Asprières est une commune française située dans le département de l'Aveyron en région Occitanie. Géographie Localisation et communes limitrophes La commune d'Asprières se trouve au nord-ouest du département de l'Aveyron, dans la petite région agricole du Ségala.. Elle se situe à par la routeLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes. de Rodez., préfecture du département, à de Villefranche-de-Rouergue., sous-préfecture et à de Capdenac-Gare., bureau centralisateur du canton de Lot et Montbazinois dont dépend la commune depuis 2015. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Figeac.

Les communes les plus proches sont.Les distance sont mesurées ici à vol d'oiseau. : Les Albres (), Sonnac (), Bouillac (), Cuzac (46) (), Naussac (), Lentillac-Saint-Blaise (46) (), Galgan (), Peyrusse-le-Roc (), Viviez ().

Hydrographie vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier d'Asprières. La commune est drainée par le Lot, le ruisseau de Tournhac, le ruisseau de Clamouze, le ruisseau de Layzac, le ruisseau de l'Estang, le ruisseau de Prat Rigal, le ruisseau de Querbes, le ruisseau de Roucayrol et par divers petits cours d'eau..

Le Lot prend sa source à d'altitude sur la montagne du Goulet (nord du mont Lozère), dans la commune de Cubières (48), et se jette dans la Garonne à Monheurt (47), après avoir parcouru et traversé .

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Faycelles à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal d'Asprières comprend une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.. : le « cours moyen du Lot » (). et deux ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : la « moyenne vallée du Lot » (), qui s'étend sur dont 28 dans le Lot et 8 dans l'Aveyron.; la « vallée du Lot (partie Aveyron) » (), qui s'étend sur dont 39 dans l'Aveyron, 5 dans le Cantal, deux dans le Lot et une dans la Lozère..

Urbanisme Typologie Au , Asprières est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols vignette|redresse=1.2|Infrastructures et occupation des sols de la commune d'Asprières. L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (50,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (45,5 %), forêts (44,2 %), prairies (6,5 %), eaux continentales (2 %), zones urbanisées (1,8 %)..

Planification La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document essentiel d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCoT du Pays de Figeac, dont le périmètre a été fixé en 2011, le projet a été arrêté par le comité syndical en 2015 puis, après enquête en , approuvé en . La structure porteuse est le Pôle d'équilibre territorial et rural Figeac - Quercy - Vallée de la Dordogne, qui associe deux communautés de communes, notamment la communauté de communes Grand-Figeac, dont la commune est membre..

La commune disposait en 2017 d'une carte communale qui était en révision..

Risques majeurs Le territoire de la commune d'Asprières est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), feux de forêts et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage, et à deux risques particuliers, les risques radon et minier...

Risques naturels vignette|redresse=1.2|Zones inondables de la commune d'Asprières. Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement du Lot. Les dernières grandes crues historiques, ayant touché plusieurs parties du département, remontent aux 3 et (dans les bassins du Lot, de l'Aveyron, du Viaur et du Tarn) et au (bassins de la Sorgues et du Dourdou).. Ce risque est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) Lot aval., approuvé le ..

Le Plan départemental de protection des forêts contre les incendies découpe le département de l’Aveyron en sept « bassins de risque » et définit une sensibilité des communes à l’aléa feux de forêt (de faible à très forte). La commune est classée en sensibilité faible..

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles, soit des effondrements liés à des cavités souterraines. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse.. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Géorisques.. Une autre carte permet de prendre connaissance des cavités souterraines localisées sur la commune..

Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une canalisation de transport de gaz et une infrastructure ferroviaire. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence..

Dans le département de l'Aveyron on dénombre huit grands barrages susceptibles d’occasionner des dégâts en cas de rupture. La commune fait partie des susceptibles d’être touchées par l’onde de submersion consécutive à la rupture d’un de ces barrages..

Risques particuliers La commune est concernée par le risque minier, principalement lié à l’évolution des cavités souterraines laissées à l’abandon et sans entretien après l’exploitation des mines....

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. La commune d'Asprières est classée à risque moyen à élevé..

Toponymie Le village nommé de Asperiis en 1267 tirerait son nom de l'ancien occitan aspre, "rugueux, caillouteux, aride", du latin asper, "âpre, rude".

Histoire Le nom d'Asprières apparaît pour la première fois en 966 dans un cartulaire de l'abbaye de Conques. En 1209, Raymond VI, comte de Toulouse, concède des privilèges au prieuré et à la ville d'Asprières. À la mort de Raymond VII, la seigneurie passe à Alphonse de Poitiers, puis à la couronne de France.

En 1280, un hôpital (lieu d'accueil des pèlerins) et une léproserie sont signalés à Asprières, sur le "chemin romieu" (des pèlerins), entre Rodez et Figeac. En 1326, l'abbé de Saint-Martial de Limoges cède la juridiction d'Asprières à Raymond VII, comte de Toulouse.

En 1338, premières fortifications de la ville ; Philippe de Valois concède à Hugues de Fabrefort tous ses droits de juridiction sur Asprières. En 1368, mort de Bertrand, fils de Hugues II de Fabrefort, co-seigneur d'Asprières, en paréage avec le prieuré. Sa veuve Hélène épouse Jean de Morlhon. En 1371, ce dernier est chargé par le sénéchal anglais de fortifier la ville. En 1372, celle-ci est qualifiée de "village fort". En 1390, Asprières est assiégée pendant 23 jours par une compagnie anglaise.

En 1516, la ville est frappée par la peste. Une statue votive dans l'église rappelait ce fléau. En 1568, la ville devient protestante, par la conversion de son seigneur François de Morlhon. Par mariage, la seigneurie d'Asprières passe en 1608 de la maison de Morlhon à celle de Freyssinet, puis par le mariage de Jeanne de Freyssinet à Gaspar de Gleyse, vers 1660, à cette famille de Gleyse qui donna les derniers seigneurs d'Asprières.

Le prieuré d'Asprières s'éteint en 1762. En 1792, Asprières devient chef-lieu de canton, ce qu'il demeurera jusqu'en 1922. En 1794, le curé d'Asprières, Guillaume de Trémolières, réfractaire à la Constitution civile du clergé, est exécuté à Rodez.

En 1814, première adduction d'eau à Asprières, avec la création de 12 fontaines publiques. Entre 1855 et 1864, l'abbé Lafon mène des travaux de restauration de l'église Saint-Martial.