Le comte Ferdinand August von Spiegel zum Desenberg und Canstein (né le au château de Canstein à Marsberg, mort le à Cologne) est l'archevêque de Cologne de 1824 à 1835.

Biographie Ferdinand August vient de la famille de noblesse westphalienne Spiegel. Il est le cinquième enfant de son père, le chevalier Theodor Hermann von Spiegel zum Desenberg avec sa seconde épouse Adolphine Franziska von Landsberg zu Erwitte. Il est le demi-frère de Franz Wilhelm von Spiegel, ministre de Cologne. Sa mère meurt en 1777, puis son père en 1779.

Avec son frère Max, il va à l'école de Fulda où jusqu'en 1783 il reçoit une formation théologique, philosophique et juridique. De 1783 à 1785, il étudie le droit et l'économie à Münster où il vit avec un oncle religieux. En , il devient chanoine, reçoit la tonsure et les ordres mineurs. Sensible aux idées des Lumières, il n'aspire pas à une grande carrière religieuse. Après une candidature qui échoue en 1788, il réussit à être nommé dans les diocèses d'Osnabrück et de Hildesheim. Après la mort de son oncle en , il est consacré sous-diacre.

En 1790, il assiste le prince-électeur et archevêque Maximilien François d'Autriche, évêque de Münster, au couronnement de Léopold II du Saint-Empire à Francfort-sur-le-Main. L'archevêque le nomme conseiller privé.

Alors qu'en été 1794, les troupes françaises menacent le diocèse de Münster et la plupart des chanoines quittent la ville, il poursuit les activités du chapitre. Le , l'évêque auxiliaire lui accorde le diaconat. En reconnaissance de ses services, il est élu le doyen de la cathédrale. Mais l'archevêque Maximilien François lui refuse le vicariat général.

Après sa mort en 1801, Ferdinand August von Spiegel devient hochstift et entre dans le chapitre de Münster et Cologne grâce à l'appui d'Antoine Victor d'Autriche qui espérait qu'un fils d'une famille noble empêche la sécularisation, ce qui n'a pas lieu.

Le , les troupes prussiennes occupent Münster. Spiegel s'entretient avec eux pour garder du pouvoir. Il empêche à Berlin la dissolution de l'évêché de Münster. Dans la tourmente des guerres napoléoniennes, il se retire en 1810, d'autant plus que les Français abolissent le chapitre en 1811. Mais il les rencontre aussi. Napoléon le nomme évêque de Münster le mais pas la papauté, il est juste Vicarius Capitularis contre l'actuel, Clément-Auguste Droste zu Vischering, le frère de Kaspar. Malgré tout, il réforme l'église. thumb|left|alt=Catafalque de Spiegel|Catafalque de Spiegel en 1835 Après la chute de Napoléon, il renoue avec les Prussiens qui le renient et démissionne en 1815. De 1814 à 1815, il participe au congrès de Vienne, où il fait campagne pour une Église nationale allemande indépendante de Rome, sans succès. Il soutient ensuite Frédéric-Guillaume III de Prusse qui le fait comte le . Le pape plaide la liberté ecclésiastique dans une bulle De salute animarum (1821). Les Prussiens le reconnaissent archevêque de Cologne. Il reconnaît le pape Pie VII et lui présente des excuses. Son successeur Léon XII vient avec l'empereur pour l'ordination de Spiegel le .

Après son installation à Cologne le , il reçoit son titre de l'évêque de Trêves le . Son ami, le compositeur lui écrit son troisième Te Deum. Il perpétue ses réformes et l'indépendance de l'Église. En désaccord avec le gouvernement prussien sur l'éducation des enfants et les mariages mixtes, il signe avec lui une convention à Berlin. Mais le pape Grégoire XVI la refuse.

Ferdinand August von Spiegel meurt en , d'une maladie, probablement un cancer, qui s'est déclaré en 1833. Il repose à l'intérieur de la cathédrale de Cologne.

Bibliographie

: Der Bischof zwischen Säkularisation und Kulturkampf. In: Peter Berglar u. a. (Hrsg.): Der Bischof in seiner Zeit. Bischofstypus und Bischofsideal im Spiegel der Kölner Kirche. Verlag J.P. Bachem, Köln 1986, , S. 349–396 (zu Ferdinand August von Spiegel: S. 358–367). : Ferdinand August Graf Spiegel und das Verhältnis von Kirche und Staat 1789–1835. Die Wende vom Staatskirchentum zur Kirchenfreiheit. Aschendorff, Münster/Westfalen 1965. Friedrich Wilhelm Franz Nippold: Die vertrauten Briefe des Erzbischofs Spiegel von Köln. Barmen 1889 .

Notes et références

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