Rosières-près-Troyes est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est. Géographie

L'altitude de la mairie de Rosières-près-Troyes est de environ. La superficie de Rosières-près-Troyes est de . La latitude de Rosières-près-Troyes est de 48.261 degrés nord et la longitude de Rosières-près-Troyes est de 4.076 degrés est.

Les villes et villages proches de Rosières-près-Troyes sont : Bréviandes (Aube) à , Saint-Julien-les-Villas (Aube) à 2,, Saint-André-les-Vergers (Aube) à , Saint-Léger-près-Troyes (Aube) à , Troyes (Aube) à .

Hydrographie La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Triffoire, le canal 01 des Maisons Rosières et la Profonde..

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Rosières-près-TroyesLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Barberey-Saint-Sulpice à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Rosières-près-Troyes est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Troyes, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (57,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (30,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (33,5 %), terres arables (26,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (17 %), forêts (8,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (7,5 %), zones agricoles hétérogènes (7,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire

Aucune donnée archéologique ne permet de dire si l'espace de la commune était occupé durant l'Antiquité ou durant la Préhistoire. Elle semble sortir de terre sous la plume de Pierre de Provins au .

Rosières s'est développée au contact de la ville de Troyes durant tout le Moyen Âge. La ville était alors limitée à son château et au domaine de celui-ci. Le contact avec Troyes favorise le commerce particulièrement actif grâce aux foires de Champagne.

La première mention officielle de ce village date de 1520 par Pierre de Provins, il est donc évident que le village est antérieur à cette date. Le village se développe sans doute au contact du château durant le .

Le château existait déjà en 1201 et il était bâti dans une zone marécageuse sous la domination de Guillaume de Rosières qui était vassal du comte de Troyes. Ce Guillaume était en étroite parenté avec Thibaud , chevalier qui avait épousé Aude, demoiselle de la comtesse de Troyes, Blanche de Navarre. De cette parenté, Guillaume devint seigneur de Rosières en 1242.

À sa mort en 1249 et jusqu’en 1252, c’est son fils, Thibaud III, qui reprit la seigneurie avec pour coseigneurs ses frères, Guillaume II et Thomas de Rosières.

En 1314, Isabelle de Thorigni, épouse du chevalier Jean de Cervigni, est dame de RosièresA. Aube, 22H3, vue 115. Fondation d'une chapelle en l'abbatiale Notre-Dame-aux-Nonains de Troyes..

C’est au début du qu’apparut la famille de Verdun comme propriétaire des censives. Pierre de Verdun, clerc, vivant à Troyes, fondit son anniversaire et celui de Jeanne de Verdun, sa défunte femme, en l’église Saint-Urbain tous les ans, versant ainsi 14 livrées de rente à Troyes. Ces rentes successives furent appelées les censives de Rosières. Si ce terme ne prouve en rien que le sieur Pierre de Verdun fut seigneur de Rosières, nous pouvons affirmer que sa descendance elle, le fut.

C’est donc en 1448 que l’on retrouve la trace des « de Verdun » à la tête de la seigneurie de Rosières puisque la petite-fille d’Étienne le Peuvrier, aussi appelé Étienne de Verdun et descendant lui-même de Pierre de Verdun, épousa Le Pelé, écuyer demeurant à Troyes, qui à l’époque était détenteur de « la Motte de Rosières » (Notons que l’appellation de la seigneurie change selon les sources et les époques mais demeure pourtant bien la même).

La succession fut alors partagée en 1478 entre les enfants et c’est Pierre le Pelé qui hérita du titre de seigneur de Rosières. Ce dernier mourut tôt sans avoir été marié et sans laisser par conséquent de descendance légitime, car certains textes feraient mention d’un fils issu d’une liaison de passage.

C’est donc à sa sœur, Guillemette Le Pelé épouse de Jean de Vittel, que revint le titre. De cette union naquit Antoinette de Vittel, mariée dès 1516 à Pierre de Provins qui, homme d’ambition, s’autoproclama impunément seigneur de Rosières et s’annexa par la même occasion la seigneurie de Laines Bourreuses.

En 1521, le château subit une modification car François alors roi de France déclare la seigneurie franc-alleu avec droit de haute et basse justice et établissement d’un pont-levis levant et baissant avec chaînes de fer.

C’est en 1547, à la mort de son père qu’Antoinette et Pierre de Provins, ancien maire de Troyes, devinrent seigneurs à leur tour et c’est de par leur fille Louise que le titre tomba dans les mains de la famille de Petremol. Cette dernière était l’épouse d’Antoine de Pétremol.

Leurs enfants n’eurent pas tous le droit à la succession, seuls trois d’entre eux, Antoine II, maître d’hôtel du duc d’Alençon, frère du roi, Adrien, trésorier de l’extraordinaire des Guerres, qui devint intendant et contrôleur général des finances en Champagne et Margueritte, femme d’Antoine de Bourbel, seigneur des « Gareaux » se partagèrent les terres à la mort de leurs parents.

Adrien mourut seul seigneur et sans descendance. C’est à son frère, Antoine deuxième du nom alors lieutenant du grand maître de l’Artillerie de France, qui lui avait revendu sa part quelques années plus tôt, que revint alors la succession.

On assiste alors à la première vente des seigneuries de Rosières et Laines Bourreuses car Antoine II, vivant à Chalons du fait de son titre de président de la chambre des comptes, consent à vendre une nouvelle fois la seigneurie aux héritières de sa femme, Charlotte Hennequin.

Ce furent donc Henriette Hennequin, encore mineure à l’époque et sa sœur Geneviève qui reprirent la seigneurie. Elles se marièrent respectivement à Pierre Poncher, Maître des comptes et Maximilien « Dabotz », écuyer.

Pierre Poncher, devenu alors seul seigneur par arrangement avec sa belle-sœur, Geneviève, vendit ses terres le à Vincent Le Marguenat, époux de Nicole de la Ferté.

À la mort de ce dernier, en 1647, s’ensuivit une histoire de gros sous qui, trouble, ne put vraiment donner de possesseur du domaine de Rosières et Laines Bourreuses. Louis Nivelle le fut un temps mais non légalement. Il fut l’objet de nombreuses procédures judiciaires.

Les poursuites étant longues et le domaine judiciaire s’empêtrant dans un marasme de paperasserie, Louis Nivelle put finir sa vie dans le château de Rosières sans que personne l’en déloge.

C’est donc officiellement et légalement, en 1656, le très exactement, un an après la mort de Louis Nivelle que le domaine trouve un nouveau propriétaire en la personne de Samuel Guichon receveur général des rentes de la ville de Paris.

L’ère des Guichon à Rosières sera une période faste pour le village car ce dernier connaîtra alors un important goût pour les fêtes et les distractions des gens de la cour du roi. Ainsi se succédèrent au château diverses personnalités bien connues comme, Boileau, Voiture, les frères Perrault et le fils de Jean de La Fontaine, ainsi que ce dernier, qui y demeura et y travailla par la suite. Le lieu était réputé pour ses distractions et son calme si bien que Charles Perrault ne put s’empêcher d’écrire une épître sur la chasse à Rosières.

Guichon fit par la suite de nombreux achats de terres et annexa à son domaine les terres de Viélaines et d’autres terres encore.

C’est le que le partage de la succession de Samuel Guichon fut fait entre ses trois enfants.

En 1718, le village de Laines Bourreuses n’existe plus que sur les papiers, on parla dès lors du village de Rosières.

Le domaine resta au sein de la famille Guichon jusqu’en 1733, date à laquelle Anne Guichon, dernière héritière de Samuel, céda l’ensemble des terres que constituaient Rosières, Laines Bourreuses et Viélaines, à Pierre Puget, seigneur de la Marche, grand bailli de Troyes.

Il vendit à son tour à Claude Raphaël Dufour en 1749, qui fut officier chez le roi, mais ce dernier fut le premier d’une longue série de propriétaires en peu de temps, du fait de la dure période financière et ce que certains appelleront la valse des propriétaires, prit fin en 1766 quand Louis-Nicolas Berthelin que l’on surnomma « Berthelin de Rosières » entra dans le domaine, en tant que nouveau propriétaire. Ce dernier en fera don à son fils en 1786, mais avec réserve d’usufruit.