Peypin est une commune située à 26 km au nord-est de Marseille, dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, dans le Sud de la France.

Ses habitants sont appelés les Peypinois, Peypinoises.

Géographie Dans un paysage de collines provençales, la commune de Peypin est posée sur les contreforts nord du massif du Garlaban pour sa partie nord et sur les contreforts est du massif de l'Étoile. Au sud, l’extrémité septentrionale du massif d’Allauch culmine à d’altitude au sommet du Pirascas, et au col des Termes. A l’Est, le col de la Pomme, d’altitude est une derniere limite avant la montagne de Regagnas, appartenant au massif de la Sainte-Baume.

Le village lui même est situé à d’altitude, à au Nord-Est de Marseille, au Sud-Est d’Aix, 15 km au Sud-Est de Gardanne et 10 km au Sud d'Aubagne. Il est surmonté d'un coté, au sommet de la colline de la Creide, d'un oppidum antique et de l'autre, des ruines d'une forteresse médiévale construite sur un rocher à pic. Ces ruines consistent dans les vestiges d’une salle voûtée de 4 à et de deux enceintes de remparts dont l’une est flanquée de cinq tours rondes.

Le site est entouré de plusieurs hameaux excentrés aux dénominations chargées d'histoire : dont Les Pegoulieres, La Rouvière, Les Termes, Auberge Neuve, Bedelin, le Puits Armand, Valdonne, Jaz de Valèze, Pré Gaillard, Mauvaise Bastide, Baume de Marron, Doria, Vert Clos, Font de Branque ...

Communes limitrophes

Hydrographie Entre les deux massifs à Valdonne, se trouve une dépression dans laquelle coule le Merlançon. Cet affluent de l’Huveaune est le seul cours d’eau permanent de la commune. Il reçoit les ruisseaux du Teisset et de la Rouvière, et son débit peut devenir impressionnant voire destructeur lors de precipitations importantes.

Hameaux Valdonne Sur le Territoire de Valdonne se trouvent deux sites historiques

le château de Valdonne datant du le Château de la Roque Forcade, en réalité une propriété foncière jadis appelée Doria à partir du mais dont les origines remontent à l'époque gallo-romainecf historique sur le site https://www.chateaudelaroqueforcade.com/fr/le-chateau/histoire comme documenté en 1900 par la découverte de deux plats en argent datant du de notre ère et aujourd'hui conservés au LouvreBulletin archéologique de 1901, page 27. Imprimerie Nationale..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Destrousse à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Peypin est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Marseille-Aix-en-Provence, une agglomération inter-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (68,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (32,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (32,1 %), zones urbanisées (22,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5 %), terres arables (4,2 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (4 %), zones agricoles hétérogènes (0,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire

Étymologie L'étymologie de Peypin est liée à son environnement naturel. En effet, jusqu'à XVIIe, les guerres ont raison des chênes et autres bois endémiques. À partir de cette époque, on replante des essences qui poussent vite et sont à la fois sobres et rustiques : les pins, dont on récoltait les pignes dont les graines sont comestibles, le bois qui sert de matériau de construction, ameublement, outillage et combustible. La résine, suc poisseux ("pégueux") dont on enduit les mèches des torches et dont on fait des essences et des baumes, est récoltée par les pégouliers.

Et c'est ainsi que le village prend le nom de « podio pino », « colline du pin » en vieux français, qui deviendra Peypin

Evolution

Antiquité Peypin surplombait une partie de la voie Aurélienne reliant Arles à Toulon et permettait de contrôler une partie de la vallée de l'Huveaune, accès vers Marseille. C'est pourquoi les romains amenagerent cette bretelle de öa Via Aurelia dénommée Via Massilia Trittia, voie de Marseille à Tretscf De Gérin-Ricard H. Voie antique de Massilia à Trittia. In: Revue des Études Anciennes. Tome 16, 1914, n°3. p. 333. www.persee.fr/doc/rea_0035-2004_1914_num_16_3_1830.

La plaine fertile de Valdonne porte les traces de plusieurs villae, établissements agricoles de l’époque Gallo-Romaine.

Moyen Age

Haut Moyen Âge Aux cimetières romains succèdent des sepultures mérovingiennes, aux ateliers de tuiliers romains, ceux des potiers des Francs mérovingiens puis carolingiens.

A Valdonne, la propriété dite Doria appartennait alors à un M. L. Rostan, fils d'un érudit qui avait attiré l'attention d'archéologues par la qualité des renseignements qu'il a fournis sur le terrain de la découverte. En , des ouvriers opérant des défoncements pour la vigne dans la propriété Doria, trouvèrent sous une ancienne aire à blé, à quelques mètres au Nord de la ferme, un amas de décombres et des vestiges de substructions dans lesquels furent découvertes des tuiles à rebords, de fragments d'amphores et de dolia romains. A 0 m.60 de profondeur, on découvrit deux plats d'argent posés l'un dans l'autre ; ils n'étaient accompagnés d'aucun objet. Ils sont conservés à Paris, au musée du LouvreBulletin Archéologique. Paris - Imprimerie Nationale, 1901. page 27 et s .

La tradition orale veut qu'il y ait eu une chapellePeut-être Notre-Dame-du-Saule et non du Sault ou du Saut (Ecclesia Beatæ Mariæ de Sauzillio, en 1311), qui se trouvait dans ce quartier mais dont l'emplacement exact n'a pas encore été retrouvé. sur ce site. Les matériaux romains qu'on y rencontra ont probablement été utilisés à la construction d'un édifice, entre le , époque à laquelle remontent les sculptures et les inscriptions mérovingiennes de l'église voisine de BelcodèneE. Le Blant, Nouveau recueil des inscriptions chrétiennes de la Gaule, p. 206, nos 206 à 209, et H. de Gérin-Ricard, Monographie de Belcodène (1900), p. 40.

Bas Moyen Âge En 1308, Raimond d’Esparron et Pierre Brémond, coseigneurs d’Auriol et de Peypin, font renouvellement leur serment d'allégeance à Raimond d’Agoult.

En 1316, le chevalier d’Esparron est coseigneur d’Auriol et de Peypin.

En 1328, Burgondion de Roquefeuil, Féraud de Barras et Esparron d'Esparron sont coseigneurs de Peypin.

En 1356, Burgondion de Puyloubier fait hommage pour sa part à Raimond d’Agoult-Sault, seigneur de Trets.

En 1375, Honoré de Roquefort vend à son frère François sa part de la seigneurie et du château pour 200 florins d’or, sous la réserve de l'hommage pour un quart à la baronnie d'Aubagne.

En 1408, la famille de Foresta, baron de Trets, seigneur de Lançon et de Mimet exerent la Justice sur les trois quarts de Peypin, complétée par la baronnie d'Aubagne pour le quart restant mais par un jeu de succession, Peypoin revient en partie à Elzéard de Sabran. C'est alors que les moines de Saint-Victor acquierent la majeure partie des exploitations agricoles des alentours. En 1433, les Sabran cèdent leur part à Lazare Bertrand, notaire à Tourves mais surtout, secrétaire de René d'Anjou (1409 † 1480).

En 1476, Joseph Cassin rend hommage pour la seigneurie de Peypin à Astorge de Peyre, seigneur de Trets. Ses descendants, les Esparron, en conservèrent les droits jusqu'au début du xve siècle.

Au XVe soicle, Peypin était un site pauvre, peu habité, car privé d'affouage"affouer" vient de l'ancien français et signifie "allumer le foyer", c'est-à-dire du droit de ramasser du bois de chauffage dans les forets malgré les protestations de la population.

Renaissance Au XVIe siècle, la région est envahie par les troupes Impériales de Charles Quint et Peypin est pillée au cours de l’été 1535.

En 1581 l’Evêque de Marseille place l’Eglise sous le patronage de St-Martin et confie au Chanoine Sacristain de la Major, une prébande dont dépend le prieuré de Pichauris.

Pendant les guerres de Religion, en 1593 au début du règne de Henri IV, le château est détruit par les troupes du duc d ’Epernon, Gouverneur de Provence, surnommé « duc de Peypin », car chargé de mettre fin aux troubles de la Ligue et du démantèlement des châteaux-forts de Provence.

Revolution En 1790, Peypin est inclus dans le canton d’Auriol, et y reste jusqu’en l’an IV (1796). En l’an X (1802), Peypin passe dans le canton de Roquevaire.

Fin du IInd empire (2 décembre 1852 – 4 septembre 1870) Par décret du , la section de La Destrousse devient une commune distincte ; Peypin perd ainsi 288 hectares et voit son territoire réduit à 1309 hectares de superficie.

Description du castel