Saint-ChéronFiche de Saint-Chéron dans le Code officiel géographique sur le site de l'Insee. Consulté le 06/08/2012. (prononcé ) est une commune française située dans le département de l'Essonne en région Île-de-France.
Géographie Localisation Saint-Chéron est située à trente-huit kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, vingt-cinq kilomètres au sud-ouest d'Évry, quatorze kilomètres au nord-ouest d'Étampes, neuf kilomètres au nord-est de Dourdan, dix kilomètres au sud-ouest d'Arpajon, quinze kilomètres au sud-ouest de Montlhéry, dix-huit kilomètres au nord-ouest de La Ferté-Alais, vingt kilomètres au sud-ouest de Palaiseau, vingt-sept kilomètres au sud-ouest de Corbeil-Essonnes, trente kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt. Elle est par ailleurs située à cent soixante dix-neuf kilomètres au sud-ouest de Saint-Chéron dans la Marne.
La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Paris, dans la zone d'emploi d'Étampes et dans le bassin de vie de Breuillet.
Communes limitrophes
Géologie et relief
La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .
Hydrographie vignette|redresse=1.4|Carte hydrographique de la commune. vignette|gauche|Lavoir de Baville. La commune est traversée par la rivière l'Orge. Une station de mesure hydrométrique est implantée dans la commune au hameau de Saint-ÉvroultFiche de la station hydrométrique de Saint-Chéron sur le site de la banque Hydro EauFrance. Consulté le 01/12/2010..
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ()..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Dourdan à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..
Urbanisme Typologie Au , Saint-Chéron est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..
Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-ChéronUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Saint-Chéron comprend une ville-centre et une commune de banlieue...
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Occupation des sols
vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Lieux-dits, hameaux et écarts Saint-Évroult, Baville, Mirgaudon, la Petite Beauce, La Tuilerie.
Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2013 et de en 2008.
Parmi ces logements, 79,5 % étaient des résidences principales, 13,7 % des résidences secondaires et 6,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 62,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 25,3 % des appartements..
La commune n'est pas assujettie à avoir un pourcentage minimum de logements sociaux en application des dispositions de l'article 55 de la loi SRU de 2000.. En 2008, le nombre de logements sociaux de la commune s'élevait à 200 (10,7 % des résidences principales), chiffre stable puisque, 10 ans après, en 2018, ce nombre était de 204, mais en légère baisse relative puisqu'il n'était plus que de 9,8 % des résidences principales, compte tenu de la création de 586 logements sur la période considérée.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Chéron en 2018 en comparaison avec celle de l'Essonne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (13,7 %) supérieure à celle du département (1,6 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 69,8 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (69,2 % en 2013), contre 58,7 % pour l'Essonne et 57,5 pour la France entière..
+ Le logement à Saint-Chéron en 2018. Typologie Saint-Chéron. Essonne. France entière. Résidences principales (en %)79,591,982,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)13,71,69,7 Logements vacants (en %)6,86,58,2
Voies de communication et transports vignette|La gare de Saint-Chéron. La commune dispose sur son territoire de la gare de Saint-Chéron desservie par la ligne C du RER d'Île-de-France.
Risques naturels et technologiques
Des zones inondables existent, repérées sur le plan local d'urbanisme.
Toponymie Attestée sous les formes Sanctus CaraunusHippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois., Sanctus Cheraunus vers 1103Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Tome 3, page 1534., Sanctus Evrodus en 1304Marie Thérs̀e Morlet, Les Noms de personne sur le territoire de l'ancienne Gaule, Tome 3, Éditions du Centre National de la Recherche Scientifique, 1968, page 296, Saint-Chéron, Mont-Couronne.
D'après l'histoire, ou la légende, la commune aurait été baptisée Saint-Chéron en hommage à un romain dénommé Caronus (devenu Chéron) qui, après de brillantes études à Rome, se convertit au christianisme et vint en Gaule via Marseille pour prêcher la foi chrétienneL.R. Vian, Histoire du village de Saint-Chéron..
La commune fut créée en 1793 avec son nom actuel
Histoire
Temps modernes Le , meurt à Paris, Claude d'Aubray (1526-1609), âgé de 83 ans, qui était le seigneur et baron de Bruyères-le-Châtel, Saint-Chéron, Mauchamps, Saint-Sulpice, La Repose et Le Coudreau. Il est inhumé en l'église Saint-André-des-Arts, à Paris près de la muraille du chœur. Ses armes sont : "D'argent à trois trèfles de sable, accompagnés d'un croissant de gueules en abîmeEmile Raunié, Epitaphier du vieux Paris, Imprimerie nationale, 1890-1901, 3. vol., chapitre des épitaphes de St andré des Arts, .".
Au , sous le règne de Louis XV, furent inventés les candélabres à huile, invention destinée à éclairer d'une façon plus optimale les rues de Paris. C'est le cadet d'une famille aristocratique, qui ne voulait pas se soumettre à l'oisiveté, l'abbé Mathérot de Preigney, qui en fut l'ingénieux inventeur. Louis XV en était si satisfait qu'il le récompensa en lui accordant une faveur "religieuse" et le nomma abbé de l'abbaye de Saint-Chéron-lès-Chartre, de l'ordre des augustin, par lettres patentes. L'abbaye fait partie du diocèse de Chartres. En outre, monsieur Adrien-Joseph Le Valois d'Orville en chanta les louanges en un poème écrit en 1746. L'abbé Mathérot de Preigney mourut à Paris en 1758.
Époque contemporaine vignette|La carrière de Madagascar était dotée d'un réseau de chemin de fer, dont on voit ici la partie basse, et qui permettait de transporter les grès jusqu'à la gare de Saint-Chéron. Aux , la carrière de Madagascar, située entre l'Orge et la Renarde, est exploitée pour ses grès. La dernière grande carrière du Bois-des-Roches ferme en 1945.. Entre 1901 et 1914, la carrière employait plus de 450 ouvriers, qui façonnaient notamment des pavés destinés à la voirie..
Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Antérieurement à la loi du Loi 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF 162 du 12 juillet 1964, 6204–6209, fac-similé sur Légifrance., la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département de l'Essonne après un transfert administratif effectif au .
Elle était lors de la création du département rattachée à son arrondissement de Palaiseau, mais la commune fait désormais partie de l'arrondissement d'Étampes.
Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Dourdan-Nord, avant de devenir, lors de la mise en place du département de l'Essonne, le chef-lieu du canton de Saint-Chéron. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Dourdan.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription de l'Essonne..
Intercommunalité La commune est membre fondateur de la communauté de communes Le Dourdannais en Hurepoix, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2005 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Tendances et résultats politiques
Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours Élection présidentielle de 2002 : 83,83 % pour Jacques Chirac (RPR), 16,17 % pour Jean-Marie Le Pen (FN), 84,74 % de participationRésultats de l'élection présidentielle 2002 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 20/08/2009.. Élection présidentielle de 2007 : 57,47 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), 42,53 % pour Ségolène Royal (PS), 87,65 % de participationRésultats de l'élection présidentielle 2007 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 20/08/2009.. Élection présidentielle de 2012 : 53,47 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), 46,53 % pour François Hollande (PS), 84,41 % de participationRésultats de l'élection présidentielle 2012 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 08/05/2012.. Élection présidentielle de 2017 : 65,72 % pour Emmanuel Macron (LREM), 34,28 % pour Marine Le Pen (FN), 77,25 % de participation.
Élections législatives, résultats des deuxièmes tours Élections législatives de 2002 : 57,00 % pour Geneviève Colot (UMP), 43,00 % pour Yves Tavernier (PS), 66,26 % de participationRésultats de l'élection législative 2002 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 20/08/2009.. Élections législatives de 2007 : 59,88 % pour Geneviève Colot (UMP), 40,12 % pour Brigitte Zins (PS), 61,04 % de participationRésultats de l'élection législative 2007 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 20/08/2009.. Élections législatives de 2012 : 52,16 % pour Geneviève Colot (UMP), 47,84 % pour Michel Pouzol (PS), 59,51 % de participationRésultats de l'élection législative 2012 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 23/06/2012..