La guerre du Mali provoque de nombreuses réactions, tant dans la société civile malienne qu'à l'international.
Réactions nationales Réactions politiques Réunie en séance plénière le , l'Assemblée nationale adopte une résolution condamnant les attaques menées dans le nord du Mali et réaffirmant son attachement à l’intégrité du territoire.
Le , Ibrahim Boubacar Keïta, président du Rassemblement pour le Mali et candidat à l'élection présidentielle malienne de 2012, appelle lors d'un meeting à Mopti à l’unité nationale derrière un front républicain réunissant tous les patriotes, car . Le à Tombouctou, au cours de la conférence régionale du Rassemblement pour le Mali (RPM), il déclare que les attaques de Ménaka, Tessalit, Aguel'hoc, Andéramboukane et Léré, menées par le MNLA sont des . L'ancien Premier ministre, candidat à l'élection présidentielle malienne de 2012, insiste sur . Il préconise l'adoption d'une loi de programmation militaire pour adapter les forces armées et de sécurité aux nouvelles menaces, et l’organisation d’Assises nationales du Nord. Le , à Nouakchott, capitale de la Mauritanie, Soumeylou Boubèye Maïga, ministre malien des Affaires étrangères, en marge d'une réunion sur la sécurité au Sahel rassemblant des ministres de la Mauritanie, du Mali, du Niger et de l'Algérie, déclare que .
Le , le président Amadou Toumani Touré reçoit les présidents de cinq partis politiques maliens pour s'entretenir de la situation au Nord Mali avec eux. Ils soutiennent le chef de l'État dans sa gestion de la crise, appelant à ce que le conflit se résolve dans le dialogue. La délégation es constituée de Soumaïla Cissé, Dioncounda Traoré, Tiébilé Dramé et Choguel Kokalla Maïga. Le président a réitéré son intention de ne pas toucher au calendrier électoral. La délégation est reçue de nouveau le par le président Amadou Toumani Touré auquel ils remettent un plan d’action pour sortir de la crise au nord-Mali. Ce plan d’action est présenté lors d'une conférence de presse à la Maison de la presse de Bamako le . Il prévoit notamment un forum national pour la paix et la stabilité. Les partis politiques souhaitent le maintien du calendrier électoral, le non-respect des échéances pourraient avoir des conséquences dramatiques sur la démocratie avec l'éventualité d'un coup d'État a prévenu Dioncounda Traoré. Le , le parti d'opposition Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (Sadi) a, au cours d'une conférence de presse, réclamé la démission du président de la république Amadou Toumani Touré qu'il considère comme responsable avec son gouvernement, le Mouvement national de Libération de l’Azawad (MNLA), certains anciens militaires de Libye, AQMI et les narcotrafiquants, de la situation au nord du Mali. Il demande la nomination d'un gouvernement de quinze membres devant mettre fin à la guerre et ouvrir le dialogue avec le MNLA, assurer la sécurité dans le pays, organiser sérieusement les élections présidentielles et législatives.
Moussa Mara, candidat à l'élection présidentielle, déclare le à Ségou au cours d'une conférence de presse consacrée au thème de la sécurité , promettant, s'il est élu de déployer au moins (soit le tiers des capacités de l'armée malienne) . Ibrahim Boubacar Keïta a affirmé devant le deuxième congrès des jeunes du Rassemblement pour le Mali le qu'il avait pour ensuite ouvrir un dialogue avec toutes les composantes de la société malienne afin de et de redéfinir .
Cheick Modibo Diarra, président du Rassemblement pour le développement du Mali (RpDM) et candidat à l'élection présidentielle, salue, dans un communiqué de presse, les autorités et les populations des pour l’accueil et l’hospitalité aux réfugiés maliens et souhaite , soulignant que le .
Amadou Toumani Touré, président de la république, déclare dans une interview au quotidien français Le Figaro le que . Il se déclare ouvert au dialogue mais du Nord-Mali.
Le , le candidat de l’Union pour la république et la démocratie à l’élection présidentielle, Soumaïla Cissé, au cours de la conférence nationale des jeunes de son parti, condamne les et prend l’engagement de .
Réactions de la société civile malienne Le Collectif des ressortissants du nord Mali (COREN), présidé par Malick Alhousseïni Maïga, tient son assemblée générale le au centre international des conférences de Bamako en présence de deux anciens Premiers ministres Ousmane Issoufi Maïga et Ahmed Mohamed Ag Hamani, et des anciens ministres Younouss Hamèye Dicko, Amadou Abdoulaye Diallo et Mohamed Ag Erlaf. L'ordre du jour porte sur l'organisation de la solidarité en faveur des victimes de la guerre et sur le retour à la paix et à la sécurité sur l'ensemble du territoire. Le Coren adopte un plan d'action dont l' nécessitant pour l'État malien de .
Le , , un rassemblement est organisé au Centre international de Conférences de Bamako, en présence notamment de l’Imam Mahmoud Dicko, Président du Haut conseil islamique du Mali, de Monseigneur Jean Zerbo, archevêque de Bamako et de Ahmed Mohamed Ag Hamani, ancien Premier ministre. Mahamoud Dicko a déclaré : .
Le , Aliou Diallo s'est adressé aux groupes armés du Nord, notamment aux Ansar Dine et MNLA, aux membres du gouvernement malien de transition ainsi qu'aux représentants du CNRDRE à travers les médias maliens. Il a lancé un appel urgent pour la paix au MaliSite officiel de L'appel pour la paix au Mali appelpourlapaixaumali.com, consulté le 22 mai 2012.
Réactions de la presse Pour la presse malienne, les rebelles du MNLA sont qualifiés de terroristes dans : ou de bandits armés dans : dans : .
La presse malienne condamne l'attitude de la France, perçue comme une ingérence de la France et un soutien de fait au MNLA. Ainsi, le journal 26 mars affirme après les déclarations du ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé le que la France en considérant qu' seraient .
Réactions africaines CEDEAO Les chefs d'État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) réunis à Abuja (Nigeria) les 16 et expriment , condamnent la rébellion du MNLA et apportent leur .
Le , Désir Kadre Ouedraogo, président de la Commission de la CEDEAO, a annoncé dans un communiqué que tout en confirmant son soutien au gouvernement malien pour .
Le , les chefs d’États de la Cédéao réunis à Abidjan (Côte d'Ivoire) décident, après avoir suspendu le Mali de l’organisation afin de sanctionner les putschistes, de condamner une nouvelle fois les attaques du MNLA et précise que si elles se poursuivent, . Le président burkinabé Blaise Compaoré est nommé médiateur de la crise malienne avec pour mission .
Union africaine Jean Ping, président de la commission de l'Union africaine condamne le ces attaques et assure .
Le , quatorze chefs d'État africains se réunissent à Cotonou dans le cadre d'un mini-sommet de l'Union africaine, en particulier pour aborder la situation sécuritaire au Sahel.
Boni Yayi, président du Bénin et président de l'Union africaine depuis le déclare à Radio France internationale le que la crise du Nord-Mali est .
Pays voisins Abdelkader Messahel, ministre algérien délégué aux Affaires maghrébines et africaines, condamne le le recours à la violence pour porter des revendications même légitimes.
Le président du Burkina Faso Blaise Compaoré, après s’être entretenu avec le président malien Amadou Toumani Touré à l’occasion d’une conférence régionale sur l’éducation déclare le souhaiter afin que . Pour Djibrill Bassolé, ministre burkinabé des affaires étrangères qui a confirmé dans un entretien à Jeune Afrique le la disponibilité du président Blaise Compaoré à aider le Mali, il est nécessaire pour résoudre la crise d'avoir .
Le , le président nigérien Mahamadou Issoufou se déclare préoccupé par la situation au Mali, notamment l’afflux de réfugié sur le territoire nigérien. Selon lui, la crise est liée à la défaite de Mouammar Kadhafi qui . Il lance un appel aux rebelles en déclarant à Radio France internationale .
Réactions internationales Nations unies Le , Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations unies, préoccupé et inquiet , condamne et demande aux groupes rebelles de .
Le , Saïd Djinnit, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Afrique de l'Ouest, déclare que et appelle à une .
Union européenne Pour l'Union européenne, Catherine Ashton, Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, demande . Elle salue l'appel à l'unité nationale lancé par le président Amadou Toumani Touré et souligne .
Belgique Durant une session de la Chambre des représentants de Belgique, le député controversé Laurent Louis a dénoncé l'intervention occidentale au MaliLa guerre au Mali n'a pour objectif que le contrôle de l'uranium, paru le 20/01/20113, par Leila Assam, emarrakech.info..
France Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères déclare le lors d'une intervention devant les sénateurs français que , ajoutant .
Dans une interview à Radio France internationale le , Henri de Raincourt, ministre français de la coopération déclare que la tout en réaffirmant que .
Alain Juppé s'est rendu le à Bamako pour rencontrer le président malien Amadou Toumani Touré. Il a réaffirmé la nécessité d'un dialogue inter-malien pour sortir de la crise.
Le vendredi , au lendemain du franchissement de la ligne de front par des groupes islamistes, François Hollande, le président français, a confirmé que l'armée française était intervenue le jour même pour soutenir les forces armées maliennes.
Le dimanche , le déploiement des troupes françaises continue au Mali. Une aide logistique promise par les britanniques et les américains a commencé à prendre effet et les troupes armées des pays africains limitrophes sont attendues dans les heures qui suiventJournal de 20 heures de France 2 du 13 janvier 2013.. L'aviation française a bombardé des camps d'entraînement, des entrepôts et des stocks de munitions et de carburants islamistes, à Nampala, Sévaré, Léré et Gao.
Reste du monde Dans une déclaration lue par son porte-parole, Vitoria Nuland, le département d’État américain condamne et appelle à une reprise du dialogue. Le département américain condamne également ; En anglais : . Mary Beth Leonard, ambassadrice américaine au Mali, annonçant le le report des manœuvres antiterroristes que les États-Unis comptaient organiser avec les pays de la région, affirme que .
Notes et références
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