La seconde bataille de Ménaka se déroule lors de la guerre du Mali. La ville de Ménaka est prise par les forces islamistes du MUJAO et d'AQMI.
Prélude À la suite de sa victoire contre le MNLA à la bataille d'Idelimane, le MUJAO poursuit sa poussée et attaque la ville de Ménaka.
L'armée malienne n'est plus présente à Ménaka mais la ville reste défendue par une milice de 60 à 70 touaregs de la tribu des OulimédenJean-Paul Mari, .
Dans ses communiqués, le MNLA affirme que la ville est défendue par ses troupes, de même le MUJAO estime avoir combattu le MNLA à Menaka. Selon Bajan Ag Hamatou, les défenseurs sont de jeunes touaregs de la garde nationale. Contacté par RFI, il indique que les défenseurs de Menaka sont des habitants de la ville, qui étaient Mali: Ménaka, la ville défaite, RFI, 28 avril 2015..
Face à l'inégalité des forces, les miliciens touaregs décident cependant d'appeler en renfort les combattants du MNLA qui disposent de 60 véhicules dans les environs. Contactés, ces derniers promettent leur aide.
Les miliciens installent leur ligne de défense sur une grande dune, devant l’entrée de la ville, près du Camp des gardes.
Déroulement Le , vers 7 ou 8 heures du matin, le MUJAO attaque Ménaka. Les assaillants ont l'avantage du nombre, ils sont estimés à plus de 300, selon Bajan Ag Hamatou. Les jihadistes attaquent avec une première colonne de 26 véhicules, les miliciens ouvrent le feu et détruisent trois pick-up. Puis une deuxième colonne islamiste forte de 15 véhicules arrive en renfort. Les djihadistes ouvrent alors le feu sur la dune avec des armes lourdes : mortiers, lance-roquettes et mitrailleuse lourde. Vaincu à la bataille d'Idelimane, le gros des forces du MNLA n'intervient pas lors du combat ; contacté, leur chef d'état-major avoue que ses forces sont en déroute et déclare : . Les combats se poursuivent toute la journée, jusqu'à dix heures du soir, une partie importante de la population prend la fuite.
Quelques heures après le commandant islamiste Oumar Ould Hamaha affirme que la ville est prise ; il déclare : Mali: MNLA et Mujao se déchirent pour prendre Ménaka, RFI, 20 novembre 2012.Mali: toute la journée, des combats ont opposé le Mujao et le MNLA pour le contrôle de Ménaka, RFI, 19 novembre 2012..
Pertes Le , selon le journal Toumast-Press, favorable au MNLA, le bilan des combats à la mi-journée est de 2 tués et 3 blessés pour les indépendantistes contre environ 15 morts pour les jihadistes et une cinquantaine de victimes à l’hôpital de GaoToumast-Press : Reprises des combats entre le MNLA et les groupes terroristes AQMI, et MUJAO autour de Ménaka.
Le , dans son communiqué officiel, publié par Moussa Ag Assarid, le MNLA affirme que le bilan des combats à Ménaka est de 6 morts et 6 blessés pour ses troupes contre 36 morts pour les forces du MUJAO et d'AQMIMNLAMOV : Le résultat des combats à Ménaka, Tamagha : Le résultat des combats à Ménaka. Un membre du MUJAO déclare également : Le Combat : Offensive du MNLA contre le MUJAO. Le commandant jihadiste Omar Ould Hamaha affirme de son côté ne pas connaître mais il ajoute : Selon des sources de Human Rights Watch à Gao, le MUJAO a fait 6 à 15 prisonniers à Ménaka.
Quelques jours après le combat, le député Bajan Ag Hamatou affirme que le bilan définitif du combat du côté des défenseurs est de 12 morts, 33 blessés et 15 prisonniers sur les 70 hommes engagés. Parmi les tués figure Alwadihat, président du conseil du Cercle de Ménaka.
Début , des centaines de combattants de la tribu des Ouliméden, furieux d'avoir été abandonnés par le MNLA à Ménaka, décident de rallier Ansar DineDe grandes dissidences au sein du MNLA, Sahara Media, 6 décembre 2012..
Références
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