Nicolas-René Jollain, dit « Le Jeune », né en 1732 à Paris et mort en 1804 à Paris, est un peintre français.

Biographie Selon l'état des connaissances, Jollain appartient à une famille d'artistes dans laquelle on compte le peintre du roi Nicolas-René Jollain, dit le VieuxPeu de traces de ce peintre existent. On trouve par exemple mention de Jeanne-Marie, sa fille, baptisée à Paris le 6 mars 1698, cf. Actes d'État-civil d'artistes français, reprint 1972, ., auquel est attribué le célèbre portrait du roi Louis XIVLouis XIV, roi de France (1638-1715), tenant le plan de la maison royale de Saint-Cyr , musée du château de Versailles — .Notice du catalogue général des collections du Château de Versailles, mentionnant la réattribution.. Sa famille compte entre autres Pierre Jollain (fl. 1720-1762), également peintre, ainsi qu'une dynastie de dessinateurs et graveurs« Jollain », dans Jules Guiffrey, Histoire de l'Académie de Saint-Luc, Paris, 1915, — sur Gallica.. Nicolas-René Jollain est peut-être d'abord formé par un membre de sa famille. Il entre ensuite dans l’atelier de Jean-Baptiste Marie Pierre : l’élève et le maître devaient rester très proches.

Deuxième au prix de Rome, en 1754, derrière Jean-Pierre Chardin, fils du peintre Jean Siméon Chardin. Jollain est agréé à l’Académie en 1765 et reçu en 1773 avec Le Charitable Samaritain (Paris, église Saint-Nicolas du Chardonnet) comme morceau de réception.

Jollain reste un spécialiste de la grande peinture d'histoire : il prend part à plusieurs grands chantiers décoratifs, dont ceux du château de Bellevue et du Petit Trianon pour lesquels il exécuta plusieurs toiles (hauts de portes, 1769), et fut présent au Salon dès 1767.

Pour le Salon de 1781, l’artiste envoya deux grands tableaux ovales peints pour la chapelle Sainte-Trinité de Fontainebleau, notamment L’Humanité voulant arrêter la fureur du démon de la guerreFiche tableau exposé Salon 1781, base salons du musée d'Orsay. et plusieurs petites peintures. Écho des idées des Lumières, l’allégorie de Jollain fut saluée par la critique : Journal encyclopédique, novembre 1781, .. D’un format inhabituel presque carré, la peinture confronte le corps musculeux du démon à la délicatesse de l’Humanité figurée sous les traits d’une jeune mère protégeant ses enfants.

Entre 1776 et 1781, il réside rue du Champ-Fleuri[Denis Diderot], Almanach historique et raisonné des architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et cizeleurs, Paris , 1776, .. Après la Révolution française, l'artiste tombe quasiment dans l'oubli. Toutefois, en 1789, il est mentionné dans les archives de l'Académie comme étant [du Louvre], où effectivement, il résideFiche exposant Salon 1789, base salons du musée d'Orsay.. Une commission constituée après le décret du visant à préparer et diriger la création du museum central des Arts, réunit, outre Jollain, qualifié de « garde des tableaux du roi », Jean-Baptiste Regnault, François-André Vincent, le géomètre Charles Bossut et deux « miniaturistes », Pasquier et Jean CossardBulletin des musées de France, Paris, Société des amis du Louvre, 1910, — sur archive.org..

Un tableau présenté au Salon de 1791 et conservé au musée du Nouveau Monde, montre l'intérêt de l'artiste pour le roman Paul et Virginie, publié en 1787 par Bernardin de Saint-Pierre.

Il aurait eu pour élèves, entre autres, le graveur Jean-Baptiste-Louis Cazin, (1757-1817), Jean-Frédéric Schall et Anne-Louis Girodet.

Œuvre

Notes et références

Annexes Bibliographie Gilles Soubigou, « Un tableau du Salon de 1771 retrouvé : L’Entrée du Christ à Jérusalem de Nicolas-René Jollain », La Revue de l'art, 2013, .

Liens externes

Catégorie:Peintre français du XVIIIe siècle Catégorie:Peintre français de nu Catégorie:Peintre français de scène mythologique Catégorie:Peintre français d'art sacré Catégorie:Peintre français d'histoire Catégorie:Prix de Rome en peinture Catégorie:Pensionnaire du palais Mancini Catégorie:Naissance en 1732 Catégorie:Décès en 1804