Gio Colucci ou Géo Colucci, né au Caire le et mort à Paris le , est un peintre, graveur, illustrateur, céramiste et sculpteur italien.
Biographie Gio Colucci naît au Caire en 1892. Il entre à l'École des beaux-arts de Paris puis part s'installer en Afrique avant la Première Guerre mondiale. Il se rend alors en Égypte où il embrasse la profession d'architecte au Caire. Après quelques tableaux inspirés de son séjour au Moyen-Orient, il se tourne vers la peinture abstraite et rentre en France en 1918.
Son frère aîné est l'écrivain, graveur, calligraphe et éditeur Guido ColucciQui ne doit pas être confondu avec le peintre, céramiste et graveur Guido Colucci (Naples, 1877-Rome, 1949).. Les frères Guido et Gio collaborent sur un certain nombre de livres, Guido fournissant les textes et Gio, les illustrations. En tant que graveur, Gio Colucci produit des eaux-fortes et des gravures sur bois.
À partir de 1921, il expose ses gravures dans divers salons : le Salon d'automne, puis celui des surindépendants aux côtés de Gleizes, Herbin, Robert Delaunay, entre autres. Durant cette période, son travail affirme un style proche de l’expressionnisme. Très impliqué auprès d'éditeurs français spécialisés dans le livre illustré de haute bibliophilie, il livre une série de gravures pour des textes de Barbey d'Aurevilly, Pierre Loti, Guy de Maupassant, Octave Mirbeau Son chef-d'œuvre comme illustrateur est Le grant testament de François Villon, dont il a fait cinq copies avec des dessins originaux en couleurs, avec des calligraphies de son frère Guido. Il devient également membre, aux côtés de Léopold Survage, Jean Metzinger et Otto Freundlich, du « groupe électrique » fondé par la galeriste Berthe Weill. Il réalise aussi quelques affiches publicitairesDont Messageries maritimes (1927)..
En 1928, il expose au Salon d'automne la toile Trois bougres..
Gio Colucci se met à la céramique en 1929, et se consacre ensuite à la poterie dans un atelier qu'il ouvre à Aubagne. Il s'installe au 21, rue Montbrun, dans le de Paris en 1938 Gilbert Perroy, « Gio Colucci, 1892-1974, peintre, sculpteur, graveur, céramiste, verrier, ébéniste, forgeron, bronzier, potier…, 21 rue Montbrun, , depuis 1938 », Revue d'histoire du quatorzième arrondissement de Paris, , 1977, ..
vignette|redresse|La galerie Christofle à Paris. En 1939, il s'engage dans la Légion étrangère et est fait prisonnier. Il s'évade et retourne à Aubagne puis à Valabre, près d'Aix-en-Provence, à la tuilerie Bossy auprès de Joseph Bossy, où il tourne des assiettes. Il y apprend à façonner une céramique utilitaire et traditionnelle et développe des créations. De retour à Paris en 1945, il présente ses travaux à la galerie Christofle. Notice d'autorité du Centre de documentation des musées, Musées des Arts décoratifs.
En 1955, une rétrospective de son travail a lieu à Paris. En 1960, le Comité international olympique lui passe commande de projets de diverses pièces pour les jeux de RomeVoir trois reproductions en ligne mentionnées dans le Bénézit.. En 1956, Gio Colucci et Gino Severini fondent à Paris l’École d'Art italienLes Arts décoratif, centre de documentation des musées, Gio Colucci : il y enseigne la céramique. Une grande rétrospective de son travail a lieu à New York en 1959, année où il expose également à la Quadriennale de Rome.
Gio Colucci meurt dans le le Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris , n° 3458, vue 18/31. et est inhumé dans la du cimetière parisien de Thiais. Il avait épousé Ida Victorine Emilie Ubaud (1894-1985).
Le contenu de son atelier a été dispersé par les commissaires-priseurs Bernard Oger et Étienne Dumont lors de deux ventes aux enchères à Drouot-Richelieu, Paris, les et Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1996, ..
Expositions vignette|redresse|Musée Rodin, Paris. Expositions personnelles
Expositions collectives
Réception critique - Gérald Schurr thumb|150px|Corning Museum of Glass, Corning (New York). thumb|150px|, Savannah (Géorgie) thumb|150px|Musée des arts décoratifs de Paris. thumb|150px|Cathédrale arménienne du Caire.
Conservation Collections publiques Australie National Gallery of Art, Melbourne.
Égypte , Le Caire.
États-Unis Corning Museum of Glass, Corning (New York)Corning Museum of Glass, présentation des collections. Mildred Lane Kemper Art Museum, Université Washington de Saint-Louis, Totem, vers 1959Mildred Lane Kemper Art Museum, Gio Colucci dans les collections. , Savannah (Géorgie), Nus étendus, huile sur toile 81x65cm, 1935Telfair Museum of Art, Gio Colucci dans les collections.
France Musée des arts décoratifs de Paris, Sans titre, sculpture-objet, assemblage de verreries, bras en tôle, 154x48 cm, dépôt du Fonds national d'art contemporainMusée des arts décoratifs de Paris, Gio Colucci dans les collections. Musée Paul Valéry, Sète.
Indonésie Musée de Djakarta.
Pays-Bas Bibliothèque royale, La Haye.
Fresques murales .
Collections particulières référencées Nathan CummingsBernard Oger et Étienne Dumont, Catalogue de la vente d'atelier Gio Colucci, Drouot Richelieu, Paris, ..
Œuvres Illustrations de livres Khairallah Tannous Khairallah, Caïs, Paris, s.e., 1921. Jules Barbey d'Aurevilly, Le Plus bel amour de Don Juan, Paris, La Connaissance, 1923 - 8 eaux-fortes par Gio Colucci - 125 exemplaires. Pierre Loti, La mort de Philae, illustré de vingt eaux-fortes, Paris, Kieffer, 1924. Octave Mirbeau : Le Jardin des supplices, Paris, La Connaissance, 1925 - 14 eaux-fortes, bandeaux, lettrines, cul-de-lampe par Gio Colucci - 103 exemplaires. Guy de Maupassant, La Maison TellierCf. The Romantic Agony, quelques eaux-fortes en ligne., Paris, Frédéric Grégoire, 1925. Raymond Radiguet : Le bal du comte d'Orgel, Le Livre moderne illustré, Paris, Ferenczi, 1925. Dante : Vita nova, coll. Scripta manent, À l'enseigne du pot cassé, 1927. Dante : L’Enfer, coll. Scripta manent, À l'enseigne du pot cassé, 1928. Denis Diderot : Jacques le fataliste et son maître (2 vol.), coll. Scripta manent, À l'enseigne du pot cassé, Paris, 1929. Apulée : L'Âne d'Or (2 vol.), coll. Antiqva, Paris, À l'enseigne du pot cassé, 1929. Lucien de Samosate, Dialogues des courtisanes. Les amours, coll. Antiqva, Paris, À l'enseigne du pot cassé, 1929. François Turpin : Bonheur de ce monde, Paul Haasen/Éditions du Scarabée, 1929 - suite de gravures - 114 exemplaires. Leon Bloy : Celui qui ne voulait rien savoir. Composé et manuscrit par Guido Colucci & illustré par Gio, Paris, 1936. Manuscrit unique. Giacomo Leopardi : Canti. Composé et manuscrit par Guido Colucci & illustré par Gio, Paris, 1937. Manuscrit unique. Jean Giono : Le serpent d'étoiles, Le Livre moderne illustré , Ferenczi, Paris, 1937 - 20 bois originauxJean-Michel Galland, « Les gravures sur bois des collections Fayard et Ferenczi », Nouvelles de l'estampe, n°254, 2016, pages 38-56, illustration n°14 et note n°51. Joseph Peyré : Sous l’étendard vert, Le Livre moderne illustré, Paris, Ferenczi, 1939. François Villon : Le grant testament, Paris, 1942. Manuscrit enluminé avec calligraphie de Guido Colucci et dessins originaux de Gio Colucci, dont on n'a fait que 5 copies. Paul Claudel, Le chemin de la croix, texte enluminé & composé avec des caractères dessinés par Guido Colucci & illustré par Gio Colucci, Paris, Guido Colucci, 1944 - 250 exemplaires. Paul Valéry, Le Cimetière marin, À l'enseigne de la Trirème, 1945 - 16 compositions coloriées au pochoir de la main de Gio Colucci - 160 exemplairesBibliothèque royale des Pays-Bas, "Le Cimetière marin" dans les collections. Honoré de Balzac , La Belle Fille de Portillon, À l'Enseigne de la Trirème, 1945 - 125 exemplaires.
Affiches Messageries maritimes - Grèce, Turquie, Syrie, Égypte, affiche, 102x70cm, Imprimeries réunies, Paris, vers 1927. Aquarelles Deux paysages fauves expressionnistes, 31,5 x 37 cm Visibles sur proantic.com . Gouaches Halte devant le marabout, 33 x 30 cmVisible sur artnet.com . Technique mixte Visage, 55 x 42 cmVisible sur artprice.com . FicaventoVisible sur arcadja.com .
Sculptures Sans titre (Buste de femme), pierreVisible sur artnet.com .
Notes et références
Annexes Bibliographie Léon Degand, Gio Colucci, éditions de la Galerie des Garets, Paris, 1947. Danielle Souanin, peintre, Paolo Santini, sculpteur, Gio Colucci, peintre, Paris, Galerie Marcel Bernheim, 1976. Gilbert Perroy, « Gio Colucci, 1892-1974, peintre, sculpteur, graveur, céramiste, verrier, ébéniste, forgeron, bronzier, potier…, 21, rue Monbrun, 14e arrondissement depuis 1938 », Revue d'histoire du quatorzième arrondissement de Paris, , 1977. Marcus Osterwalder, Dictionnaire des illustrateurs, Ides et Calendes, tome 2, 1992. Bernard Oger et Étienne Dumont, commissaires-priseurs à Paris, Deux catalogues de ventes de l'atelier Gio Colucci à l'Hôtel Drouot, Paris, les et . Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1996. Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999, vol.3. Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001. Allgemeines Künstlerlexikon, K.G. Saur Verlag, Munich et Leipzig, 2003-2006. Céramiques, siècle, Musée des arts décoratifs, Paris, 2006. Alain Madeleine-Perdrillat, Severini. La vie d'un peintre, Hazan, 2011. Jean-Luc Olivié et Véronique Ayroles, Verres des . Collection du Musée des arts décoratifs, éditions du Musée des arts décoratifs de Paris, 2012.
Liens externes
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