C/2012 S1 (ISON) est une comète rasante découverte en et qui s'est désintégrée fin au terme de son approche du Soleil.
À partir d'observations effectuées par le télescope spatial Swift en , on calcula que le noyau d'ISON était d'un diamètre d'environ cinq kilomètres, réduit à deux kilomètres par des estimations ultérieures, puis moins de un kilomètre de diamètre à partir des observations de la caméra HiRISE de MRO en orbite martienne. Dans la nuit du 13 au , Emmanuel Jehin et Cyrielle Opitom, de l'Université de Liège, en Belgique, observaient une augmentation de l'activité de la comète d'un grâce au télescope Trappist, basé à l'observatoire de La Silla, au Chili. La comète a pu être observée avec des jumelles et à l'œil nu le . D'abord incertaine, sa désintégration a été confirmée dans les tout premiers jours de décembre.
Découverte vignette|gauche|La comète ISON le 10 avril 2013
La comète a été découverte le par Vitali Nevski et Artiom Novitchonok à l'aide d'un télescope de quarante centimètres de l (ISON) près de Kislovodsk en Russie. Des images de la comète réalisées par le le et par Pan-STARRS le ont rapidement été retrouvées. De nouvelles observations ont été réalisées le par une équipe de l'observatoire Remanzacco en Italie avec le réseau iTelescope. La découverte fut annoncée le par le .
Orbite vignette|centre|Position orbitale de la comète ISON le après son périhélie.
Elle a atteint son périhélie (point le plus proche du Soleil) le à une distance d'environ ( ou 2,6 rayons solaires) du centre du Soleil. Le rayon solaire étant de , cela signifie que la comète est passée approximativement à (soit 1,6 rayon solaire) de la surface du Soleil.
Son orbite presque parabolique suggère qu'elle pourrait être directement issue du nuage d'Oort et n'être jamais entrée dans le Système solaire interne auparavant. La comète est passée à environ () de Mars le . Le jeudi , lors de son périhélie, elle passa à de kilomètres du Soleil. La majorité des spécialistes avaient estimé qu'il était probable que la comète se désintègre lors de son passage à proximité du Soleil. Malgré le fait que la situation était très incertaine les premiers jours ayant suivi le périhélie, les images des jours suivants semblent indiquer que la comète n'existerait plusComet ISON Is No More, NASA Says, NPR, 3 décembre 2013.. Selon certaines estimations, la comète se serait désintégrée peu de temps avant son périhélie, sans qu'il soit pour autant encore possible de dire si la tache brillante visible continuant sur l'orbite de la comète après son approche était constituée simplement de débris ou si un petit noyau issu de l'objet d'origine était toujours là. Quoi qu'il en soit, les images des tout premiers jours de décembre (1-) semblent indiquer qu'il n'existe plus aujourd'hui de la comète qu'un nuage de poussière et qu'il est de plus en plus improbable qu'il demeure des morceaux du noyau de la comète.
Certains éléments orbitaux de la comète ISON sont similaires à ceux de la Grande comète de 1680 et les deux astres pourraient être deux fragments d'un même corps parent.
Luminosité droite|vignette|La comète ISON, la Terre, Mercure et le Soleil (image SECCHI du ). Au moment de sa découverte, la magnitude apparente de la comète était d'environ 18,8, bien trop faible pour être visible à l'œil nu mais suffisante pour qu'elle soit repérée par de gros télescopes amateurs. Sa luminosité augmente progressivement au fur et à mesure qu'elle approche du Soleil, atteignant déjà par exemple 16,3 en spaceweather.com Consulté le 18 janvier 2013.. Elle a commencé à être visible à l'aide de télescopes amateurs au mois d'. Elle aurait dû passer au plus près le à environ de kilomètres de la Terre ; si elle ne s'était pas désintégrée, la période de visibilité se serait étendue jusqu'au milieu du mois de , et les observateurs de l'hémisphère nord auraient été particulièrement bien placés pour l'observer à la fin du mois de .
Lorsque la comète atteint son périhélie le , elle est à moins de 1° du Soleil rendant son observation difficile du fait de l'éclat du Soleil. La comète aurait pu devenir ensuite extrêmement brillante si elle était resté intacte et peut-être atteindre une magnitude négative. Le magazine britannique estimait même qu'elle pourrait brièvement être plus brillante que la pleine Lune. Il est cependant difficile de prédire la luminosité d'une comète, surtout quand celle-ci passe aussi près du Soleil : les forces de marée pourraient entraîner sa dislocation ou, à l'inverse, l'effet de contre-jour pourrait augmenter sa luminosité. Les comètes C/1973 E1 (Kohoutek) et ont en ce domaine été décevantes.
Toutefois, si la comète ISON avait survécu, elle aurait pu ressembler à la C/2006 P1 (McNaught), à C/1680 V1 (la grande comète de 1680) ou à C/2011 W3 (Lovejoy) (à titre de comparaison, la comète la plus brillante depuis 1910 a été la comète Ikeya–Seki en 1965, avec une magnitude de -10). De nombreux médias l'avaient d'ailleurs déjà annoncée comme la .
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes C/2011 L4 (PANSTARRS) – comète visible à l’œil nu en . Événements astronomiques en 2013
Liens externes La comète ISON : que l'observation commence ! sur le blog Splendeurs du ciel profond de l'astronome Laurent Ferrero JPL Small-Body Database Browser, Applet Java interactif montrant les orbites de la comète ISON et des planètes du système solaire Éléments orbitaux et éphémérides pour C/2012 S1 (ISON), sur le site du Centre des planètes mineures C/2012 S1 (ISON) – Information sur le site de l'astronome Seiichi Yoshida C/2012 S1 (ISON) – Informations sur le site de l'astronome Gary W. Kronk Comet C/2012 S1 (ISON), Blog de l'observatoire Remanzacco Images en accéléré de la comète ISON et de l'astéroïde 4417 Lecar réalisées le par Erik Bryssinck
Ison Ison Catégorie:Novembre 2013