Rumilly-lès-Vaudes est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est. Géographie

Le sous-sol de Rumilly daterait du néocomien, bas étage du crétacé. Dans l’ancien lit de la Seine on trouve sable et graviers. Les argiles, présentes au-delà de la place du Turot renferment entre autres des pierres de lumachelle qui ont notamment servi à la construction du Manoir des Tourelles et de l’église Saint-Martin.

Hydrographie La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Fossé Berthault, la Marve, l'Hozain, le ru d'Erlant, le canal 01 de la commune de Rumilly-les-Vaudes, le canal 01 de Villeneuve-sous-Vérien, le canal 02 de la commune de Rumilly-les-Vaudes, le Fossé 01 de la Rocatelle, le Fossé 01 de Saint-Jacques, le Fossé 02 de la commune de Rumilly-les-Vaudes, l'Hozain, le ru de la Fontaine Paisseaux, le ru de Verien, le ruisseau des Louvières, le ruisseau des Louvières et divers autres petits cours d'eau..

Le fossé Berthault, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans l'Hozain à Saint-Thibault, après avoir traversé .

La Marve, d'une longueur de , prend sa source dans la commune d'Arthonnay et se jette dans l'Hozain à Lantages, après avoir traversé .

L'Hozain, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Lantages et se jette dans la Seine à Bréviandes, après avoir traversé .

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Rumilly-lès-VaudesLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Huit plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le plan d'eau 1 de la commune de Rumilly-lès-Vaudes (), le plan d'eau 3 de la commune de Rumilly-lès-Vaudes (), le plan d'eau 4 de la commune de Rumilly-lès-Vaudes (), le plan d'eau 6 de la commune de Rumilly-lès-Vaudes (), le plan d'eau 7 de la commune de Rumilly-lès-Vaudes (), les étangs de la Rocatelle, d'une superficie totale de ( sur la commune), les Trous à Grève () et l'étang du Haut Tuilot ()..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mesnil-Saint-Père à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Rumilly-lès-Vaudes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (68,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (68,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (65,2 %), terres arables (18,4 %), prairies (6 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (4,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,1 %), zones urbanisées (1,5 %), zones agricoles hétérogènes (1,5 %), mines, décharges et chantiers (0,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

L'étymologie est la même que pour Romilly, dérivant du latin Romiliacus formé sur le nom de personne latin (porté par un Gaulois) RomiliusAlbert Dauzat et Charles Rostaing, 1979, .Louis Le Clert, Étude historique sur Romilly-sur-Seine, éditions du Bastion , suivi du suffixe gallo-roman *-ACU, issu du gaulois *-ako.

Il existait comme écarts : Au-De-là-le-RuptIci le rupt est Vérien, lieu-dit aussi nommé Villeneuve-sur ou sous Vérien par Courtalon in TOpo. hist., III, 110., les Bocages, le Bochot, le Bois-du-Roi, le Bois-l'Abbé, les Boulins, Bréviande, la Butte, Châtillon, Chaussepierre, Cinq-Chêne, la fontaine Claude-Masson, Courgelaine, Courtin-de-la-Grange, la Croix-Blanche, la Croix-du-Caron, le rû d'Eclan, d'Erland et de l'Étang, l'Écluse, l'Ermitage, la fontaine Frémy, Fréson, la Gravière, la Haie de l'Orme de Guiller des Buissonneaux, le Haut-Tuilot, le Long-du-Bois, la Maison-Guillemart, Montmaur, la Motte, les moulins du bas et du haut, le Poil, le Pont-Roussel, la Rocatelle, Saint-Thomas, la Séquenterie, la Taillanderie, le Truffot, Villeneuve-sous-Verrien sur le cadastre de 1836.

Histoire En 1789, le village dépendait de l'intendance et de la généralité de Châlons-sur-Marne, de l'élection de Troyes et d'un bailliage particulier relevant de celui de Troyes. Chronologie succincte 1104 – Le comte de Champagne fait don de sa terre de Rumilly à l’abbaye de Molesme. 1250 – L’abbé de Molesme abandonne au comte de Champagne, la moitié de ses droits sur la terre et les bois de Rumilly en échange de la garde de la seconde moitié du domaine. 1284 - Édification d'une place forte qui deviendra plus tard le manoir des Tourelles au . 1308 – Pour le différencier des autres Rumilly, Remilly… le village prend le nom de Rumilly-lez-Vaudes (à côté de Vaudes.) 1493 – Jacques Colet obtient à Rome une bulle d’indulgences pour la réparation et la conservation de l’église (ancienne). 1527 – Première pierre de l’église nouvelle. 1532 – Le Manoir de Pierre Pion est « tout neuf ». 1549 – Consécration de l’église Saint-Martin. 1739 – Un orage abat le campanile du transept. 1798 (an VI) – L’incendie ravage la toiture de l’église. 1840 - L'église Saint-Martin est classée Monument Historique. 1844 – Réception de la mairie-école, à côté de l’église. 1850 – La commune gagne le procès qu’elle a intenté contre l’État, au sujet des droits d’affouages en forêt. 1902 – Le manoir est acquis par la commune qui en fait sa mairie et l’école des garçons. 1903 - Le manoir est classé Monument Historique. 1925 – L’électricité à Rumilly. 1954 – Translation du cimetière, des abords de l’église à l’embranchement de la route de Saint-Parres et de celle de Vaudes. 1957 – Les enfants entrent dans le groupe scolaire nouvellement construit. 1966 – L’eau coule au robinet. 1978 – Ouverture du logement foyer du Vaudois. 1979 – Approbation du plan d'occupation des sols (POS). 1988 – Recherche de pétrole en forêt. 1984-1991 – Opposition à la décharge Chazelle en limite de forêt. 2002 – Premières plaques (et numéros) de rues. Les Templiers Hameau de Chaussepierre qui avait quinze feux en 1290auguste Longnon, Documents, I, . ; c'était un arrière-ban d'Aumont et relevait des sires de Chappes. Il fut engagé en 1247 aux Templiers. Il appartenait aux Chamblin au , à la famille de Vitel aux avant d'arriver aux Coqueley au .

Démographie

Pyramide des âges

Le logement

Politique et administration

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Administration municipale Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Rumilly-lès-Vaudes, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 500 et , le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15..

Une seule liste, menée par Daniel Ninino, maire sortante., est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 54,74 %.. Brigitte Girard est réélue maire pour un troisième mandat le , lors de la séance d'installation du conseil municipal.La liste officielle des maires du département de l'Aube en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.. Liste des maires

Budget et fiscalité

Économie La commune de Rumilly vit principalement de l’agriculture et de la forêt avec pour compléments commerces et artisans. Quelques fermes dont l’une produit encore du lait (pour le fromage dit « de Chaource »). S’y ajoutent : un jardin pour cueillette individuelle et une basse-cour de produits locaux (volailles-porcs). Deux scieries qui exploitent le bois de la forêt. Les habitants y jouissent du droit d’affouage.

Lieux et monuments La forêt de Rumilly où la communauté avait droit de ramasser le bois mort et mort-bois, d'y venir chercher le bois de charpente pour leurs maisons avec congés des officiers ; le pâturage pour quatre vaches et quatre cochonsDéclaration faite par les habitants en 1634.. Le Manoir des Tourelles

Édifié en 1284, c'est d'abord une demeure fortifiée, comme en témoignent les quatre tourelles d’angle percées de canonnières, proche de la « grange aux dîmes, elle fut résidence administrative des représentants du roi de France, gérant le domaine, en son nom et en celui de l’abbé de Molesme, tous deux seigneurs sur la terre de Rumilly.