Marc-Antoine-Marie-Hyacinthe, marquis de La Boëssière de Lennuic, né le au château de Kerano à Plouisy et mort le à Ploërmel, est un général et homme politique français.
Biographie Fils de Bertrand Pierre Marie de la Boëssière, chef de ses nom et armes, marquis de la Boëssière, lieutenant des maréchaux de France et juge du point d'honneur à Guingamp, et de Marie-Jeanne Tavignon de Kertanguy, il entre jeune dans l'armée, est bientôt appelé à l'état-major du lieutenant-général marquis de Langeron, émigre sous la Révolution, et sert dans l'armée des princes comme officier supérieur. Attaché à l'état-major du comte d'Artois, il est chargé de plusieurs missions périlleuses tant en Bretagne qu'à Paris après le coup d'État du Directoire contre les royalistes le .
De retour en France sous le Consulat, il s'occupe d'abord d'agriculture, puis, partisan zélé de la Restauration, il se rend à Gand pendant les Cent-Jours, dirige la prise d'armes de 1815 en Bretagne, et, promu maréchal de camp, commande successivement les départements d'Ille-et-Vilaine et des Côtes-du-Nord.
Président du collège électoral de l'arrondissement de Ploërmel, il est élu député par le du Morbihan (Ploërmel) le . La Boëssière siège au côté droit. Dans la discussion de la loi contre la presse (), il dit notamment : « Je vote pour la loi qui nous est proposée, parce que j'ai fait serment d'obéir au roi, et je déclare que je voterai de même pour toutes les propositions émanées de l'autorité. » Il demanda spécialement, sans succès, que les journalistes ne pussent assister aux séances de la Chambre, et se bornassent à en rendre compte en copiant in extenso le Moniteur. Il proposa encore une modification au règlement tendant à la nomination d'une commission chargée de lire et de surveiller les comptes-rendus des journaux. L'idée ne fut pas rejetée, la commission fut nommée, et les journaux du temps ne tarirent pas sur la commission la Boëssière. La Boëssière soutint lui-même sa proposition qui, d'ailleurs, n'aboutit pas.
Réélu député le , il soutient le ministère Polignac, vote avec la minorité contre les 221, et est chargé par les membres de cette minorité de se mettre à leur tête, et de venir, dit un biographe légitimiste, « déposer au pied du trône le tribut de leurs respects et de leurs regrets. » Le , il obtient encore le renouvellement de son mandat contre le général Fabre ; mais il refuse de prêter serment au gouvernement de Louis-Philippe et refuse de siéger.
La Boëssière accompagne en exil, puis se retire en son château de Malleville près de Ploërmel, où il meurt en 1846. Considéré comme démissionnaire, il est remplacé à la Chambre par Gaillard de Kerbertin.
Il est le grand-père de Henri Le Loup de La Biliais.
Notes et références
Sources
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