Le de volontaires nationaux de Paris, du district de Paris, était une unité militaire de l’armée française créée sous la Révolution française. Il fut également appelé plus simplement de Paris.
Création et différentes dénominations Le de volontaires nationaux de Paris est formé du au par l'élection des officiers des compagnies de fusiliers puis la formation de la compagnie de grenadiers et de celle de canonniers au camp de Grenelle. Le bataillon était formé avec les volontaires des et de la garde nationale parisienne. La était composée des bataillons de la garde nationale des districts de Saint-Jacques-du-Haut-Pas (), Saint-Victor (), Saint-André-des-Arts (), Saint-Marcel (), Saint-Louis-en-l'Île (), Le Val-de-Grâce (), Saint-Étienne-du-Mont (), La Sorbonne (), Saint-Nicolas-du-Chardonnet () et Les Mathurins (). La était composée des bataillons des districts Les Prémontrés (), Henri IV (Barnabites) (), Les Cordeliers (), Notre-Dame (), Saint-Séverin (), Les Petits-Augustins (), Abbaye-Saint-Germain (), Jacobins-Saint-Dominque (), Les Théatins () et Les Carmes Déchaussées ().
Bien que constitué avant les 1 et , ce bataillon reçu le N°3 par suite du tirage au sort.
Lors de la première réorganisation en 1795, le de volontaires de Paris n'est pas amalgamé étant donné qu'il a été capturé lors de la reddition du Quesnoy en 1793.
Lors de la seconde réorganisation le , à 7 heures du matin, le général Krieg assemblait au camp de Grenelle la de première formation ( du d’infanterie ci-devant Beauce, de volontaires de l'Eure et de volontaires de l'Oise) du d’infanterie ci-devant Vintimille. du d’infanterie ci-devant de Foix. de volontaires de Paris bis de volontaires de Paris de volontaires de l'Yonne des Fédérés Nationaux pour former la de deuxième formation qui deviendra par l'arrêté du an XII, le d'infanterie de ligne
Commandants Louis Augustin Laurent Berthault Pierre François Marie Laval Jean Prudhon Claude Vezu
Louis Augustin Laurent Berthault Né à Meaux, il est simple soldat au régiment de Navarre de 1781 à 1784. En 1789, il est capitaine aide-major du bataillon du Pont-Neuf dans la garde nationale parisienne Le , il est capitaine des grenadiers au de Paris. Le , il est nommé lieutenant-colonel en chef du de Paris. Le , il est nommé capitaine au d'infanterie En 1792, il devient lieutenant-colonel du d'infanterie. Blessé très grièvement, par une bombe au siège de Thionville dans la nuit du 5 au il est remplacé le par arrêté des représentants du peuple, ne pouvant reprendre son service.
Pierre François Marie Laval Lieutenant-colonel en second puis lieutenant-colonel en chef, il démissionne en . Le , il est adjudant général employé à l'armée des Côtes et suspendu le . Il ne fut jamais réemployé.
Jean Prudhon Né à Montcenis en Saône-et-Loire il est soldat au régiment de Beauvoisis en ] puis sergent en 1779. En 1787, il est caporal au régiment des Gardes Françaises, et est congédié en 1788. En 1789, il est sous-lieutenant du de la dans la garde nationale parisienne puis passe lieutenant en 1790. Le , il devient capitaine au de volontaires de Paris puis lieutenant-colonel en second le . Après la démission de Pierre François Marie Laval il devient lieutenant-colonel en chef et est nommé provisoirement, le , chef de brigade pendant le siège du Quesnoy par le général Goullus. Prisonnier de guerre à la capitulation du Quesnoy, rentré de captivité le , par échange contre le colonel autrichien Brandis, il reprend comme chef de bataillon le commandement, resté vacant du de Paris. En 1797, il est chef de brigade commandant la de ligne. 1799, il est licencié, puis en 1800, il est admis au traitement de réformé et mis à la retraite en 1811.
Historique des garnisons, combats et batailles
1791 : Le de Volontaires de Paris est formé au camp de Grenelle : le bataillon est mis en route pour rejoindre l'Armée du Nord, occupe Gonesse puis séjourne au camp de Verberie. Le , le bataillon quitte Verberie en direction de Laon en passant par Senlis, Compiègne, Noyon, Ham et Saint-Quentin. Le bataillon restera en garnison à Laon jusqu'en 1792.
1792 En , il se passe à Laon, un incident qui amène le licenciement de la . Le , le bataillon est ramené sur Paris puis est envoyé à Versailles en prévision de troubles. Versailles était un lieu de concentration des hommes et des chevaux destinés aux différentes armées. Le , le est affecté à l'armée du Centre. Le , le bataillon quitte Versailles et loge le soir à Saint-Denis. Le , il est à Dammartin-en-Goële. Le , il est à Crépy-en-Valois et continuera sa route jusque Givet où il recevra ses ordres du général Lafayette. Le , le bataillon campe sous Maubeuge. Les 11 et , il est engagé à des combats et des affaires dans la région de Maubeuge. Le , versé dans l'armée du Nord, les 650 hommes du bataillon se trouvent dans la division du général Dampierre avec le d'infanterie et le de volontaires de l'Aisne. Le , il part du camp de Grandpré avec le reste du corps du lieutenant général Chazot chargé de reprendre le défilé de La Croix-aux-Bois Le , il est à Vouziers. Le , au petit matin les Autrichiens sont assaillis et culbutés à La Croix-aux-Bois. Le , il est à Valmy, dans la de la division de gauche du lieutenant général Miranda. Le , il est en seconde ligne au camp de Savigny-sur-Aisne Le , il fait partie de la du général Beurnonville de l'armée de la Belgique avec le de Paris Le , il prend part à l'affaire de Liège Le , réuni aux 1 et de Paris il fait partie de l'avant-garde qui forme la droite de l'armée française et participe à la bataille de Jemappes. Pendant l'hiver, le prend une part active aux opérations en Belgique et en Hollande.
1793 Fin , les 400 hommes du bataillon tiennent garnison à Brachelen dans l'arrondissement de Heinsberg en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Le , sous le commandement du général Lanoue, il est aux avant-postes d'Aix-la-Chapelle près le Val de Morre lors la défaite d'Aldenhoven, et perd officiellement 247 hommes et un grand nombre de ses officiers. Après cette terrible affaire d'Aldenhoven, le bataillon reçoit l'ordre de se rendre à Guise, pour se reposer et procéder au remplacement des officiers, sous-officiers et volontaires qu'il avait perdus. Le , la réorganisation et le renforcement commencent. Le , il entre en campagne et combat à Hasnon. En juin et juillet, il séjourne à Guise, qui sera son dépôt, puis Landrecies avant d'être envoyé début août renforcer la garnison du Quesnoy sous le commandement du général Goullus. 50 hommes sont envoyés à Guise, où le dépôt du bataillon était établi. Le , après que les Autrichiens aient pris Valenciennes, puis la forêt de Mormal, la ville est cernée de toutes parts. Le , la place de Guise, sans défense et menacée par la proximité de l'ennemi est évacuée par les 50 hommes du , ainsi que huit hommes du de volontaires de Paris et trois hommes du bataillon des Fédérés nationaux sous les ordres du capitaine Yvrié pour se rendre à Noyon. Le , le effectue une sortie. Dans la nuit du 26 au , la tranchée est ouverte par les Autrichiens. Le , les Autrichiens commencent le bombardement de la ville, par 110 pièces de divers calibres, qui durera jusqu'au , à 6 heures du soir, sans interruption. Le , à 6 heures du soir un cessez-le-feu est conclu. Le , la capitulation du Quesnoy est signée par le général Goullus, le lieutenant-colonel Reynier du d'infanterie et le capitaine Molard du de Paris. Le , le bataillon subit la capitulation et est fait prisonnier de guerre. Après la capitulation du Quesnoy, qui amène pour la seconde fois la destruction du bataillon, le dépôt est la seule partie restante du de Paris et constitue celui-ci jusqu'à la rentrée des prisonniers de guerre. Le , le bataillon est constitué de neuf fourriers, trois tambours, un canonnier, deux grenadiers et 36 volontaires plus les onze hommes du de volontaires de Paris du bataillon des Fédérés nationaux sous les ordres du capitaine Yvrié.
1794-1795-1796 Le , il passe sous les ordres de l'adjudant-major Baltazar. En , le dépôt passe de Noyon à Meaux puis à Rozay-en-Brie. Début , le dépôt est toujours à Rozay-en-Brie. Après deux ans de captivité, la rentrée des prisonniers de guerre s'effectue et le bataillon commence à se réorganiser. le dépôt repasse à Meaux. D'abord concentré à Meaux, le bataillon en voie de reformation est bientôt envoyé à Soissons et à La Fère, lieu de concentration pour l'armée de l'intérieur. Le , le de Paris est réorganisé. Le , à 7 heures du matin, le général Krieg assemble au camp de Grenelle la de première formation ( du d’infanterie ci-devant Beauce, de volontaires de l'EureLe de volontaires de l'Eure est également appelé des Réserves et de volontaires de l'Oise) du d’infanterie ci-devant Vintimille. du d’infanterie ci-devant de Foix. de volontaires de Paris bis de volontaires de Paris de volontaires de l'Yonne des Fédérés Nationaux pour former la de deuxième formation qui deviendra par l'arrêté du an XII, le d'infanterie de ligne
Bataille de Jemappes Tiré du récit du général Auguste Marie Henri Picot de Dampierre
Bataille d'Aldenhoven Copie de la relation envoyée au ministre de la guerre le par Claude Vezu alors commandant du bataillonCharles-Louis Chassin & Léon Hennet : Les volontaires nationaux pendant la Révolution Volume 1 page 279-280.
Devenu général de division, Claude Vezu envoie un courrier non daté au Premier Consul reçu le .
est officiellement 247 hommes.
Siège du Quesnoy (1793) Rapport sur la sortie du
Lors du siège du Quesnoy,
Rapport relatif au citoyen Goullus
Personnalité
Bibliographie Charles-Louis Chassin & Léon Hennet : Les volontaires nationaux pendant la Révolution Volume 1
Articles connexes Amalgame militaire Volontaires nationaux pendant la Révolution Amalgame des deux armées sous la Révolution Deuxième amalgame de l'armée sous la Révolution de volontaires de Paris de volontaires de Paris de volontaires de Paris
Notes et références Les ouvrages cités en Bibliographie
Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Catégorie:Fondation en 1791 Volontaires Catégorie:Unité militaire française des guerres de la Révolution française Catégorie:Unité de volontaires de la Révolution