Fréchencourt est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie Localisation Fréchencourt est un village picard de l'Amiénois.

À vol d'oiseauDu centre du chef-lieu de la commune., la localité est située à au nord-ouest de Corbie, au sud-est de Villers-Bocage, au nord-est d'Amiens, au sud-ouest d'Albert et à au sud-ouest d'Arras.

Géologie et relief La rive gauche de l'Hallue voit affleurer des terrains calcaires avec une pente assez forte, le point le plus haut est le Mont Télaine en haut du bois de Parmont. Sur la rive droite, la craie est recouverte d'une couche d'alluvions et de limons d'autant plus épaisse que l'on se rapproche de la vallée où le point le plus bas est situé au lieu-dit le Moulin Hanti à la limite du territoire de Querrieu.

Au nord de ce coteau-éperon, se trouve la vallée sèche dite vallée de Molliens, bordée au nord par le bois de Quesnoy. Au sud du village, la rivière et les sources ont entaillé profondément la craie au lieu-dit la Falize, auprès de laquelle s'étendent soixante-dix hectares de marais jusqu'à la limite du territoire de QuerrieuCassini : environs de Fréchencourt.

Hydrographie vignette|gauche|Le moulin et l'Hallue. La commune est située de part et d'autre de l'Hallue, un des affluents du fleuve côtier la Somme, et ses nombreux étangs et zones humides

Dans les marais de Fréchencourt, planté de peupleraies, un phénomène hydrologique particulier se manifeste que l'on appelle les « Puits tournants ». Ce sont en réalité des sources qui jaillissent, formant parfois un puits profond de plusieurs mètres. On compte mais seules une douzaine sont situées à plus de de profondeur. Jusqu'en 1935, date de forages pour l'adduction d'eau, ces sources provoquaient un tourbillon d'où le nom de puits tournants. La coloration bleutée n'est pas provoquée par la présence d'algues ni par une composition chimique. Le plus grand de ces puits est appelé l'« Abyme » il aurait de profondeur et un diamètre de ...

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de FréchencourtLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Glisy à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Fréchencourt est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (74,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68,5 %), forêts (26 %), zones agricoles hétérogènes (5 %), zones humides intérieures (0,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).Le village est construit à flanc de coteau, sur la rive droite de la rivière, dans la partie basse d'un coteau en forme d'éperon venant de Saint-Gratien, le long d’une rue unique, tracée à la perpendiculaire de la rivière. La structure urbaine est ordonnée par le château. Les maisons et les granges sont établies de part et d’autre de la rue, en retrait de bas-côtés enherbés. Malgré les destructions de la Première Guerre mondiale, le bâti et l’espace public sont d’une grande homogénéité..

Voies de communication et transports En 2019, la localité est desservie par les lignes d'autocars du réseau interurbain Trans'80 Hauts-de-France (ligne )..

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Freselcurt en 1164 ; Fercencurt en 1174 ; Fresencurt en 1176 ; Ferchancourt en 1186 ; Fresourt — Fresecort en 1181-1184 ; Fresecurt en 118. ; Ferchencourt en 1300 ; Fercheincort en 1301 ; Freschencourt en 1302 ; Frechencourt en 1302 ; Ferthencourt en 1311 ; Ferchencuria en 1322 ; Ferchencourt en 1300 ; Fressancourt en 1380 ; Brechancourt en 1567 ; Flesconcourt en 1579 ; Fresicourt en 1638 ; Ferencourt en 1648 ; Frechancour en 1733Jacques Garnier, Dictionnaire topographique de la Somme, t. 1, Paris / Amiens 1867 - 1878, p. 401 (lire en ligne sur DicoTopo) ..

Du nom propre germanique Fricco et cortem..

Histoire

Préhistoire

Fréchencourt était occupé dès l'époque néolithique : des outils néolithiques et un polissoir sont exposés au musée d’Amiens.

Époque moderne

À l'époque moderne, Fréchencourt était dotée d'une forteresse, place-forte des ligueurs pendant les Guerres de Religion, démantelé en 1595 et dont il subsiste un mur d'enceinte du .

Dénombrement de 1772 Le dénombrement de la terre et seigneurie de Fréchencourt, a été rendu par messire Pierre Adrien Honoré Dincourt à son suzerain , d'Ailly, duc de Chaulnes, vidame d'Amiens, le : Château chef-lieu, maison seigneuriale, cuisine pigeonnier, écurie, grand-porte, pressoir, grange et autres bâtiments, cour, jardin, plant et prés clôturés, fermé tant de murailles que de haies vives, contenant cinq journaux et tenant au domaine. un fort (démoli) au lieudit ces Catiches (trois journaux) le moulin à eau (bâti sur 3 trois quartiers) le bois du Quesnoy (66 journaux) le bois de Parmont (38 journaux) le domaine (183 journaux de terre) les prés (42 journaux)

Soit un total de 332 journaux (140 hectares).

Époque contemporaine

Guerre de 1870-1871 vignette|250px|Tombes de soldats français (à gauche) et allemands (à droite), dans le cimetière communal.

Pendant la Guerre franco-allemande de 1870, la commune était située dans la zone des combats de la bataille de l'Hallue, du 17 au : , au soir : Dans la soirée du , deux bataillons de mobiles recrutés dans l'arrondissement de Doullens, les départements de la Marne, Pas-de-Calais et Nord, entrent dans le village pour y cantonner. Les bataillons de la Somme et de la Marne, sont commandés par Huré (Somme) et Bouilly (Marne). Le baron de Bouard, commande le détachement. : le colonel de Bouard est victime d'un accident de voiture. Son bras cassé est opéré sur place. : la garnison s'augmente de soldats qui se replient de Saint-Gratien. Les provisions de bouche du village sont épuiséesHenri Daussy, La Ligne de la Somme pendant la campagne de 1870-1871, Paris, Dumaine éditeur, 1875 Lire sur Gallica. : Des combats ont lieu à Querrieu. Le colonel de Houard reçoit l'ordre de rejoindre Albert ; évadé de Metz, il risque d'être fusillé par les Prussiens. Dans le haut du village et le parc du château, les soldats du génie établissent des barrières avec des charrettes et des herses. Au pont du moulin, ils abattent des arbres pour barrer le chemin et gêner le passage. De l'autre côté du pont (rive gauche de l'Hallue), on creuse des tranchées pour abriter les tirailleurs. Tous les arbres bordant la rivière sont coupés à un mètre de hauteur, pour laisser le passage aux obus et aux balles de mitrailleuses. : des francs-tireurs en sentinelle dans les bois, annoncent l'attaque en masse des Prussiens. Le clairon sonne sac au dos. En moins d'un quart d'heure, les troupes stationnées à Fréchencourt se rassemblent au long de la grande rue du village, puis prennent position sur la rive gauche entre le bois de Parmont et Béhencourt. Vers 11 heures 30, des combats ont lieu dans le bois de Quesnois entre les Prussiens et 200 francs-tireurs commandés par monsieur le marquis de Lameth d'Hénancourt ; les francs-tireurs se replient sur Béhencourt. Vers 15 heures, les Prussiens entrent dans le village de Fréchencourt, vide de ses habitants, évacués ou réfugiés dans les caves. De sévères combats ont lieu près de la rivière, mais sous le feu des Français, les Prussiens ne peuvent la franchir.Vers 16 heures, un millier de Prussiens venant de Querrieu, envahissent Fréchencourt. À cette heure, il y a dans le village, environ , dont des , et régiments d'infanterie et au moins des d'uhlans et du de hussards du Corps. : De 7 heures à 10 heures, l'artillerie française, depuis le bois de Parmont, canonne le bois Quesnoy, les marais de Fréchencourt et de Béhencourt, sans provoquer de réplique prussienne. Dans la journée, l'ensemble de l'armée française se replie en direction d'Albert et de Bapaume. Les Prussiens n'entameront la poursuite que le lendemain. Occupation prussienne : du 14 au , du de uhlans et 400 fantassins du d'infanterie, cantonnent dans la commune. Du 10 au , ce sont un millier d'hommes et 200 chevaux qui cantonnent à FréchencourtGénéral Faidherbe, Campagne de l'Armée du Nord en 1870-1871, édition E. Dantu, Paris, 1871

Politique et administration Administration de 1790 à 1801

De 1790 à 1801, Fréchencourt a été l'une des quatorze communes relevant de l'Administration cantonale et de la Justice de paix de Querrieux.

En l'an VII et jusqu'au 10 germinal de l'an VIII (), tous les mariages civils du canton sont prononcés au chef-lieu, conformément à l'article IV de la loi du 13 fructidor de l'an VI ().

Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Villers-Bocage. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux