La SS « Götz von Berlichingen » ou la division « Götz von Berlichingen » (appellation allemande complète : la 17. SS-Panzergrenadier-Division « Götz von Berlichingen » ; traduction littérale : la « SS d'infanterie mécanisée Götz von Berlichingen ») est l'une des de la Waffen-SS durant la Seconde Guerre mondiale.

Son nom vient du chevalier et mercenaire allemand du Götz von Berlichingen.

Elle a combattu exclusivement sur le front de l'Ouest.

Création et différentes dénominations : créationHistorica : 1944 Les Panzers T2, en France, de la 17. SS-Panzergrenadier-Division « Götz von Berlichingen » à partir d'éléments nouvellement créés. : après les durs combats de Normandie, la division est reconstituée en intégrant les et .

Théâtres d'opérations : la « Götz von Berlichingen » est en France au moment du débarquement des troupes alliées en Normandie. : La division est engagée dans le secteur de Saint-Lô, où elle subit des pertes sévères. : sous les ordres du SS-Brigadeführer Werner Ostendorff, la « Götz von Berlichingen » est en Lorraine avec le de la . : le est détruit à Metz. : la division, déployée en Sarre, participe à l'opération Nordwind. - : Derniers combats en Franconie où elle est capturée en .

Historique Création Le , Adolf Hitler signe un ordre (un Führerbefehl) pour la constitution d'une nouvelle division de Waffen-SS, une Panzer-Grenadier-Division. Elle reçoit le le et le nom d'un célèbre chevalier allemand, Godefroy de Berlichingen, en allemand Götz von Berlichingen, surnommé « à la Main de Fer » (mit der eisernen Hand).

La division est assemblée dans le centre de la France, au sud de la Loire, l'état-major est établi à Thouars. Le commandement provisoire est assuré par l’Obersturmbannführer Otto Binge avant d'être remis à l’Oberführer Werner Ostendorff. La force principale de la division est composée des deux régiments avec l’Obersturmbannführer Fick à la tête du premier et le Sturmbannführer Horstmann pour le second. Le régiment d'artillerie se trouve sous les ordres de Binge et le Hauptsturmführer Holzapfel commande le groupe de reconnaissance de la division.

Le , la division est officiellement opérationnelle bien que souffrant d'une pénurie de cadres et de matériels. Le Reichsführer-SS Heinrich Himmler, accompagné de Sepp Dietrich, fait un discours aux hommes de la division dans le but de les exhorter à la tâche qui leur revient. Les Waffen-SS de l'unité ont reçu le droit de porter une bande bras avec comme inscription le patronyme de l'unité, ce dès le , mais elle n'est remise qu'à partir du Roger James Bender et Hugh Page Taylor. Uniforms, Organisation and History of the Waffen-SS, volume 4, chap. "17. SS-Panzergrenadier-Division Götz von Berlichingen", .

Bataille de Normandie Le , l'unité reçoit l'ordre de se rendre en Normandie afin de contrer le débarquement allié. La forte activité de l'aviation alliée ralentissant fortement la progression de la division, celle-ci n'atteint ses positions que le .

Les SS sont alors engagés sur le secteur de Carentan aux côtés des (chasseurs-parachutistes) du colonel Baron von der Heydte sans réussir à repousser les Américains à la mer, et doivent abandonner la ville le , après d'âpres combats.

Le , le commandant de la division Werner Ostendorff est grièvement blessé lors d'une inspection de la ligne de front pendant un échange de tir. Otto Binge reprend le commandement avant d'être remplacé par le Standartenführer Otto Baum, un ancien de la SS « Totenkopf ». Les combats se déroulent dans le bocage normand où les SS tentent sans succès de contrer l'avancée des alliés. La bataille de Saint-Lô, meurtrière pour les deux camps, voit la destruction d'une grande partie du matériel blindé de la division. Une compagnie école est créée pour pallier le manque de sous-officiers ; elle doit servir de force rapide d'intervention en étant équipée des restes des véhicules blindés de la division sous le commandement de l'Obersturmführer Bruno Hinz, vétéran du front de l'Est où il a combattu avec la SS « Wiking » et qui dirigeait jusqu'alors le bataillon du de la Götz von Berlichingen.

Malgré de lourdes pertes, la division est regroupée pour l'opération Lüttich à Mortain afin de couper les approvisionnements de Patton qui menace la Bretagne. L'opération tourne au fiasco et les divisions engagées se trouvent encerclées dans la poche de Falaise. Bon nombre de soldats SS réussiront à échapper à l'encerclement mais sont contraints d'abandonner l'essentiel de leur équipement lourd.

Massacre de Maillé Une unité de la division SS est aujourd'hui fortement soupçonnée par la justice allemande d'être (avec des éléments de la Wehrmacht) à l'origine du massacre de du village de Maillé, en Indre-et-Loire, le . L'historien Peter Lieb estime qu'il est très probable que les responsables soient des hommes du Feld-Erstatz-Bataillon (bataillon de réserve) de la division SS « Götz von Berlichingen », cantonnée à Châtellerault.

Retraite vers la Lorraine Contrainte à la défensive, la division Götz von Berlichingen se replie vers l'Est en menant des combats de retardement, . Au cours de ce repli, elle participe activement à la Bataille de Metz en ..

Le , l'Oberst Kurt von EinemXIII. SS-Armeekorps, Chef des Generalstabes sur lexikon-der-wehrmacht.de, chef d’état-major du , reçoit l’ordre de tenir à tout prix les positions entre Thionville et Arry au sud de Metz, dans la vallée de la Moselle. Bien que la ligne de front fasse plus de , les combats se concentrent surtout au sud de Metz, entre la Moselle et son affluent la Seille. Alors que la plupart des panzers de la Götz von Berlichingen se replient vers la Sarre et le Palatinat, le SS Panzer Grenadier Regiment de la division est engagé dans la bataille de Metz le , à la demande pressante du Generalleutnant Krause, Commandant de la place forte de Metz. Entrant immédiatement dans le feu de l'action au sud de Metz, dans le secteur de Corny, le SS PanzerGrenadier Regiment doit neutraliser une tête de pont établie par la d’infanterie de la armée du général Patton sur la rive est de la Moselle. Les combats sont sans pitié et les troupes, tant américaines qu’allemandes, ne font pas de prisonniers. Des éléments du Panzer Grenadier Regiment prennent position dans la Feste Haeseler, un groupe fortifié de la rive est, face à Dornot, alors que le gros des troupes est engagé aux côtés des Panzer-Grenadier-Regiment et Panzer-Abteilung de la 3. Panzergrenadier-Division, et du Panzer-Grenadier-Regiment de la 15e Panzerdivision, soutenu par le bataillon Vogt de la 462 Infanterie-Division. Les combats se poursuivent ensuite à la hauteur d'Arnaville, avec la même violence, jusqu'au . Pour distinguer les combattants allemands ayant participé à la bataille de Metz entre le et le , Hitler créa l'Ärmelband « Metz 1944 » le .

Offensive Nordwind En , l'opération Wacht am Rhein s'enlisant dans les Ardennes, Hitler décide de lancer une nouvelle offensive en Alsace, l'opération Nordwind.

L'offensive débuta le , vers , sans préparation d'artillerie pour ménager l'effet de surprise, dans la nuit du nouvel an 1945.

Vêtues d'uniformes de camouflage blancs, 5 compagnies de la Panzer grenadier division SS Götz von Berlichingen se lancent à l'assaut des bataillons de première ligne du installés dans les bois, dans le secteur de Rimling. Les soldats américains reçoivent, avec surprise, le choc qui s'effectue par vagues successives. Après avoir reçu des renforts et secondés par les tirs d'artillerie et de mortier, ils accentuent rapidement leur résistance. Les assaillants sont décimés mais les combats font rage et les Allemands finissent par prendre de flanc une compagnie américaine, obligeant le reste des forces de première ligne à battre en retraite. Toutefois le à partir de du matin, l'offensive allemande ne progressa plus que très lentement.

Après l'échec de cette offensive, l’armée allemande se replie derrière la ligne Siegfried et lutte pour la défense de la Sarre.

Dernier combat en Allemagne Au cours du mois d', la division, regroupée après sa retraite, est affectée à la défense de la ville de Nuremberg, symbole d'importance pour le parti nazi. Après de rudes combats, les derniers soldats de la division se rendent le aux forces américaines, la division n'existant pratiquement plus que sur le papier.

Liste des commandants successifs Début Fin Grade Nom Obersturmbannführer Otto Binge juin 1944 Oberführer Werner Ostendorff Obersturmbannführer Otto Binge Standartenführer Otto Baum Standartenführer Otto Binge Oberführer Eduard Deisenhofer Standartenführer Standartenführer Gustav Mertsch Gruppenführer Werner Ostendorff Standartenführer Hans Lingner Oberst Gerhard Lindner Standartenführer Fritz Klingenberg Obersturmbannführer Standartenführer Oberführer Georg Bochmann : L’Oberst Gerhard Lindner n'était pas membre de la Waffen-SS mais faisait partie de l'armée de terre régulière, la Heer (Wehrmacht), ce que sous-entend le grade qu'il porte.

Ordre de bataille En : SS-Panzergrenadier Regiment 37 SS-Panzergrenadier Regiment 38 SS-Panzer-Aufklärungs-Abteilung 17 (reconnaissance) SS-Sturmgeschütz-Abteilung 17 (canons automoteur) SS-Panzerjäger Abteilung 17 (chasseur de chars) SS-Pionier-Bataillon 17 SS-Artillerie Regiment 17 SS-Flak-Abteilung 17

Date ? : SS-Panzergrenadier Regiment 37 SS-Panzergrenadier Regiment 38 SS-Artillerie Regiment 17 SS-Panzerjäger Abteilung 17 (chasseur de chars) SS-Panzer-Abteilung 17 SS-Sturmgeschütz-Abteilung 17 (canons automoteur) SS-Flak-Abteilung 17 SS-Nachrichten-Abteilung 17 SS-Panzer-Aufklärungs-Abteilung 17 (reconnaissance) SS-Pionier-Bataillon 17 SS-Divisions-Nachschubtruppen 17 SS-Panzer-Instandsetzungs-Abteilung 17 SS-Wirtschafts-Bataillon 17 SS-Sanitäts-Abteilung 17 SS-Feldpostamt 17 SS-Kriegsberichter-Zug 17 SS-Feldgendarmerie-Kompanie 17 SS-Feldersatz-Bataillon 17

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie Götz von Berlichingen tome 1 - HEIMDAL - Jean-Claude Perrigault et Rolf Meister - Götz von Berlichingen tome 2 - HEIMDAL - Jean-Claude Perrigault et Rolf Meister - Sarthe, aout 1944 - Histoire d'une Liberation - Auto-edition - Fabrice Avoie - 452 pages A4 850 photos -

Articles connexes Liste des unités de la Waffen-SS

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