vignette|Plaque commémorative au musée des Transmissions, forteresse du Mont-Valérien. Les fusillés du Mont-Valérien sont plus d'un millier d'otages et de résistants fusillés par l'occupant allemand dans la forteresse du Mont-Valérien au cours de la Seconde Guerre mondiale..

Monuments Un monument, le mémorial de la France combattante, érigé en l'hommage de tous les morts de la Seconde Guerre mondiale, inauguré par le général de Gaulle le , se trouve en dehors de la forteresse, adossé à son mur d'enceinte au sud.

Par ailleurs, une cloche mémorielle sur laquelle sont gravés le millier de noms des fusillés se trouve au sein de la forteresse du Mont-Valérien., face à la chapelle désacralisée où les condamnés étaient enfermés le jour de leur exécution. Le Monument à la mémoire des résistants et otages fusillés au Mont-Valérien entre 1941 et 1944, inauguré le 20 septembre 2003, est une œuvre d'art contemporain réalisée par Pascal Convert. Sur ce monument figurent les noms des 1 008 fusillés officiellement identifiés par les recherches de Serge Klarsfeld et Léon Tsévéry.

Liste des fusillés

En 2024, il est recensé durant la période de l'Occupation. Les corps sont pour la plupart dirigés vers le cimetière parisien d'Ivry, certains vers celui de Puteaux. En 1943, la préfecture de Police demande à les ensevelir anonymement et sans registre de leur localisation, mais les agents tiennent un registre clandestin qui permet de retrouver les sépultures après la Libération. 1941 156 fusillés : : Gérardus Beks, de nationalité néerlandaise, victime de la répression allemande non mort pour la France (le motif pour lequel il a été exécuté n'est pas connu). : Raymond Justice, Alfred Ottino, Jean-Louis Rapinat et André Sigonney. : Jean Baillet. : Maurice Barlier, Jan Doornik et Honoré d'Estienne d'Orves. : Jean-Constant Bourgeois. : Eugène Anjubault, Edmond Brucker et Jean Meichler. : Henri (Aron) Bekerman, Isaïe Bernheim, Léon [Lucien] Blum, Jules Bonnin, Lucien Clément, Albert Gokelaere, René Joly, David Liberman, Lucien Matheron et Chiel (dit Henryk) Opal. : Raymond Gandon et Éric Texier. : René Anjolvy, Pierre Guignois, Antoine Hajje, François Herpin, Daniel Loubier, Victor Marchal, Adrien Nain, Maurice Peureux, Roger Peyrat, Georges Pitard et Michel Rolnikas ; ainsi que Georges Masset (accusé pour faits de droit commun, ne figure pas dans la base de données)Il figure malgré tout parmi les douze fusillés mentionnés sur l'avis publié par l'occupant et signé par von Stülpnagel ce 20 septembre 1941. (voir le fac-similé de l'affiche sur le lien externe concernant Georges Pitard.). : Hermann Kalcsick alias Henri Dorian-Hartung alias Hermann Hartung alias Henry Hartung-Dorian. : Romuald Devigne et Mohamed Moali. : Sylvain Tribouillois. : Jean Sinquin. : René Baudet. : cinq otages en représailles après la mort de Karl Hotz : Hubert Caldecott, Marcel Hévin, Philippe Labrousse, André Ribourdouille et Victor Saunier. : Bernard Anquetil, Roger Bonnand, Paul Grossin, ainsi que deux membres du réseau Hector : Alfred Henry et Paul Keller. : Roger François. : Auguste Couturier et Pierre Viallet. : Marc Desserée, Henri Schmitt, Ernest Seigneuret et Karl Sundstedt. : Henri Schaerrer. : Roger Pioux. : Albert Antoine, Joseph Brunet, Louis Buchmann, Hubert Louis et Marcel Priou. : onze membres du groupe « Élie » rattaché au réseau CND Castille : Georges [Édouard] Bernard, Robert Busillet, Louis-Jean Élie, René Gourvennec, Roger Groizeleau, Albert Muller, Roger Ogor, Joseph Prigent, François Quéméner, Louis Stephan et Joseph Thoraval. : soixante-neuf otages (dont cinquante-trois Juifs, parmi lesquels quarante-quatre ont été extraits du camp de Drancy) : Jankiel Ackermann, Perec (Paul) Ackermann, Nysyme Alterlejb, Paul Andreitchouk, Henri Bannetel, Roger Berne, Julien Berthier, Gabriel Bigot, Mordko Blat, Marcel Boczar, Pierre Boisson, Albert Borenheim, Serge Boulle, Icek Bratsztajn (victime de la répression allemande non mort pour la France), Élie Britan, Israël Bursztyn, Wolf Bursztyn, Huna Caisman, François Carcedo, Victor Courtout, Francis Créno, Jean-Marie Damichel, Israël Eszenbaum, Beirel Feiler, Froïm (dit Ferdinand) Feldman, Jacob Feldman, Marcel Fezandelle, Fabius Finkielman, Bernard Fischel, Jacob Flamm, Josef Chaskiel Fridman, Nathan Fuks, Igor Goldfarb, Israël Goldstein, Asrail (Israël) Gourevitch, Isaac (dit Jack) Gourevitch, Isaac (dit Jacques) Grinbaum, Joseph Grinblat, Chil Grinoch, Moïse Heller dit Maurice Geller, Israël Itzkowitch, Israël Jakubowiez, Noech Kalwarja, Ichook (dit Jacques) Klajnfinger, Szama Knapajs, Szmul (Samuel) Koremblum alias Kernblum, Eugène [Marie] Le Corre, Serge Makaroff, Israël Mardfeld, Hirch Mejerowicz, Mayer Mlynarz, Simon Nadel, Daniel Perdrigé, Gabriel Péri, Henri Prou, Désiré Pucet, Élie Salomon, Hermann Schipke, Jean [Albert] Seligmann, Moritz Singer, Nachim Sperling, Aron Szcypior, Alexandre Turpault, Charles Weinberg, Alje Zajdorf, Meir Zauberman, Samuel Zembrowski dit Zombtovski, Beriek (ou Perel) Zlotykamien et Élie Zysman. : Robert Pesant. : Jacques Jeunon. : Henri Jahier, Auguste Lemaire et Rudof Zeiler. : Maurice Robert, membre du réseau CND Castille. : Mahamed Bounaceur. : Jean Hugot, Carlo Pozzi et Fernand Zemmour.

1942 441 fusillés : : Émile Chrétien, Gaston Dourdin, Pierre [Marie] Le Corre, Marcel Pointet et Pierre Prual. : Lucien Sones. : Lucien Gourlot. : Albert [Joseph] André (dit Alfred Mayer), Auguste Chaussin, Essaïd ben Mohand Haddad, Charles Heinry et Lucien Travers. : Georges Carbonnier, Herman Chaït, Albert Dhalenne, Pierre Fillol et Lucien Michard. : Henri [Paul] Bourbon et Léon Guezet. : Louis [Maurice] Blaise et Salomon (dit Louis) Calmanovic. : cinq membres de l'éphémère groupe « France Libre » : Marcel Llabourt (dit Marius), Lucien Noël, Henri Palmier, René Palmier, René Rivart, ainsi que Amar Zerboudi (orthographié improprement Zebboudi). : Jean-Marie Le Corre. : Claude Betsch (dit Jean Veillon) du réseau Kléber. : Étienne Duban, Pierre Fallet, Simon Guitlevitch, Alphonse Jouis, Albert Khabynski et Georges Trudin. : deux résistants de Saint-Michel-en-l'Herm : Alphonse Gouraud et Fernand Neau pour avoir tenté de faire évader des aviateurs britanniques. : Henri Perrette et Joseph Wolfrom (accusé de meurtre, non mort pour la France). : Robert Alcoulombré, André Bloch, André Durand et Roger Yabbès. : Lucien Selva et Albert Transler du réseau Brutus. : Abel Bouyer, Émile Gaget et Henri Potelette. : Henri Adam (pseudonyme dans la Résistance : William, Charles) et Eugène Lumeau. : Roger Laus. : treize Juifs internés au camp de Drancy : Szmul Balbin, Abraham Gärtner, Léon Jolles, Josef Kape, Max Kawer, Mordka Korzuch, Towja Lipka, Samuel Marhaim, Aron Miller, Jankiel Minsky, Israël Rubin, Lejbus Wajnberg et Israël Wirtheim, ainsi que trois militants communistes : Henri Ayrald, Jacques Potel et Honoré Sohier. : sept membres du réseau du musée de l'Homme : Jules Andrieu, Georges Ithier-Lavergneau, Anatole Lewitsky, Léon-Maurice Nordmann, René Sénéchal, Boris Vildé et Pierre Walter. : Maurice Hammel et Jacques [Pierre] Nicolaï. : trois résistants du groupe de résistance « Légion des cadets de France » : Jean-Claude Chabanne, Jacques [André] Tête et Pierre Vogler. : Mohammed Aït Abderrahmane, victime de la répression allemande non mort pour la France. : Symcha Frydman, Jean Gille et Maurice Gunsbourg. : les sept condamnés à mort du procès du palais Bourbon : Tony Bloncourt, Roger Hanlet, Pierre Milan, Robert Peltier, Acher Semahya, Christian Rizo et Fernand Zalkinow, ainsi que Jean Landureau et Maurice Leclerc. : Albert Petit. : Joseph Chastellier, victime de la répression allemande non mort pour la France. : sept résistants : Henri Debray et Raymond Gourdain des Forces françaises de l'intérieur (FFI) ; Stéphane Étienne, Fernand Fenzy, Jacques Kellner, Roger Raven et Georges Paulin (membres du réseau Alibi). : dix-sept otages : Ziskind (Jacques) Arbiser, Menachem Banach (victime de la répression allemande non mort pour la France), René Carpentier, Aristide Corre, Paul Decagny, Lucien Frémont (membre du réseau action « M »), Markus Gmach, Maurice Guérin, Daniel Ilzicer, Arnost Klein (victime de la répression allemande non mort pour la France), Paul Lambard (membre des réseaux Hector et Saint-Jacques), Benjamin Liberman, Raymond Noël, Joseph Rabinowicz (ou Rabinowitsh), René Sahors (résistant des FFI, responsable national de l’ARAC clandestine), Raymond Souilliart et Clément Toulza. : Dominique Rotelli. : quatre résistants du groupe Morpain (réseau « L'Heure H ») : René Brunel, Jean Morpain (pseudonyme Lemaître Paul D Jardin), Georges Piat (pseudonyme Franklin) et Robert Roux, ainsi que René Caron et Émile Molet. : Albert Alavoine, Daniel Baron, Daniel Becker, Roger Bouchacour, André Chabenet, Edmond Dubuis, Auguste Féré, Georges Hany, Célestin Hébert, Georges Lacaud, Jean [Baptiste] Lebon, Paul Lescop, Léon Muller, Félix Pozzi et Maurice [Charles] Wagner. : trois résistants du Front National de lutte pour la libération et l'indépendance de la France : Roger Larue, Camille Risser et Jean Stephan, ainsi que Pierre Nève, André Nicolas et Alfred Vetter. : vingt des vingt-trois condamnés à mort lors du procès de la Maison de la Chimie : André Aubouet, Marcel Bertone, Marcel Bourdarias, Mario Buzzi, Louis Coquillet, Alfred Cougnon, Jean Garreau, Spartaco Guisco, Yves Kermen, Léon Landsoght, Bernard Laurent, Pierre Leblois, Louis Marchandise, Jean Quarré, Riccardo Rohregger, Carlo Schönhaar, Pierre Tirot, Maurice Touati, Pierre Tourette et René Toyer. : Maurice Pelletier. : Marcel Burger. : Antoine Bruneau, Roland Duru, Olivier Guinet, Auguste Jean, Stanislaw Lisiecki, Robert Poing et Moszek Rotzach. : Pierre Grenier. : Félix Collet. : Henri Alleaume. : Daniel Godderidge. : Marcel Aupée, Georges Bertout, François Colomer, Pierre Pilot et Paul-Henry Thilloy. : Pierre Butin du groupe de résistance « Légion des cadets de France », Jean Corbier, Pierre Corniou, Gustave Couture, René Declé, Marceau Deschamps, Henri Le Bacquer, Robert Pierrain et Jean Thiébaud. : six otages juifs : Isaac Bajtel et Chaïm Brudarz (victimes de la répression allemande non morts pour la France), Rubin Cukier, Abraham Koubchik, David Ohayon et Bernard Reisnick. : Jean-Pierre David, ainsi que deux des vingt-trois condamnés à mort lors du procès de la Maison de la Chimie : Camille Drouvot et Raymond Tardif. : cinq otages juifs : Isidore Glueck, Motel Karpensztejn, Samuel Lewin, Pejsak (dit Paul) Libermann et Lejbus (Léon) Rozenwasser. : Jean-Claude Bauer, Édouard Bidaud, Roger Bru, Georges Dudach, Marcel Engros, Claude Gaulué, Albert [Marie] Hervé, André Pican, Georges Politzer et Jacques Solomon. : Lucien Beysson et Lucien Riff du réseau du musée de l'Homme, ainsi que Marcel Vieubant. : Félix Cadras, Arthur Dallidet, Daniel Decourdemanche dit Jacques Decour et Louis Salomon (pseudonyme Louis Weiller). : trois résistants des réseaux de renseignement « Georges-France » et du musée de l'Homme : Jean Le Dantec , Henri Lehmann et André Taurin. : Henri Daikhowski, résistant du Front National de lutte pour la libération et l'indépendance de la France. : Marcel Davau. : Louis Bretaudeau, résistant du réseau Jade Fitzroy. : Armand Amiot, Adrien Roelandt et Georges Tondelier (dernier à être fusillé parmi les vingt-trois hommes condamnés à mort lors du procès de la Maison de la Chimie. : Victor Bévillard et Gabriel Laumain. : Gaston Isquin. : Eugène Demange. : Jorge Perearnau Pareto. : Maurice Laisney. : Marcel [Henri] François. : Marceau Adam, André Brenner, Robert Girardot (résistant du Front National de lutte pour la libération et l'indépendance de la France), Fernand Haudecœur et René Poisson. : Armand Parnageon. : Joseph Borgne (improprement orthographié Le Borgne), membre du réseau Johny.