Le Charbonnier (الفحام, Al Fahhâm) est un film algérien réalisé par Mohamed Bouamari, sortie en 1973.

Synopsis Dans un village de l'Algérie profonde, un charbonnier, ancien maquisard de l'ALN algérien, voit son activité menacée par l'apparition du Gaz. Il lui faut désormais chercher du travail en ville. Durant son absence, son épouse est, de son côté embauchée dans une usine proche. Lorsqu'il revient au village, sa vision se modifie progressivement : il participe à la Réforme agraire, initiée par les autorités politiques algériennes et encourage son épouse à ôter son voile.

Fiche technique Titre français : Le Charbonnier Titre original : الفحام Réalisation : Mohamed Bouamari Assistant réalisateur : Salah Essassi Scénario : Mohamed Bouamari Photographie : Daho Boukerche Décor : Hassan Ben Guellat, Abdellatif Sahraoui et Ahmed Abdelli Son : Rachid Bouafia et Saïd Boukermouh Production : ONCIC Pays d'origine : Algérie Langue originale : arabe Durée : 97 minutes Genre : Drame social Date de sortie :

Distribution Fettouma Ousliha-Bouamari : L'épouse Youcef Hadjam : Belkacem Mustapha El Anka Ahmed Hammoudi Nadia Ouadiani Ahmed Ouadiani

Tournage Le tournage du film a débuté en 1972 jusqu'en 1973.

Distinctions Récompenses Tanit d'argent aux Journées cinématographiques de Carthage. Prix Georges Sadoul à la Semaine internationale de la Critique du Festival de Cannes 1973.

Commentaire , disait Mohamed Bouamari à Boudjemaâ Karèche, alors directeur de la Cinémathèque nationale algérienneInterview avec Boudjema Karèche in France-Algérie, mars 1973.. De fait, Le Charbonnier est un film important parce qu'il marque une rupture : désormais, le cinéma algérien abandonne la phase de glorification des luttes pour l'indépendance nationale. , écrit Émile Breton in : Dictionnaire des films, Microcosme/Éditions du Seuil, 1990. Le Charbonnier n'est donc point chargé idéologiquement, mais plutôt soucieux d'exposer les phénomènes socio-économiques à l'œuvre, Denise Brahimi, dans un ouvrage consacré au cinéma maghrébinD. Brahimi : 50 ans de cinéma maghrébin, Minerve, 2009., loue, pour sa part, le magnifique talent de Fettouma Ousliha, épouse du réalisateur, incarnant . Lorsqu'elle s'embauche dans une usine textile pour assurer la survie de sa famille, , écrit-elleD. Brahimi : op. cité.. Elle observe également dans le film une relation de complicité entre le père et l'enfant, rappelant le célèbre Voleur de bicyclette avec, toutefois, chez Bouamari une tonalité nettement plus optimiste que chez Vittorio De Sica. , conclut-elle.

Références

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Catégorie:Film algérien sorti en 1973 Catégorie:Film dramatique algérien