Ayssènes est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.
Géographie Localisation La commune d'Ayssènes se trouve au centre du département de l'Aveyron, dans la petite région agricole des Monts de Lacaune.. Elle se situe à par la routeLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes. de Rodez., préfecture du département, à de Millau., sous-préfecture et à de Pont-de-Salars., bureau centralisateur du canton de Raspes et Lévezou dont dépend la commune depuis 2015. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Saint-Affrique.
Les communes les plus proches sont.Les distance sont mesurées ici à vol d'oiseau. : Le Truel (), Saint-Victor-et-Melvieu (), Les Costes-Gozon (), Villefranche-de-Panat (), Viala-du-Tarn (), Saint-Rome-de-Tarn (), Lestrade-et-Thouels (), Broquiès (), Alrance ().
Communes limitrophes
Paysages et relief Située dans la vallée du Tarn, aux portes du Lévézou et des villes de Millau et Saint-Affrique, la commune est très isolée. Elle est composée de plusieurs villages : Ayssènes, Saint-Rémy, Coupiaguet, Rentières, Melet-Galy et Vabrette.
Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier d'Ayssènes. La commune est drainée par le Tarn, le Ruisseau de Coudols, le Vernobre, le ruisseau des Vabrettes, le ruisseau de Coupiaguet et par divers petits cours d'eau..
Le Tarn, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Pont de Montvert - Sud Mont Lozère (48) et se jette dans la Garonne à Saint-Nicolas-de-la-Grave (82), après avoir arrosé .
Le Ruisseau de Coudols, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Castelnau-Pégayrols et se jette dans le Tarn à Saint-Victor-et-Melvieu, après avoir arrosé .
Gestion des cours d'eau La gestion des cours d’eau situés dans le bassin de l’Aveyron est assurée par l’établissement public d'aménagement et de gestion des eaux (EPAGE) Aveyron amont, créé le , en remplacement du syndicat mixte du bassin versant Aveyron amont..site officiel du SMB2.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Salles-Curan à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Milieux naturels et biodiversité Espaces protégés La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée.. Dans ce cadre, la commune fait partie d'un espace protégé, le Parc naturel régional des Grands Causses, créé en 1995 et d'une superficie de Ce territoire rural habité, reconnu au niveau national pour sa forte valeur patrimoniale et paysagère, s’organise autour d’un projet concerté de développement durable, fondé sur la protection et la valorisation de son patrimoine...
Sites Natura 2000 vignette|redresse=1.2|Sites Natura 2000 sur le territoire communal. Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles..
Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats ».. La « Vallée du Tarn (de Brousse-le-Château jusqu'aux gorges) », d'une superficie de , est une vallée encaissée offrant une grande diversité de situations aquatiques et géologiques (terrains calcaires et acides) entrainant une végétation originale. Présence de grottes à chauves-souris et d'une population remarquable d'Odonates rares, notamment Macromia splendens..
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal d'Ayssènes comprend une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.. : la « rivière Tarn (partie Aveyron) » (). et une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : la « vallée du Tarn, amont » (), qui s'étend sur dont 31 dans l'Aveyron, 26 dans le Tarn et 3 dans la Lozère..
Urbanisme Typologie Au , Ayssènes est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols vignette|redresse=1.2|Infrastructures et occupation des sols de la commune d'Ayssènes. L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (54,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (48,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44 %), zones agricoles hétérogènes (33,7 %), prairies (20,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,2 %), eaux continentales (0,6 %), terres arables (0,2 %)..
Planification La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document essentiel d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCoT du Parc naturel régional des Grands Causses, approuvé le vendredi par le comité syndical et mis à l’enquête publique en . La structure porteuse est le Pôle d'équilibre territorial et rural du PNR des Grands Causses, qui associe huit communautés de communes, notamment la communauté de communes de la Muse et des Raspes du Tarn, dont la commune est membre..
La commune, en 2017, avait engagé l'élaboration d'un plan local d'urbanisme..
Risques majeurs Le territoire de la commune d'Ayssènes est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), feux de forêts et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque particulier, le risque radon...
Le Plan départemental de protection des forêts contre les incendies découpe le département de l’Aveyron en sept « bassins de risque » et définit une sensibilité des communes à l’aléa feux de forêt (de faible à très forte). La commune est classée en sensibilité moyenne..
Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. La commune d'Ayssènes est classée à risque moyen à élevé..
Toponymie L'étymologie du nom Ayssenes est incertaine. Elle pourrait venir d'un nom celte "Ussena", bute plantée de vigne. De fait, jusque à la crise du phylloxera, les versants exposé au sud présentaient au moins au 19eme siècle, une culture de vignes en terrasse. On ne peut cependant pas être assuré de la présence de vignes à l'époque au moins gallo romaine .
Histoire
Moyen Âge Le village d'Ayssènes, bâti sur une crête dominant le Tarn, est un lien direct entre le plateau du Lévézou et les Raspes du Tarn. Autrefois sur le piton du Roc Saint-Jean trônait une forteresse imprenable.
En 1135, Ayssenes appartient à Broquies, qui appartient à Rodez. En 1271, Rodez et Broquies se partagent la seigneurie. Broquies récupère Vabrette et Saint Remy. Le village d'Ayssenes continue à appartenir au comte de Rodez qui y entretenait une garnison afin de maintenir son influence sur le Rouergue méridional. Le château disposait d'une chapelle, créée par Cécile, Comtesse de Rodez et dédiée à Saint Jean L'Evangéliste. Le comte de Rodez était représenté par la capitaine de sa garnison. On en a identifié plusieurs : M.de Versols, ou le capitaine de Montarnal.
En 1360, le Rouergue passe sous le controle des Anglais, et du Prince Noir. Ayssenes qui a déjà versé au Comte de Rodez cent florins d'or pour soutenir les guerres, se trouve à nouveau taxé en 1365 par le Prince Noir, pour des tailles de trois deniers pour tout habitant de plus de 14 ans.
Des hôtes prestigieux séjournèrent dans ce lieu et notamment le roi de France Charles VII, le en revenant du Languedoc où il était venu pour remettre de l'ordre. À ce lieu sont liées plusieurs légendes : La légende du roc de cavalier et de la belle Aude, le trésor de Rémèsi, le nid de corbeau, etc.
Époque moderne
Les guerres des religion Le château fut l'objet de nombreuses convoitises au moment des guerres de religion. Les protestants s'étaient établis à Ayssènes. Aussi, en octobre 1586, l'armée du Duc de Joyeuse, beau-frère du roi Henri III tenta de l'assiéger. Le capitaine des lieux lui tendit un stratagème et l'armée du duc battit en retraite en direction du causse de Saint-Victor; c'est là que la garnison du capitaine attaqua son campement dans la nuit, lui prit une cinquantaine de chevaux et captura plusieurs soldats. Le conseil de Catherine de Navarre, Comtesse de Rodez décida la démolition du chateau dès 1596. Les catholiques reprirent le chateau en 1613, repris par les protestants en 1620. Le Duc de Rohan, catholique entreprit un nouveau siège en et s'empara du lieu.