La Galerie du temps est une exposition constituée d'environ 205 à ou ensemble d'œuvres située dans la Grande galerie du Louvre-Lens, à Lens, dans le Nord-Pas-de-Calais, en France. Ouverte au public le , à l'occasion de l'inauguration du musée, treize de ses œuvres ont été remplacées par quatorze autres le .
La pièce majeure de cette exposition est en 2013 La Liberté guidant le peuple d'Eugène Delacroix, elle est située tout au fond de la salle. Elle est remplacée par Œdipe et le Sphinx de Jean-Auguste-Dominique Ingres en 2014. Les œuvres sont réparties du jusqu'à 1850 de manière chronologique et transversale, elles proviennent de chacun des huit départements du musée du Louvre, à l'exception des dessins du département des Arts graphiques, qui sont montrés dans les expositions temporaires.
Durant sa première année d'ouverture au public, du 4 décembre 2012 à 3 décembre 2013, l'exposition a accueilli . La barre du million est franchie le 29 janvier 2014.
Description
Contexte La Galerie du temps sise dans la Grande galerie est une des expositions inaugurales du Louvre-Lens, puisqu'elle a été ouverte au public le jour de l'inauguration du musée le (même si l'ouverture officielle au public n'a eu lieu que le 12 décembre 2012). En parallèle, dans le Pavillon de verre se tient l'exposition Le Temps à l'œuvre jusqu'au 21 octobre 2013. L'exposition Renaissance se déroule quant à elle jusqu'au 11 mars 2013 dans la Galerie des expositions temporaires. Le 4 décembre 2024, la Galerie du temps est entièrement renouvelée. Une nouvelle scénographie, conçue par l'agence Atoy sous la forme d'un « fleuve du temps », relie environ 250 œuvres couvrant cinq millénaires d'histoire. Seules dix œuvres de l'accrochage précédent sont conservées.
Commissariat scientifique thumb|left|upright=0.9|Vincent Pomarède, directeur du département des peintures, dans La Galerie du temps, le 4 décembre 2013, lors du premier anniversaire du Louvre-Lens.
Le commissariat scientifique de l'exposition est assuré par Jean-Luc Martinez, président-directeur du musée du Louvre depuis avril 2013, mais auparavant directeur du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines, et par Vincent Pomarède, directeur du département des Peintures.
Muséographie et scénographie La muséographie, la scénographie ainsi que la direction artistique multimédia, graphisme et éclairage sont assurés par le Studio Adrien Gardère.. Le Studio Adrien Gardère a pris le parti de supprimer tout cloisonnement et de créer une terrasse d’introduction qui surplombe l’ensemble de la galerie, offrant au public une perspective unique sur l’histoire de l’art..
Œuvres présentées La Grande galerie forme un espace continu, long de . Les sculptures et les tableaux sont placés de manière chronologique et transversale, du jusqu'à 1850. Alors que soixante-dix œuvres concernent l'Antiquité, quarante-cinq concernent le Moyen Âge et quatre-vingt-dix l'époque moderne.
Pour l'année 2013, l'exposition comprend du département des Antiquités orientales, du département des Antiquités égyptiennes, du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines, du département des Arts de l'Islam, du département des Objets d'art, du département des Peintures, du département des Sculptures. Les dessins, qui demandent des conditions particulières de présentation, ne sont pas exposés dans La Galerie du temps mais sont exposés dans le cadre d'expositions temporaires.
La Vénus de Milo et La Joconde sont des œuvres qui ne voyagent plus, Daniel Percheron, président du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais avait demandé la seconde. Toutefois, La Vierge, l'Enfant Jésus et sainte Anne de Léonard de Vinci est présentée dans Renaissance. En revanche, le choix des œuvres exposées a été arrêté par Jean-Luc Martinez et Vincent Pomarède, directeurs de départements, et commissaires d'expositions, en tenant compte « de l'état de conservation, de la configuration du lieu, et de la pertinence des rapprochements entre les objets ». Le but est, dixit Henri Loyrette, dans une interview accordée au Figaro, de « présenter une synthèse harmonieuse du Louvre comme musée universel ».
Fréquentation thumb|Xavier Dectot et Juliette Guépratte accueillent Josiane Hermand, millionième visiteuse. Durant sa première année d'exploitation, allant du 4 décembre 2012 au 3 décembre 2013, l'exposition, comme le musée, a accueilli . Parmi eux, 56 % proviennent du Nord-Pas-de-Calais, dont plus de du bassin minier, et autres viennent de Belgique.
Le millionième visiteur du musée, Josiane Hermand, 67 ans, est accueilli le 29 janvier 2014, aux alentours de , à l'entrée de l'exposition.
Liste des œuvres 2013
Bien que les quelque soient exposées dans une seule et unique salle, la Grande galerie, il existe une première subdivision en trois périodes : Antiquité, Moyen Âge, et Temps modernes ; la deuxième subdivision se fait principalement en fonction des différentes civilisations représentées.
Antiquité thumb|upright=1.5|L'Antiquité, avec au premier-plan Idole féminine nue aux bras croisés, divinité ? puis Figurine humaine asexuée en forme de plaquette décorée d'incisions. « L'Orient ancien au temps de la naissance de l'écriture » regroupe Tablette en écriture précunéiforme indiquant des rations alimentaires, archives de l'Éanna, temple du dieu du Ciel, Homme barbu, nu : roi-prêtre ?, Gudéa, prince de l'État de Lagash, Tablette en écriture cunéiforme portant un texte littéraire en langue sumérienne : lettre d'une mère à son fils, Plaque perforée avec scène de banquet et de combat : élément de fermeture de porte de temple ?, Femme vêtue d'une robe-manteau de laine (« kaunakès ») : figure protectrice des vivants et des morts ? et Idole aux yeux.
« Aux origines de la civilisation égyptienne » regroupe Stèle funéraire portant des inscriptions hiéroglyphiques, Fragment d'une palette à fard décorée d'une scène de chasse, Homme debout, statue funéraire d'un inconnu et Décor d'une chapelle funéraire, scène de brasserie.
« Aux origines des civilisations méditerranéennes » regroupe Idole féminine nue aux bras croisés, divinité ?, Figurine humaine asexuée en forme de plaquette décorée d'incisions, Vase à boire (rhyton) à décor de poulpe, Figure féminine vêtue et Vase (cratère) décoré de guerriers et de chars.
« Le temps des grands empires orientaux » s'étale sur une période allant de 2000 à 500 et regroupe Portrait royal : le roi de Babylone Hammurabi ?, Tablette en écriture cunéiforme. Poème en langue babylonienne, dialogue entre un homme et son dieu, Borne (« kudurru ») représentant Gula, déesse de la Médecine, et le panthéon babylonien, Fragments du décor du temple d'Inshushinak, Figurines féminines nues, coiffées d'un diadème et parées de bijoux, Vase en forme de taureau à bosse et Pendentif amulette, dieu hittite.
« L'Égypte des grands temples » regroupe Porteuse d'offrandes, Table d'offrandes funéraire inscrite au nom de l'intendant Nabbi, Homme accroupi (statue-cube inscrite) : offrande du roi au bénéfice d'un employé nommé Ser, Le vieil Néferkarê-Iymérou, haut fonctionnaire du roi, Touy, prêtresse de Min, dieu de la Fertilité, Tablette en écriture cunéiforme : correspondance diplomatique en langue akkadienne du pharaon Akhénaton à un vassal prince d'Akshapa (près de Saint-Jean-d'Acre, Israël actuel) et Sekhmet, déesse-lionne régnant sur les forces dangereuses.
« La Méditerranée des cités » regroupe Vase (cratère) funéraire, scène de l'exposition du mort (prothésis), Idole féminine en forme de cloche : objet votif ou funéraire destiné à être suspendu, Jeune homme nu (couros) : statue provenant du sanctuaire d'Asclépios, dieu de la Médecine, Urne cinéraire à tête féminine et aux bras articulés et Jeune homme coiffé d'une couronne végétale : statue offerte dans un sanctuaire ?.
« L'empire assyrien » regroupe Pazuzu, démon protecteur des vents et des démons mauvais, Fragment de décor du palais du roi assyrien Assurbanipal : convoi de déportés et Fragment de décor du palais du roi assyrien Sargon II : tête d'homme barbu appartenant au défilé des tributaires mèdes.
« L'Égypte du crépuscule » regroupe Le pharaon Psammétique II (595-589 ), Sarcophage de la dame Tanetmit, Vases à viscères (canopes) de la dame Taremetenbastet, Troupe de serviteurs funéraires (« oushebtis ») inscrits au nom de Neferibreheb, Trousseau d'amulettes d'une momie et La déesse Bastet sous sa forme de chatte.
« L'empire perse » regroupe Fragment du décor du palais du roi perse Darius : archer de la garde royale et Bloc inscrit : lettre en grec du roi perse Darius à un gouverneur (satrape) d'Asie mineure.
« La Grèce classique » regroupe Stèle portant en grec les comptes des trésoriers du Parthénon, Athlète tenant un disque, copie romaine d'un « Discophore » de bronze et Vase (cratère) à volutes : face A : concours musical entre le dieu Apollon et le satyre Marsyas ; face B : Dionysos, satyre et Ménades.
thumb|upright=1.5|Relief représentant Mithra, dieu iranien du Soleil, sacrifiant le taureau, Jupiter, roi des dieux romains, portant la foudre et accompagné de l'aigle, Athlète tenant un disque, copie romaine d'un « Discophore » de bronze, Marc Aurèle, empereur romain (161-180 ) et Jeune homme nu (couros) : statue provenant du sanctuaire d'Asclépios, dieu de la Médecine. « Le monde d'Alexandre le Grand » regroupe Alexandre le Grand, roi de Macédoine (336-353 ), copie romaine d'un portrait de bronze d'Alexandre nu brandissant une lance, Jeune femme ailée, Niké, personnification de la Victoire, Femme nue debout : compagne de la déesse babylonienne Nanaya, fille du dieu Lune ?, Hermaphrodite, copie romaine d'un « Hermaphrodite endormi », La déesse égyptienne Isis ou une reine grecque d'Égypte représentée en Isis ?, Sarcophage à couvercle sculpté d'un visage féminin.
« L'empire romain » regroupe Octave Auguste (27 avant J.-C - 14 ), fondateur de l'Empire Romain, Fragment du décor d'un arc de triomphe : garde rapprochée de l'empereur (prétoriens), Inscription en latin, règlement des joueurs de cor du camp militaire de la Augusta, Fragment de peinture murale : femme auprès d'un faon, scène de culte à Bacchus ?, Lampe ornée d'un masque de théâtre, Candélabre porte-lampe en forme de tige de roseau, Marc Aurèle, empereur romain (161-180 ), Alexandre Sévère, empereur romain (222-235 ), Jupiter, roi des dieux romains, portant la foudre et accompagné de l'aigle, Relief représentant Mithra, dieu iranien du Soleil, sacrifiant le taureau, Sarcophage : concours musicale entre le dieu Apollon et le satyre Marsyas, Fragment de relief architectural remployé comme dalle funéraire chrétienne : divinités égyptiennes, Fragment de mosaïque de pavement : les préparatifs d'un banquet, Élément de décor de fenêtre ? Le dieu égyptien Horus en cavalier romain terrassant un crocodile.
Moyen Âge thumb|left|upright=1.2|Vue générale du Moyen Âge. « Aux origines de l'empire byzantin : naissance d'un art chrétien d'Orient » regroupe Prince de la famille de l'empereur d'Orient Théodore II (408-450), Décor d'architecture funéraire : poisson à la croix, symbole de Jésus-Christ, Pilier d'angle à décor de saint, archange et rinceaux, Stèle funéraire de Théodore gravée d'une croix et d'un texte en langue copte et Médaillon central d'une grande croix de procession : Christ bénissant.
« Aux origines de l'art chrétien de l'Occident médiéval : décor et mobilier des premières églises » regroupe Sarcophage : le Christ, deux apôtres et décor végétal, Colonnes décorées de pampres provenant de l'ancienne église Notre-Dame-de-la-Dorade, Bustes de rois provenant de la façade de l'Église Notre-Dame de la Couldre, Chef-reliquaire : vierge martyre (compagne de Sainte Ursule ?), Reliquaire (châsse) en forme d'église : Christ en majesté et Crucifixion, Élément de bâton pastoral (crosse), Plaque : guerrier combattant un dragon, Chandelier : femme à cheval.