L’Union sportive Orléans Loiret football est un club de football français situé à Orléans (Loiret). L'USO est fondé en 1976 à la suite de l'intégration de l'Arago sport orléanais dans le giron de l'US Orléans omnisports pour devenir sa section football.
L'US Orléans prend la continuité sportive de l'Arago en Division 3 et remporte le groupe Ouest en 1978. Une montée en deuxième division et professionnelle s'en suit, et l'USO réalise la même année son plus bel exploit sportif en se hissant en finale de la Coupe de France. En 1992, le club est relégué administrativement et placée en liquidation judiciaire. Le club retrouve la Division d'Honneur Centre. Après cette relégation, la remontée progressive des Orléanais vers les divisions professionnelles se fait régulière, notamment à partir de 2002, date à partir de laquelle l'USO ne connaît plus de descente. En 2010, l'US Orléans 45 remporte son groupe de CFA puis le titre de National (troisième niveau) quatre saisons plus tard. L’équipe redevient professionnelle en à la suite de sa montée en Ligue 2.
L'US Orléans dispute ses matchs à domicile au Stade de la Source, et y évolue en couleurs jaune et rouge. Depuis , elle dispose d'un centre de formation. La SASP est présidée par Philippe Boutron.
Histoire
Dans la continuité de l'Arago (1976-1992) L'Arago devient l'US Orléans (1976)
L'Arago sport orléanais, section sportive du Patronage Saint-Paterne, voit le jour en 1902. Pierre Belleteste en prend la présidence en 1923 lorsque le club évoluait au championnat départemental avant d'évoluer au niveau régional puis CFA dans les années 1940 et 50 Le club ne redescend en Divion d'Honneur (plus haut niveau Régional) qu'au milieu des années 1960. L'AS Orléans quitte une nouvelle fois le niveau régional au début des années 1970 et est promu dans la nouvelle Division 3. Après deux saisons d'adaptation, l'Arago est à la lutte avec l'AJ Auxerre pour la montée en Division 2 mais souffre de son manque d'installation et de moyens.
L'Arago intègre l'Union sportive Orléans, club omnisports créé en 1972 plus tôt, et en devient la section football sous le nom de Union sportive Orléans Arago.. Les couleurs de l'équipe, qui profite maintenant des installations modernes du stade de la Source, deviennent le jaune et le rouge.. Jean-Pierre Belleteste relaie son père à la présidence.
Lemée, la Division 2 et la finale de Coupe de France (1976-1988) + Finale de la Coupe de France 1979-1980. ÉquipesAS Monaco-US Orléans Résultat 3-1 Datesamedi 7 juin 1980. LieuParc des Princes, Paris ArbitreGeorges Konrath MonacoEttori - Zorzetto, Vitalis, Gardon, Moizan - Ricort, Christophe, Petit - Dalger, Onnis , Emon Orléans Viot - Plissonneau, Drouet, Lemée , Bodji - Germain, Marette , Albaladéjo - Berthouloux, Hamerschmit, Loukaka
Ancien joueur professionnel et natif d'Orléans, Jean-Baptiste Bordas est le premier entraîneur de l'USO. Arrivé comme entraîneur-joueur à l'AS Orléans en 1969, Bordas est conforté à son poste après la fusion. Il ne reste qu'un an dans la nouvelle structure.
En 1977, Jacky Lemée arrive aussi en tant qu'entraîneur-joueur. S'appuyant sur des joueurs formés au club comme Loïc Berthouloux et Bruno Germain, il mène l'équipe au titre de champion du groupe Ouest Division 3 dès la première saison. « Arago » disparait alors du nom du club et pour sa première année en Division 2, l'US Orléans décroche la neuvième place du groupe B.
Profitant d'un tirage au sort clément lors de la Coupe de France 1979-1980, le club ne rencontrant que des équipes de même division ou de division inférieure, les hommes de Lemée bataillent contre l'US Montagnarde (6-0), le RC Franc-Comtois (3-1) et l'AS Angoulême (défaite 2-0 à l'aller et victoire 5-1 au retour dont deux buts de la tête sur corner de Jacky Lemée) avant d'éliminer le Paris FC en demi-finale : la défaite deux buts à un au retour au Parc des Princes devant plus de n'efface pas la victoire obtenue à l'aller trois buts à un dans un stade de la Source à l'affluence record ()..
Le , l'US Orléans et l'AS Monaco ont rendez-vous pour disputer la finale à Paris dans un Parc des Princes plein (). La partie débute difficilement pour les Orléanais, Roger Marette marquant contre son camp sur un tir de Christian Dalger (). Peu après, Marette remet lui-même les deux équipes à égalité d'un tir en pivot qui trompe le gardien Jean-Luc Ettori (). Après la pause, les Monégasques reprennent le contrôle du jeu et marquent deux fois en vingt minutes, par l'intermédiaire d'Albert Emon dès la reprise (), puis de Delio Onnis qui transforme un coup franc direct sans attendre le coup de sifflet de l'arbitre Georges Konrath alors que Patrick Viot n'est pas placé au centre de son but (3-1 ; )... En championnat, le club orléanais finit onzième du Groupe A de Division 2.
En 1980-1981, avec l'arrivée de Patrice Garande, l'US Orléans remonte de deux places au classement. L'attaquant réalise une saison pleine en marquant vingt buts, terminant ainsi deuxième meilleur buteur du groupe B derrière Marcel Campagnac. En Coupe de France, la bonne performance de la saison passée ne se répète pas et le parcours orléanais s'arrête dès les seizièmes de finale, éliminé par le FC Metz alors en Division 1 (0-0, 0-2). S'ensuivent trois saisons où l'USO progresse au classement : neuvième en 1981-1982, huitième en 1982-1983 et sixième en 1983-1984. Durant chacun de ces exercices, le parcours en Coupe s'arrête en de finale.
En 1984-1985, le club réalise sa meilleure performance en championnat en terminant quatrième de son groupe. Orléans vise une place de barragiste jusqu'à la dernière journée mais s'incline face au leader havrais et termine au pied du podium. Touchés par des problèmes financiers, le club voit plusieurs joueurs partir, comme Serge Chiesa, Guy Stéphan et Marc Berdoll. À la présidence, Jean-Pierre Belleteste démissionne et Claude Fousse prend sa place. Après un début de saison 1985-1986 laborieux, les Orléanais, qui peuvent compter sur Milan Calasan et ses dix-sept buts, remonte à la septième place du groupe B. Auteur de 497 matchs en D1 et en D2, Jacky Lemée raccroche les crampons au terme de la saison et se consacre uniquement à sa fonction d'entraîneur. Malgré un recrutement ambitieux, avec notamment Jean-Luc Arribart, Stéphane Solomenko et le danois Henrik Agerbeck, ainsi qu'une victoire en début de saison contre le RC Strasbourg, tout juste relégué de D1., les objectifs sont revus à la baisse et le club termine onzième.
Pour la saison 1987-1988, Arribart et Solomenko repartent au bout d'un an au club tandis que Gérard Soler et Gérard Lanthier ainsi que Henri Zambelli et le gardien Jean-Yves Le Maux rejoignent l'effectif jaune et rouge. Malgré un nouveau début de saison poussif, l'USO corrige l'Olympique lyonnais, prétendant à la montée, trois buts à zéro lors de la treizième journée. Ce match fait office de référence pour l'équipe qui termine l'exercice à la cinquième position, mais la faible moyenne de lors des matchs à domicile affecte lourdement les finances. À la fin de la saison, Jacky Lemée quitte son poste d'entraîneur et Gérard Soler prend sa retraite sportive.
Poursuite en D2 jusqu'à la liquidation (1988-1992) Karoly Kremer arrive au club à l'automne 1988 pour succéder à Jacky Lemée, tandis que l'international luxembourgeois Robby Langers renforce l'attaque orléanaise. Kremer est rejoint en novembre de la même année par Jean-Baptiste Bordas et forme avec lui un duo qui apporte une nouvelle philosophie de jeu à l'USO : un « football total » basé sur l'attaque et l'occupation de tous les espaces. Le match référence sous Kremer à l'USO est le huitième de finale de Coupe de France face au Paris Saint-Germain FC, le . Devant près de , les Orléanais réussissent une très bonne performance et s'imposent 4-0 au Parc des Princes. Les buteurs sont Langers, Germain, Soyer et Lerat. Au match retour, au stade de la Source, les deux équipes se quittent sur un match nul 3-3. Pourtant, l'USO est sorti en quart de finale par l'AS Monaco (1-2 ; 3-3) malgré à la Source lors du match aller. À Orléans, les joueurs de la principauté dominent le match et s'imposent 2-1. Lors du match retour, au bout de 33 minutes de jeu, le tableau d'affichage du stade Louis-II indique 0-2 grâce à Langers et Poucan. Mais en deuxième période, les Monégasques égalisent en quatre minutes ; peu importe : un quart d'heure plus tard, Langers redonne l'avantage aux Orléanais, virtuellement qualifiés. Mais l'équipe d'Arsène Wenger égalise à nouveau par Marcel Dib et se qualifie pour le tour suivant. En championnat, l'USO termine dixième du groupe B malgré les vingt-sept buts de Robby Langers qui termine meilleur buteur de D2, les deux groupes confondus. Ce binôme d'entraîneur Kremer-Bordas ne reste qu'une seule saison, le premier devenant manager général du club l'année suivante et le second directeur du centre de formation. Durant l'été, le club est en dépôt de bilan consécutivement à une dette de deux millions de franc.
Arrivé en provenance de l'AS Gien, Jean-Pierre Destrumelle prend les commandes de l'USO en 1989, mais après une douzième puis seizième place, il démissionne en 1991. Henri Atamaniuk rejoint l'US Orléans à l'été 1991 et dirige l'équipe première une seule saison. En effet, le club vit sa pire saison en Division 2 avec des problèmes financiers importants. En , en dépit d'un sévère plan établi en deux ans plus tôt, la situation financière est toujours précaire avec une dette de sept millions de francs (1,15 M€), le club est mis en redressement judiciaire. Le substitut du procureur concède alors qu'. Cependant, les collectivités locales refusent de débloquer une aide exceptionnelle. Le , le club est liquidé. La décision entraîne l'arrêt de la section professionnelle et les résultats des matchs d'Orléans sont annulés puisque l'équipe n’achève pas le championnat.
Une période de reconstruction (depuis 1992) Redémarrage en DH puis remontée (1992-2004) thumb|upright|droite|Fanion de l'US Orléans 45 Football. Pour la saison 1992-1993, le club orléanais retrouve la Division d'Honneur Centre sous le patronyme US Orléans 45. Jean-Baptiste Bordas, directeur du centre de formation depuis 1989, reprend une troisième fois du service sur le banc. Durant deux saisons, Bordas et ses joueurs terminent huitièmes puis troisièmes..
Parti en 1988, Jacky Lemée revient au club en 1994 pour succéder, une nouvelle fois, à Jean-Baptiste Bordas et mène le club à un nouveau titre de champion dès sa première saison, de DH Centre cette fois-ci. Le club monte en Nationale 3, le cinquième niveau du football français. Sixième puis septième de N3, Lemée quitte son poste en alors que le club est en mauvaise position au classement. Didier Barge, entraîneur de l'équipe réserve, assure l'intérim jusqu'au mois de juin. Présent au club depuis plusieurs années, il ne peut sauver l'équipe de la relégation et retourne entraîner la réserve jusqu'en 2007.
Joël Guezet entraîne durant deux saisons l'US Orléans, de 1998 à 2000. Par deux fois, il échoue de peu dans sa mission de faire remonter le club en CFA 2, terminant deux fois second derrière l'AS Salbris. puis le FC Chartres..
Jean-Louis Turpin devient alors président. PDG d'une entreprise de travaux publics et ancien footballeur de l'Arago sport orléanais, Turpin confie l'équipe à un ex-joueur de l'USO, Joël Germain, avec pour mission de faire remonter le club au niveau national.