de Montmorency-Laval (1219 - 1267), baron de Vitré, seigneur de Laval (1264-1267), seigneur d'AcquignyPremière moitié., de Hérouville, d'Aubigné et d'Olivet.
Succession À la mort de son père , seigneur de Montmorency, le fils aîné d'Emma de Laval prit, conformément aux conventions matrimoniales de ses parents, en 1230 le nom de , sire de Laval. Sa mère demeura néanmoins dame de Laval pendant toute sa vie. succéda à son père dans une partie indéterminée de ses terres : un arrangement qu'il fit dans la suite en 1247 avec Bouchard, son frère consanguin, lui assura celles d'Acquigny en Normandie, d'Hérouville, près de Pontoise, de Isle Saint-Denys, d'EpinoletEt nom d'Epinay, comme l'indique François-Alexandre de La Chenaye-Aubert dans le Dictionnaire de la Noblesse., des Andelys, etc. (1247).
, en prenant le nom de Laval, conserva les armes de Montmorency, qu'il chargea de cinq coquilles d'argent sur la croix, comme puînéAndré Duchesne, Histoire de la maison de Montmorency, 528. Les armes de la branche aînée de la Maison de Montmorency sont d'or, à la croix de gueules, cantonnée de seize alérions d'azur. Le champ était d'or. La croix n'était primitivement cantonnée que de quatre alérions. Ce fut, dit-on, Philippe-Auguste qui ajouta les douze autres en mémoire des douze enseignes enlevées par le connétable de Montmorency aux ennemis à la bataille de Bouvines.. Le nom de Montmorency sera repris au par Guy André Pierre de Montmorency-Laval, maréchal de France et Anne Adrien Pierre de Montmorency-Laval, duc de Laval. Philippa de Vitré En 1239, son mariage est décidé avec Philippa de Vitré, l'aînée des filles d' et de Catherine de Thouars, sœur de la duchesse de BretagnePhilippa avait été fiancée d'abord à l'héritier de la maison de Pouancé. , recherchant une union avec les Laval, avait proposé à Emma de lui donner sa troisième fille pour en faire l'épouse de . Pour Jacques Le Blanc de la Vignolle, le fiancé de la maison de Pouancé a voulu entrer dans les ordres. Il reste une décision du pape qui prononça la nullité des fiançailles ; et Philippa était libre désormais d'être l'épouse de ..
Il hérita par sa première femme (Philippa de Vitré) de la baronnie de Vitré, de la vicomté de Rennes, attachée à cette maison, et des terres de Marcillé et d'AubignéOn trouvera au Cartulaire les lettres dans lesquelles de Vitré énumère les terres données par lui avec la main de sa fille, et on peut remarquer que, prévoyant pour lui-même le cas où il mourrait sans descendant mâle, il constate que c'est au mari de sa fille aînée que devra alors appartenir l'intégrité de son fief..
Biographie Héraldique D'or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d'azur ordonnés 2 et 2 et chargée de cinq coquillesEn souvenir de l'héritage de son frère. d'argent.
n'a pas toujours porté le blason, dont l'invention lui a été attribuée: le sceau qu'il portait en 1244, la brisure qui le caractérise est un quartier d'hermine. Vers la même époque Mathieu d'Attichy, son frère, possédait précisément le blason à la croix aux cinq coquillesLequel figure sur un sceau que André du Chesne a publié, d'après des empreintes de 1246, 1248 et 1249, et dont un original existe encore au Musée d'Amiens, sous forme d'empreinte détachée, ayant pris place, sous le numéro 26, parmi les Sceaux de Picardie.. Mathieu d'Attichy mourrait en 1250; et abandonnait son blason au quartier d'hermine pour y substituer l'écu de son frère.
Origine naquit probablement dès la première année de l'union de ses parents, soit en 1219.
Enquêtes royales Il est mentionné deux fois dans l'enquête que afit faire en 1247 Saint Louis sur les torts de ses officiers : la première fois, pour un différend avec Eudes de Saint-Berthevin dont il voulait dévaster la terre sous la sauvegarde du roi, avant 1265 ; la seconde pour la saisie, juste ou non, en 1245 de la cire qu'un certain Royer Tuebœuf portait à Montsûrs ; dans ce second incident, il est dit heres de Valle.
Croisade thumb|left|Arrivée de la flotte croisée à Damiette. Il part en 1248 pour la Septième croisade avec , son beau-père. Il participe à la Prise de Damiette en 1249<ref>Jean de Joinville indique sa présence dans son récit : De quatre vaisseaux plats l'oriflamme escortée A force d'avirons vers la rive est poussée. Ângennes et Laval font le premier effort Et suivent les premiers l'étendard sur le bord. Après eux d'Apreniont, Sainte-Maure et Joinville De leurs bandes suivis arrivent à la file.</ref>. Il est cité par Pierre Le Moyne dans son poème épique sur Saint Louis comme un des gardiens de l'étendard sacréLe quatrièsme est Laval dont le cœur haut et fier S'exprime en son blason, s'élève en son cimier; La guerrière lueur que jette sa cuirasse, Semble se réfléchir au feu de son audace; Et de Guy son aïeul les célèbres combats Sont en or sur sa tète, en acier sur son bras..
On ignore si Guy lui-même fut du nombre des chevaliers qui partagèrent la captivité de saint Louis et que ce prince racheta au prix d'un million de besans d'or, en même temps qu'il rendait la ville de Damiette pour sa propre rançon. Selon toute apparence, il se rendit en Syrie avec le roi. Il n'en revint qu'avec lui en 1254.
Succession de Vitré Son beau-père meurt en 1250, laissant un filsLe jeune frère de Philippa, né peu après le départ de leur père pour la croisade, n'avait, après la mort de ce dernier à Mansourah, possédé ces biens qu'un an à peine, et lui-même, à l'âge de 3 ans 1/2, avait précédé sa sœur au tombeau. La famille de Vitré était éteinte: ses biens furent réunis aux domaines des seigneurs de Laval. nommé comme lui, qui finit ses jours, l'année suivante, sans laisser de lignéeDavid Bailie Warden, Nicolas Viton de Saint-Allais, L'Art de vérifier les dates - Chronologie historique des sires, puis comtes de Laval, volume 18, Moreau, 1818, 115, 116.. Par-là, Guy, au nom de sa femme, hérita de la baronnie de Vitré, l'une des quatre grosses baronnies de la Bretagne, de la vicomté de Rennes, attachée à cette maison, ainsi que les seigneuries d'Aubigné, de Marcillé et de Châtillon-en-Vendelais. Succession en Ile de France , son père, avait eu de sa première femme, Gertrude de Nesle-Soissons, trois fils :
Mathieu, qui avait reçu en partage Attichy et diverses terres de l'Ile de France et mourut sans descendants ; Jean.
En 1250, , en qualité de seul frère vivant au moment du décès de Mathieu, fut appelé à recueillir la totalité de sa succession, sans en rien distraire en faveur de ses neveuxLa représentation n'existait pas dans la coutume de Paris et les droits du frère vivant annulaient absolument ceux des neveux dont le père ne vivait plus. Les enfants de n'en avaient donc aucun et fut pour le tout héritier de son frère..
Mort de Philippa de Vitré Il est possible que la santé de Philippa était chancelante. Le , treize mois avant sa mort, et son épouse font le pèlerinage de Rocamadour.
Il perdit en 1254, Philippa de Vitré, sa femme, qui mourut de phthisie. Atteinte pendant son absence d'une grave maladie, elle avait voulu se remettre aux soins des médecins de Paris; elle s'était fait conduire dans cette ville avec Guionnet son jeune fils et elle venait d'y mourir peu de jours avant l'arrivée de son époux ().
Mariage avec Thomasse de La Guerche L'année suivante, il épouse Thomasse de La GuercheQualifiée parfois de Thomassette de Mathefelon., veuve d', son beau-père. André de Vitré, mort à Mansourah, avait eu d'un premier mariage deux filles, Philippa, et Alix , devenu veuf, se remaria avec Thomasse. Veuve depuis quatre ans déjà lors du décès de Philippa, Thomasse consentit à venir prendre auprès de la place que celle-ci laissait vide.
Cette union insolite avait un motif d'intérêt. Dans le contrat de mariage de Guy et de Philippe, André de Vitré avait concédé qu'au cas où il viendrait à décéder sans enfants mâles, le seigneur de Laval prendrait toute sa terre, ses villes, ses châteaux comme son hoir à cause de ladite Philippe.. Le beau-père de ayant eu un fils, Thomasse sa mère aurait pu prétendre à quelque part dans son héritage. Le mariage de celle-ci avec son gendre coupait court à toute difficultéOn remarque parmi les témoins des conventions matrimoniales de Guy : Jacques de Château-Gontier, Odon de Saint-Berthevin, Suard de Mirai, Genoise de Brée, Régnault, sénéchal de Laval. Jacques de Château-Gontier était devenu beau-frère de par son alliance avec Havoise, fille, comme lui, d'Emma et du connétable de Montmorency. Emma, du consentement de son fils, lui avait donné en dot la moitié de la ville de Meslay, avec ses dépendances, la terre de la Cbampagne-Hommet, Quelaines et Houssay, à condition de relever, pour tous ces biens, du seigneur de Laval, selon les us et coutumes du Maine. Ce fut de Jacques de Château-Gontier que saint Louis obtint la cession, en vertu de laquelle il réunit le comté du Perche à la couronne..
Il reconnaît, au commencement de , le jeudi après l'Epiphanie, devoir 54 livres et demie de monnaie courante à Guillaume Lambert, bourgeois de La Haie, pour pertes et dépenses à payer le jour de la foire de Saint-Florent de Saumur. À cet effet il engage ses biens tant meubles qu'immeubles, et renonça à se prévaloir des privilèges accordés ou à accorder aux croisés de différer le paiement de leurs dettesEssai sur l'histoire de la ville de Vitré et de ses seigneurs, Louis François Du Bois..
À peine seigneur de Vitré, Guy eut à s'acquitter d'un devoir concernant le sacre de l'évêque de Rennes, qui lui incombait en commun avec les seigneurs d'Aubigné, de Châteaugiron et de la Guerche (1257)Le sacre des évêques était alors extrêmement solennel ; la première entrée du pontife dans la ville épiscopale se faisait en grande pompe. Certains seigneurs étaient tenus, dans ces occasions, à plusieurs services, en rémunération desquels ils avaient droit de prendre quelques-uns des objets qui avaient servi au prélat. L'évêque de Rennes devait être porté à son entrée par les quatre seigneurs que nous venons de nommer. Ils s'acquittèrent de cette obligation envers Gilles nouvellement élu, et le baron de Vitré s'empara, comme il en avait le droit, de toute la vaisselle de l'évêque. La veille, il avait tenu l'étrier droit, lorsque celui-ci descendit de cheval à l'abbaye Saint-Melaine de Rennes, pour quoi il avait gardé le cheval tout harnaché..
Seigneur de Laval Guy succéda en 1265, dans la terre de Laval à sa mère.
Le pape, en 1265, ayant fait publier une croisade contre , usurpateur du trône de Sicile, Guy de Laval fut du nombre des seigneurs qui se rendirent en Italie pour cette expédition. Il participe avec , accompagné de son fils, à l'expédition du royaume de Sicile, où il meurt. Il se distingua, le , à la bataille de Bénévent où de Sicile périt.
, suivant son historien, avait près de lui lorsqu'il fait son testament en 1265, des frères de l'ordre des Jacobins. Il rédige ce testament à Lyon, après l'expédition contre Charles Maucourt de Bourjolly, , ..
Mort Pour récompenser la valeur singulière qu'il y fit paraître, le pape lui accorde, dit on, le privilège, de présenter de plein droit, pleno jure, les prébendes de la collégiale Saint-Tugal de Laval ; droit singulier, dont effectivement les seigneurs de Laval sont en possession de temps immémorial.
Guy meurt peu de temps après son retour, au commencement de l'an 1267, suivant un arrêt du parlement, de la chandeleur de cette année. Il a des enfants de ses deux épouses, l'aîné est .
Unions et descendance Il se maria deux fois : En 1239 avec Philippa de Vitré (vers 1225 † à Paris), dame de Vitré, de Châtillon et d'Aubigné, fille d' de Vitré (vers 1180 † à Mansourah, Égypte), baron de VitréPremière baronnerie après Penthièvre en Bretagne. et de Catherine de BretagneSœur puînée d'Alix de Bretagne, héritière de Bretagne, qu'elle porta en dot à Pierre de Dreux., dont :