Eugène Droulers, né le à Avignon et Mort pour la France. le est un pilote d'avion et résistant français.

Biographie Eugène-Henri-Germain-Marie-Joseph Droulers nait dans une famille d'industriels textiles du Nord, il est le deuxième des sept enfants de Pierre Droulers (1889-1944) et d'Henriette Maes (1891-1985). Élève au collège St Pierre de Fourmies, il passe ses Bac Philo et Maths Elém' en 1933, avec mention Bien. Puis, il commence des études de droit interrompues en 1938 par sa mobilisation. Il intègre ensuite l'école d'artillerie et en sort aspirant.

Le , il rentre avec sa section en Belgique, puis se replie en forêt de Mormal (Nord), où sa section se bat pour desserrer l'étau allemand et cheminer vers la bataille de Lomme où il tire, avec sa batterie, ses derniers obus de en .

L'aspirant Droulers, gravement blessé par une balle reçue en pleine poitrine, est soigné à l'hôpital militaire de Lille, arrêté, puis transféré en Allemagne avant d'être libéré au titre de grand malade en . Avec la complicité d'un médecin militaire français, il simule une maladie pulmonaire.

En , il entre dans la résistance (réseau « Brutus » à Vichy). Dénoncé à la Gestapo en , il s'échappe en Espagne. Avec trois camarades, il prend un petit avion jusqu'à la frontière. Ils traversent, avec l'aide d'un passeur, les Pyrénées et arrivent à Saint-Sébastien. Ils prennent alors le train pour Barcelone, où il est emprisonné par la police espagnole, puis libéré. Il parvient à atteindre le Maroc où il se met à la disposition des autorités militaires. Le , il est affecté au du « Régiment d'artillerie coloniale du Levant » comme sous-lieutenant observateur aérien sur « Piper ».

Le , il débarque à Naples et participe à la bataille de Monte Cassino et à la campagne d'Italie, ainsi qu'à la campagne d'Alsace, à partir de . Le , le lieutenant Droulers est abattu par une des dernières escadrilles de la chasse allemande, au-dessus de Pforzheim, à bord de son Piper J-3 cub, au cours de sa de guerre. Il totalisait 399 heures de vol.

Récompenses et distinctions

Ayant fait l'objet de cinq citations dont une à l'ordre de l'Armée avec palme et quatre étoiles, sa dernière citation fut celle d'.

Bibliographie Jean-Marc Binot et Bernard Boyer, Nom de code : Brutus. Histoire d'un réseau de la France libre, Fayard, 2007. Annuaire de l'aéronautique. Paris : Rouffé. 1929 - Page 81

Notes et références

Lien externe

Journal officiel de la République Française 1946 : Annexe - Page 28

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