. Pour ses détracteurs, il s'agit de poujadisme ; pour ses partisans, il s'agit plutôt de libéralisme. Nicolas Miguet a présenté, sous l'étiquette « Moins d'impôts maintenant ! », une liste aux élections européennes de 1999 qui a obtenu 1,77 % des voix. Il essaye d'être candidat à l’élection présidentielle de 2002 mais n'obtient pas les 500 parrainages, tout en prétendant y être parvenu, et dénonce une manipulation du Conseil constitutionnel.. Il présente des candidats du RCF aux législatives de 2002, dont les affiches délivrent le slogan construit sur l'acronyme M.I.G.U.E.T. : « Moins d'impôts, gérer utilement, l'emploi pour tous ».

Le , il se déclare candidat à l’élection présidentielle de 2007, se voulant « apporteur d'idées et de talents » pour « toute future majorité de droite ». Son but est de . Il doit renoncer le , reconnaissant ne pas avoir les parrainages nécessaires. Il déclare avoir eu 476 promesses de parrainage, mais que de nombreux maires se sont rétractés après sa mise en examen pour détournement de parrainages. Il appelle alors à voter François Bayrou.

En 2007, il annonce plus de 400 candidats RCF aux législatives, mais après l'affaire des « faux guides officiels. », il n'y en a finalement qu'un, dans la première circonscription de l'Allier (ce dernier, le docteur Hugues Auvray, obtient 0,45 % des suffrages).

En 2011, il annonce son intention de présenter sa candidature à l'élection présidentielle de 2012.. Il ne réussit pas à atteindre le seuil des 500 parrainages, indiquant au soir du dépôt des candidatures n'en avoir recueilli que 491..

En 2013, il se porte candidat à l'élection législative partielle de la troisième circonscription de Lot-et-Garonne à la suite de la démission de Jérôme Cahuzac. Il obtient le score de 0,42 %..

En 2014, lors des élections municipales, il est présent sur la liste de son frère, Christophe Miguet, sur la commune de Verneuil-sur-Avre. La liste recueille 7,69 % des voix, ce qui ne lui permet pas d'être élu au conseil municipal. Il est également candidat aux élections départementales l'année suivante, éliminé dès le premier tour avec 4,23 % des suffrages exprimés..

Le , à Bagnolet, il participe au banquet anniversaire des 65 ans du journal d'extrême-droite et antisémite Rivarol..

En 2017, il se porte à nouveau candidat à l'élection présidentielle, mais ne recueille que 15 parrainages... .. Candidat aux élections législatives de la même année, il obtient 2,58% des suffrages au premier tour.

En 2021, il se présente aux élections départementales dans le canton de Verneuil d'Avre et d'Iton et obtient 12,16% des suffrages exprimés au premier tour...

Il est de nouveau candidat à l'élection présidentielle de 2022 et tente de recueillir les parrainages nécessaires en expédiant aux maires des paquets de chips Belsia d’un producteur fermier, comme exemple de la capacité de la Ferme France à briller..

Controverses et démêlés judiciaires Ses soutiens affirment qu'il serait victime d'un « complot politico-médiatique » (redressements fiscaux, tracasseries administratives), en raison de ses critiques et prises de positions sur la politique fiscale (dénonciation des gaspillages publics et de la corruption) et le monde bancaire.

Ses détracteurs et la presse dénoncent son côté poujadiste, affairiste, une forte tendance au gouroutisme et le mélange des genres entre ses activités boursières et politiques. Ils affirment que les performances boursières affichées de ses conseils seraient largement surévaluées et l'accusent de manipulation de cours afin de s'enrichir au détriment de ses clients...

En 1997, il est interdit de gérer une entreprise pour cinq ans à la suite de sa condamnation pour fraude fiscale et faillites douteuses..

En 1999, il est condamné en appel à huit mois de prison avec sursis pour « banqueroute, escroquerie et faux en écriture », après un mois de détention provisoire..