Friedrich von Payer (né le à Tübingen - mort le à Stuttgart) est un homme politique allemand appartenant à plusieurs partis dont le DDP. Le poste le plus important occupé par von Payer est celui de vice-chancelier dans le gouvernement Hertling.

Toutefois, il a exercé une longue carrière de député, agissant selon sa maxime : Cité dans : Günther Bradler, Friedrich Payer, 1847-1931: autobiographische Aufzeichnungen und Dokumente, Kümmerle, 1974, p.229..

Biographie Jeunesse et études Friedrich Payer descend d'une famille de maîtres relieurs ancrée au sein de l'université de Tübingen et faisant partie de ce que l'on appelait alors les Universitätsbüger Günther Bradler, op. cit., p.30.. Son grand-père Johann Friedrich von Payer était appariteur à l'université de la ville.

Après avoir fréquenté le séminaire évangélique de Blaubeuren où il obtient son baccalauréat parallèlement à sa formation théologique, von Payer commence ses études de droit à l'université de Tübingen en 1865. Il est alors membre de la . En 1871, il s'installe comme avocat à Stuttgart et y exerce également comme notaire à partir de 1899. Pendant plusieurs années, il préside la chambre des avocats du Wurtemberg. Le , il épouse Alwine Schöninger, la fille d'un fabricant de Stuttgart. Le couple aura deux enfants : Friedrich Adolf né en 1877 et Ella née en 1879 Günther Bradler, op. cit., p.21..

Responsabilités politiques Payer appartient depuis longtemps au DVP dans le royaume de Wurtemberg. En 1907, il soutient la formation du bloc Bülow, la coalition formée pour les élections au Reichstag de 1907. Il est anobli en 1906 en obtenant la croix de l'Ordre de la Couronne de Wurtemberg. Après la chute de la coalition Bülow en 1909, il s'attelle à la création du FVP l'année suivante. Son parti d'origine, le DVP, se transforme en fédération régionale. En 1918, il fait partie des fondateurs du DDP.

De 1892 à 1896, Friedrich Payer est membre du conseil municipal de Stuttgart. Dans le même temps, à partir de 1893 jusqu'en 1912, il est membre de la chambre des députés du Wurtemberg et en est même le président de 1895 à 1912. De 1877 à 1878, puis de 1880 à 1887 et de 1890 à 1918, il est député au Reichstag. Il représente alors la circonscription Wurtemberg 6 (Reutlingen, Tübingen, Rottenburg) et appartient au groupe parlementaire du Parti populaire allemand Specht, Fritz / Schwabe, Paul, Die Reichstagswahlen von 1867 bis 1903. Eine Statistik der Reichstagswahlen nebst den Programmen der Parteien und einem Verzeichnis der gewählten Abgeordneten. , Berlin, Verlag Carl Heymann, 1904, p.239f. Voir aussi : Reibel, Carl-Wilhelm, Handbuch der Reichstagswahlen 1890-1918. Bündnisse, Ergebnisse, Kandidaten. Zweiter Halbband. Düsseldorf, Droste Verlag, 2007, p.1221-1224 (Handbücher zur Geschichte des Parlamentarismus und der politischen Parteien. Volume 15).

Payer défend alors le maintien et le développement du pouvoir parlementaire. Il combat alors avec détermination la politique intérieure de Bismarck, en particulier le Septennat qui fixe le budget de l'armée pour sept ans. Pendant la Première Guerre mondiale, il est chef du groupe parlementaire du Parti progressiste et défend la politique du chancelier Theobald von Bethmann Hollweg. Payer veut alors une démocratisation de l'empire et de la constitution prussienne et milite pour une paix négociée avec les puissances de l'ouest : Cité dans : Heiko Bollmeyer, Der steinige Weg zur Demokratie: Die Weimarer Nationalversammlung zwischen Kaiserreich und Republik, Campus Verlag, 2007, p.76.. Après le retrait de Bethmann Hollweg, Payer est attaqué en tant que vice-chancelier dans le Cabinet von Hertling de manière agressive par l'Oberste Heeresleitung.

Fin de carrière vignette|upright|Max von Baden suivi par Friedrich von Payer, 1918 En 1918, Payer est missionné par l'empereur Guillaume II pour élaborer une liste pour le nouveau gouvernement. Le , il refuse la proposition qu'on lui fait de devenir chancelier. L'empereur nomme alors Max von Baden à sa place.

Après la Première Guerre mondiale, il poursuit sa carrière de député au sein de l'Assemblée nationale de Weimar où il dirige le groupe du DDP jusqu'au . Contrairement à la majorité de son parti, il vote pour le traité de Versailles le Michael Dreyer, Oliver Lembcke, Die deutsche Diskussion um die Kriegsschuldfrage 1918/19, Duncker & Humblot, 1993, p.161..

Il se retire de la vie politique en 1920 Theodor Binder, Leopold Ziegler, Briefe und Dokumente, Königshausen & Neumann, 2005, p.129..

Bibliographie Günther Bradler, Politische Unterhaltungen Friedrich Payers mit Theodor Heuss. Ein Fund aus dem Hauptstaatsarchiv Stuttgart, dans : Zeitschrift für Württembergische Landesgeschichte (ZWLG), Année 1973, p.161-192. Günther Bradler, Friedrich Payer. Autobiographische Aufzeichnungen und Dokumente, Göppingen 1974. Reinhold A. Helmut Franz, Das Problem der konstitutionellen Parlamentarisierung bei Conrad Haußmann und Friedrich von Payer, Göppingen 1977. Friedrich Payer zum Gedenken, Reutlingen 1997. Liens externes

Références

Catégorie:Député du Reichstag (Empire allemand) Catégorie:Membre de l'assemblée nationale de Weimar Catégorie:Membre de la Chambre des députés de Wurtemberg Catégorie:Personnalité du Parti populaire allemand (Empire allemand) Catégorie:Personnalité du Parti populaire démocratique (Allemagne) Catégorie:Personnalité du Parti populaire progressiste Catégorie:Personnalité du Parti démocrate allemand Catégorie:Étudiant de l'université de Tübingen Catégorie:Commandeur de l'ordre de la Couronne de Wurtemberg Catégorie:Naissance en juin 1847 Catégorie:Naissance à Tübingen Catégorie:Naissance dans le royaume de Wurtemberg Catégorie:Décès en juillet 1931 Catégorie:Décès à Stuttgart Catégorie:Décès à 84 ans