Joël Mône, né à Bône, en Algérie, le est un artiste, auteur de vitraux contemporains.
Jeunesse et débuts
Né à Bône, en Algérie, le , Joël Mône arrive en France à l'âge de douze ans. Il voyage en Afrique, se destine pour la mécanique, puis finalement, se forme au dessin industriel. En 1977, il rencontre à Lyon le maître verrier Joséphine Lamy Paillet qui lui transmettra son savoir-faire et sa conception de la relativité de la couleur dans le vitrail.
Influences
La production des vitraux de Joël Mône est faite de technique traditionnelle axée sur la transparence, la coloration et la puissance lumineuse. C’est la trace de l’influence de son maître Joséphine Lamy-Paille (voir les vitraux de l’église Saint-Bonaventure à Lyon). Les fonds sont généralement bleus et clairs, les sujets sont multicolores et de tons soutenus. L’iconographie semble absente (seulement en apparence). Le principe utilisé est celui de l’hypnose ou de la prestidigitation : attirer l’attention sur un sujet particulier pour mieux faire accepter ce qui lui tient à cœur, voir par exemple : « Le Christ aux outrages » dans la sacristie de Saint-Fons. Les réalisations sont monumentales, c'est-à-dire qu’elles ne s’encombrent pas du cadre restreint des fenêtres mais en englobent plusieurs, voire toutes, en les intégrant à l’ensemble de l’œuvre. Joël Mône est très influencé par Vasarely et surtout Escher. Leurs recherches sur la perspective et le trompe-l’œil le fascinent et n’ont jamais été utilisées en vitrail. On enseigne que la perspective est incompatible avec la transparence. Les vitraux-tableaux du ont été dépolis, d’ailleurs, afin de permettre la perspective de dessin. L’originalité de ces vitraux est donc de trouver dans la surface plane de la fenêtre, les effets que permet la perspective.
En vitrail traditionnel, fait de verre et de plomb, la technique utilisée est la plus archaïque qui soit : la couleur est donnée par le verre qui est teinté dans la masse (les verreries peuvent lui fournir plus de 2000 couleurs de base et des centaines de nuances par couleur en verre soufflé à la bouche, pâte de verre ou verres industriels). Les peintures appelées « grisailles ou émaux » sont là pour filtrer ou occulter la lumière. Ces peintures sont utilisées avec parcimonie. Les barlotières, les vergettes (armatures) et le plomb par ses différentes largeurs, font partie intégrante du graphisme et n’apparaissent jamais comme une contrainte technique. Chaque pièce de verre choisie est dans la mesure du possible, unique dans sa teinte.
Créations
Église Saint-Martin de Romilly-sur-Seine (Aube) - L'eau et la Lumière - (2012) en cours de réalisation en collaboration avec l'atelier Vitrail Saint-Georges Collégiale Saint-Martin de Bollène (Vaucluse) (2012) Architecte ACMH Didier Reppelin en cours de réalisation en collaboration avec l'atelier Vitrail Saint-Georges Chapelle Notre-Dame de Haute Lumière au Col des Saisies sur la commune de Hauteluce (Savoie) - La vie de Notre Dame - (2008) , en cours de réalisation en collaboration avec l'atelier Vitrail Saint-Georges Holy Family Church à Singapour - La Sainte Famille - (1998) Vitrail de type Saint-Sulpicien. Rose de de diamètre. Church of the Holy Family, Singapor Notre-Dame du Rosaire à Saint-Fons (Rhône)- La Clef de sol - (1994) Église de Marols (Loire) - L'arrivée de la Colombe de la Paix - (1994) Église Saint-Pierre de Marols Église de Souternon (Loire) - Les Colombes - (1993) Église de Souternon Chijmes à Singapour - Holy Infant Jesus - (1990) en création et en restauration The Convent of Holy Infant Jesus
Autres 2011 2009 1998 N°M262728
Publications
Références
Liens externes
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