Le Travail allemand (TA), également appelé « Travail antifasciste allemand », ou « Travail anti-allemand » était une partie de la Résistance intérieure française créée par le Comité central du Parti communiste français (PCF) après la défaite alliée au cours de la bataille de France. Il englobait tous les membres germanophones de la Main-d'œuvre immigrée (MOI), fondée en 1924.
Contexte : les antinazis allemands en France autour de 1940 .
Avec l’occupation de la France par la Wehrmacht, après la défaite de , qui avait été précédée par la drôle de guerre et la bataille de France, ces émigrants étaient fortement menacés. Beaucoup d’entre eux tentèrent de fuir, certains se suicidèrent, beaucoup entrèrent dans la clandestinité, cherchèrent à y survivre et commencèrent à y combattre sous des formes très diverses contre l’occupant. C’est à ce moment que le Travail allemand fut créé comme organisation spéciale de combat de la Résistance, à laquelle appartenaient en particulier des milliers de combattants clandestins germanophones, et, au-delà, des combattants de presque tous les pays d’Europe.
La réunion de création du TA regroupe les futurs dirigeants de ce réseau, à savoir « Gérard » (Artur London), « Gaston » (Otto Niebergall, membre du Parti communiste d'Allemagne ou KPD) et Leo Langer, membre du Parti communiste d'Autriche (KPÖ)..
Activité Le but du travail du TA était de pénétrer la machine de guerre nazie et, par un travail idéologique antifasciste, de combattre l’idéologie inculquée aux soldats afin de déployer une action en faveur de la paix dans l’armée allemande et ses organes administratifs et de services.
Notes et références
Annexes Bibliographie
Dora Schaul (édit.), Resistance. Erinnerungen deutscher Antifaschisten. 3. Aufl., Berlin, Dietz-Verlag, 1985, 425 p. Comporte en particulier un texte d’Otto Niebergall : Der antifaschistische deutsche Widerstandskampf in Frankreich - seine Leitung und Entwicklung, p. 21–58. Stefan Doernberg (édit.), Im Bunde mit dem Feind. Deutsche auf alliierter Seite. Berlin, Dietz Verlag GmbH, 1995, 384 p., 22 ill., . (Lire quelques pages en ligne).
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Roland Pfefferkorn (édit.): La résistance allemande contre le nazisme, (actes du colloque de Strasbourg (18-). 2. éd., revue et corrigée. Strasbourg, Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance, Comité régional Alsace, 210 p.
Vidéographie Frankreichs fremde Patrioten – Deutsche in der Résistance. Réalisation : Wolfgang Schoen, Frank Gutermuth, Allemagne, 2006, 53 min. Du Travail Allemand au travail de mémoire - Gerhard Leo, ein Deutscher in der Résistance. Réalisation : Bodo Kaiser, Allemagne, 2003, 60 min.
Articles connexes Yves Bodénez : militant trotskiste membre d'un groupe ayant pratiqué la propagande au sein des troupes allemandes. Lisa Gavric
Liens externes
Membres allemands du Travail allemand Mitglieder im Travail allemand (DRAFD-Wiki) ; voir (Association des Allemands dans la Résistance, dans les forces armées de la coalition antihitlérienne et membres du mouvement « Freies Deutschland e. V. » - Verband Deutscher in der Résistance, in den Streitkräften der Antihitlerkoalition und der Bewegung „Freies Deutschland“ e.V.). Pauline Grison, Résistance en exil. Les résistants allemands en France pendant la Deuxième Guerre mondiale.
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