vignette|redresse=1.2|Char Tigre de la du « » en après la reprise de Belgorod, avec à droite du front de caisse l'emblème de la division.
vignette|redresse=1.2|Chars Tigre dans une forêt d'Ukraine à l'ouest du Dniepr, en . L'emblème porté par la division pendant la seconde moitié de est également visible à droite du front de caisse.
La SS « » ou division « » (appellations allemandes successives : la , puis la « » (mot.), puis la « » et enfin la « ») est l'une des de la durant la Seconde Guerre mondiale, composée de volontaires et de , notamment des Alsaciens-Mosellans incorporés de force pour la plupart.
La division, formée en 1939, prend part en 1940 à la Campagne de France, puis en 1941 à l'invasion des Balkans et à celle de l'URSS. En , elle contribue à l'assaut sur le port de Toulon. Renvoyée sur le front de l'Est , elle participe activement à la reprise de Kharkov, puis à la bataille de Koursk et à la défense de l'Ukraine. En 1944, durement éprouvée sur le front de l'Est, elle vient se reformer près de Montauban dans le Sud-Ouest de la France ; elle combat en Normandie notamment lors de la contre-attaque de Mortain et sort très diminuée de la poche de Falaise et de la retraite qui suit. À la fin de , la division repart à l'offensive lors de la bataille des Ardennes. , elle retourne en Europe centrale, où elle participe à une tentative pour briser le siège de Budapest. Après divers combats défensifs, les restes de la division se rendent aux Américains en .
Connue pour sa valeur combative, la division l'est également pour sa brutalité, ses nombreuses violences et crimes de guerre commis sur le front de l'Est et en France, où son nom reste indissociable des massacres commis en notamment à Tulle et à Oradour-sur-Glane.
Formation Formée en 1939 à partir de trois régiments SS, « », « » et « ».
Désignations successives
(unité mixte Heer / SS) : : SS-Division (SS-VT) (mot.) : SS-Division « » (mot.) : SS-Division « » (mot.) : SS-Panzergrenadier-Division « » : 2. SS-Panzer-Division « »
SS-Division (1939) Composée comme suit :
SS-Division « » (mot.) (1941) vignette|redresse=1.0|En URSS, fin . Composée comme suit :
SS-Panzergrenadierdivision « » (1943) vignette|redresse=1.0|Chef de char de la division « » à Koursk en 1943. Composée comme suit :
2. SS-Panzer-Division « » (1944) vignette|redresse=1.0| de la « » à Koursk, . Ce char constitue la majorité du parc blindé de la division à son retour à l'est en . Surclassé par les antichars soviétiques, les souffrent beaucoup, en particulier lors de l'opération Zitadelle. Dès lors le puis le « Panther » les remplacent dans les effectifs. Composée d'environ au total : Quartier général : . Heinz Lammerding, commandant de la division en ; : (un bataillon de chars ; un bataillon de chars « Panther ») ; : (trois bataillons motorisés) ; : (deux bataillons motorisés et un mécanisé). Sylvester Stadler, commandant du régiment ; Adolf Diekmann, commandant du I. bataillon et Otto Weidinger qui devient le commandant du régiment le ; : (un groupe autopropulsé et trois groupes tractés) ; () : ; () : ; (bataillon lance-roquettes) : ; (bataillon de canons d'assaut autopropulsés) : . Karl Gerlach, commandant le ; (bataillon de reconnaissance) : . Helmut Kämpfe, commandant le ; (bataillon du génie) : ; (bataillon de transmissions) : ; Autres unités : bataillon de remplacement (infanterie, Feldersatz-Bataillon) : ; troupes de remplacement (chars) : ; transport, approvisionnement, santé, maintenance : ; courrier, prévôté, etc. : ; soit en tout .
Liste des commandants successifs
vignette|redresse=1.0|La division « » a capturé suffisamment de chars T-34 pour former le du de panzers. vignette|redresse=1.0|Un de la « » dans Kharkov en . Le est le principal char d'assaut de la division en 1943, quoiqu'en nombre plus faible que le en début d'année. Il reste toutefois bien moins photographié que le « Tigre » alors que celui-ci est en fait minoritaire dans la division.
Début Fin Grade (en fin de chaque périodede commandement) Nom Image Obergruppenführer Paul Hausser <div style="text-align:center;">100px Brigadeführer Wilhelm Bittrich <div style="text-align:center;">100px Brigadeführer Matthias Kleinheisterkamp <div style="text-align:center;">100px Gruppenführer Georg Keppler <div style="text-align:center;">100px Oberführer Herbert-Ernst Vahl Standartenführer Kurt Brasack Gruppenführer Walter Krüger <div style="text-align:center;">100px Brigadeführer Heinz Lammerding <div style="text-align:center;">100px Obersturmbannführer Christian Tychsen <div style="text-align:center;">100px Standartenführer Otto Baum Gruppenführer Heinz Lammerding Standartenführer Karl Kreutz Gruppenführer Werner Ostendorff <div style="text-align:center;">100px Standartenführer Rudolf Lehmann Standartenführer Karl Kreutz
Théâtres d'opération
1939 : le régiment d'infanterie SS motorisée « Germania » commandée par le général Karl Maria Demelhuber commence la campagne de Pologne en tant que réserve. Elle dépend du de la commandée par le général von Kleist. En , la division SS « » stationne en Roumanie, dans la région de Timișoara. Le 6 avril 1941, elle participe à la bataille de Grèce, prend Vršac, combat à Belgrade et participe activement à l'opération Strafgericht (en français, « opération Châtiment »). Du 11 au , les SS de la division massacrent civils et prisonniers de guerre yougoslaves dans la région d'Alibunar (actuellement en Serbie). Les estimations sont d'environ deux cents victimes. En , sont retrouvés dans un charnier dans une fosse creusée dans le cimetière attenant à l'église orthodoxe serbe de la ville, dans le village proche de Selište, la fosse creusée à Alibunar n'ayant pas pu accueillir toutes les victimes. La justification donnée pour ce massacre a été la présence de civils armés lors des combats dans cette zone, notamment à la suite de l'assassinat d'un adjudant de la division.. - : invasion de l'Union soviétique. au : bataille de Moscou. : le participe à l'invasion de Toulon. vignette|redresse=1.2 vignette|redresse=1.2|Walter Krüger, qui vient de prendre la tête de la division le , debout sur un Tigre en (voir les deux photos ci-dessus), après une victoire allemande. Ces chars qui formaient la du « », furent très efficaces pendant les batailles de Kharkov et de Koursk mais leur nombre réduit et leur faible disponibilité limitèrent leur impact. À l'arrière-plan de la première photo, un Flakvierling sur semi-chenillé, utilisé aussi bien pour sa protection anti-aérienne que contre l'infanterie, en raison de sa puissance de feu. - : participe activement à la contre-attaque de Kharkov - Belgorod. - : bataille de Koursk : : opération Zitadelle : : bataille de Prokhorovka ; juillet- : s'oppose à la contre-offensive soviétique en Ukraine. - : bataille de Normandie : : massacre de Tulle ; : massacre d'Argenton-sur-Creuse ; : massacre d'Oradour-sur-Glane ; - : contre-attaque de Mortain ; : massacre du hameau du Plein; : poche de Falaise. - : bataille des Ardennes. : Hongrie, tentative de dégager la garnison de Budapest. 1945 : Allemagne, Tchéquie, Autriche.
Sur le front de l'Est, la division « » participe aux opérations d'extermination menées par l'Einsatzgruppe B dans le secteur de MinskGuido Knopp, Les SS, un avertissement de l'histoire, Presses de la Cité, Paris, 2006, ..
Participation aux combats en Grèce et dans les Balkans
Invasion de l'Union soviétique
1943 Kharkov - Belgorod Fin 1942, la SS-Panzer-Grenadier-Division est au repos depuis plusieurs mois en France et a reconstitué ses effectifs et son matériel : elle compte plus de , , majoritairement des mais aussi une vingtaine de lang et dix Tiger I (dans la ). L'encerclement de plusieurs armées à Stalingrad pousse Hitler à demander l'envoi du II. SS-Panzerkorps dont elle fait partie (avec la division SS « Totenkopf » et la division « LSSAH ») en renfort au Heeresgruppe « Don » pour libérer les assiégés. Le manque de moyens logistiques ne permet toutefois pas au SS-Panzerkorps d'être sur place à temps pour participer à la tentative de secours. La division SS « » est la première arrivée au front, alors déjà repoussé au niveau de la frontière est de l'Ukraine. La division se déploie sur la rivière Oskol où elle est rapidement attaquée le par les blindée et soviétiques. La défense tient bon mais l'attaque perdure et risque d'anéantir la division. De plus, les Soviétiques sont sur le point de libérer Kharkov ( la plus peuplée d'URSS) et d'encercler le . SS-Panzerkorps, à qui Hitler a donné l'ordre de tenir la ville. Finalement Paul Hausser, commandant le . , ordonne le repli. Le la division SS « » abandonne ainsi ses positions.
vignette|redresse=1.2|Tigre de la « » à Koursk, avec l'emblème divisionnaire particulier, visible à gauche sur le front de caisse, pris par la division durant l'été et .
La « » contre-attaque alors à Krasnograd, manœuvre pour stabiliser la situation du . L'attaque est un succès et la soviétique est prise au dépourvu sur son flanc nord, tandis que les Allemands passent à la contre offensive dans le secteur de manière généralisée. La « » est en pointe du II. , et avance alors rapidement dans les lignes soviétiques, s'emparant de Pavlohrad le , ville essentielle dans le ravitaillement de la . La division ne s'arrête pas et continue sa progression sur les arrières de la qui est alors sur le point d'être anéantie par la contre offensive allemande, et par là même de rétablir le front allemand. La « » est alors envoyée, avec la « », sur les arrières de la blindée au sud-est de Kharkov l'enfermant dans une poche à l'est de Krasnograd début mars. La « » s'enfonce ensuite vers l'est pour élargir le corridor fermant la poche. Bien que la division ait son parc matériel particulièrement éprouvé (ne disposant plus que d'une dizaine de chars en état de marche), elle participe à la reprise de Kharkov du 11 au , et notamment à la prise de l'usine de tracteurs de Lossevo. Le , des unités de pointes de la « » parviennent à Belgorod qui tombe le lendemain, marquant la fin, sous les effets conjugués de l'épuisement et du dégel, de la contre-offensive victorieuse du Heeresgruppe Süd.
Koursk Au déclenchement de Zitadelle, la « » fait toujours partie du II. () dont la composition n'a pas changé, et qui se trouve au cœur de la pince sud de l'attaque allemande sur le saillant de Koursk. La Panzer-Grenadier-Division SS « » dispose de dont , auxquels s'ajoutent in Histoire de Guerre (mai 2003), "Koursk, la citadelle imprenable ?", . ce qui en fait la division allemande la mieux dotée en blindés pour l'offensive. Le la division participe à l'attaque contre les positions tenues par la d'infanterie de la garde et progresse plutôt bien les 6, 7 et . Toutefois le flanc droit du II. étant découvert, la progression vers Koursk s'en trouve ralentie. Hermann Hoth, le chef de la , décide alors de changer l'axe d'attaque de ce Korps vers Prokhorovka. Le , la « », qui compte alors opérationnels dont un Tigrein Histoire de Guerre , ., est chargée avec la « » de s'emparer de la ville, mais n'arrive pas à progresser réellement. Le , la « » parvient à faire la jonction avec le . sur sa droite, mais échoue à encercler la , but de la manœuvre. Quelques jours plus tard, les Soviétiques déclenchent leur contre-offensive contre le Heeresgruppe Süd.
vignette|redresse=1.2|Chars et Tigre de la division évoluant dans une forêt du secteur de Kirovograd (à au sud-est de Kiev), en .