Vert-le-Grand. (prononcé ) est une commune française située à trente-deux kilomètres au sud de Paris dans le département de l'Essonne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Grandvertois..

Géographie Situation vignette|gauche|Position de Vert-le-Grand en Essonne. +Occupation des sols. Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Espace urbain construit8,2 %131,61Espace urbain non construit3,2 %51,30Espace rural88,6 %Source : IaurifFiche communale d'occupation des sols en 2008 sur le site de l'Iaurif. Consulté le 16/11/2010.

Vert-le-Grand est un village d’Île-de-France situé sur les plateaux agricoles du Hurepoix.

Vert-le-Grand est située à trente-deux kilomètres au sud de Paris-Notre-Dame., point zéro des routes de France, neuf kilomètres au sud-ouest d'Évry., huit kilomètres à l'est d'Arpajon., dix kilomètres au sud-ouest de Corbeil-Essonnes., dix kilomètres au nord de La Ferté-Alais., dix kilomètres au sud-est de Montlhéry., dix-huit kilomètres au sud-est de Palaiseau., vingt kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt., vingt-deux kilomètres au nord-est d'Étampes., vingt-six kilomètres au nord-est de Dourdan..

Hydrographie

Relief et géologie

Communes limitrophes

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ()..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Brétigny-sur-Orge à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..

Voies de communication et transports Les différents accès pour rejoindre Vert-le-Grand : Paris-Orléans, sortie La Norville (La Francilienne), sortie Brétigny-sur-Orge et sortie direction Bondoufle sortie Évry, direction Bondoufle SNCF : RER C à la gare de Brétigny et RER D à la gare de Ballancourt Ligne 414D du réseau de bus Évry Centre Essonne Ligne 202 du réseau de bus Cœur d'Essonne

Lieux-dits, écarts et quartiers

Urbanisme Typologie Au , Vert-le-Grand est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Vert-le-GrandUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Toponymie Ver en 1151, Ver magnum au , Ver majusHippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois., il était aussi appelé ValgrandMichel de La Torre, Essonne, le guide complet de ses 196 communes, Éd. Deslogis-Lacoste, 1992, ..

La forme Vert représente une corruption graphique du mot gaulois vernos « aulne »Jean-Marie Cassagne, Mariola Korsak, Origine des noms de lieux de Paris et grande couronne, page 335. et qui a donné l'occitan vern(a), appellation méridionale de l'aulne vert, utilisée également en français pour désigner cet arbre. Dans ce cas, c'est plutôt le sens primitif du mot gaulois noté *uerno-, *uerna, plutôt que vernos, (cf. breton gwern, irlandais fern) « lieu humide, marais, marécage »Jacques Lacroix, Les Noms d'origine gauloise, éditions Errance, 2003.. Sans doute apparenté à un thème pré-celtique *wer-, désignant l'eauXavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance, 2003..

La commune fut créée en 1793 sous son nom actuel.

Histoire Les collines situées au nord-est de la commune font partie du Massif de Fontainebleau, et ont constitué un lieu privilégié d'habitation depuis la Préhistoire. La découverte de gisements paléolithiques sur la butte de Montaubert, dont un biface acheuléen en grès et un vase protohistorique, semble attester l'ancienneté de la présence de l'homme sur ce domaine. Des vestiges gallo-romains révèlent la présence d'habitants dans l'Antiquité. Le village existe quant à lui depuis plus de quatorze siècles, la découverte dans les années 1970 d'un cimetière mérovingien en plein centre en témoigne. Le village est signalé dès le dans les archives du prieuré de Longpont : il est à cette époque partiellement en possession de Guy de Montlhéry et de sa femme Hodierne. À plusieurs reprises, le domaine est donné aux religieux du prieuré. Braseux et Montaubert deviennent des seigneuries qui sont, plus tard, rattachées au village. La diversité des seigneurs et des établissements ecclésiastiques qui possèdent tour à tour le domaine conduit à distinguer deux entités : un grand Ver et un petit Ver. Pendant longtemps, Valgrand et Valpetit désignent respectivement la grande et la petite vallée.

De nombreuses maisons ou bâtiments de ferme existent quasiment sans retouche depuis 400 ans, et certaines caves au cœur du village sont vieilles de plus de 1000 ans. La plupart des grandes demeures du village ont été habitées dans le passé par des personnages historiques. Vert accueille Philippe de Valois en 1313, et le chancelier Michel de L'Hospital, qui y vit vers la fin de sa vie. Monsieur de Beaumarchais et bien d'autres personnalités font partie des résidants du village (dont un roi de France et quelques rois étrangers en exil).

La seigneurie va connaître un taux de mutation élevé. En , elle est érigée en baronnie sous le nom de Valgrand pour M. d'Alméras, maître ordinaire à la chambre des comptesÉric Thiou, Dict. des Titres... (2003), p. 238 (Valgrand). LP enregistrées à la CCP le 15 décembre 1648. Confirmé en octobre 1658, LP enregistrées à la CCP le 15 novembre. (et grand maître des Postes ?). Dix ans plus tard, la baronnie est confirmée (LP d') avec union du Bouchet et Val-Petit, pour Roland Gruyn, secrétaire du roiBabelon, Nouveaux hommages... (1988), I-115 (, Valgrand). Puis la terre est érigée en marquisat en sous le nom de marquisat DuquesneÉric Thiou, Dict. des Titres... (2003), p. 112 (Duquesne). LP enregistrées au Parlement le 4 septembre 1682, et à la CCP le 27 janvier 1683. en faveur d'Abraham Duquesne, lieutenant général des armées navales malgré sa confession protestante (il meurt en 1688). Son fils Henri, marié à Françoise Bosc et refusant d'abjurer, persuade sa mère de vendre Le Bouchet à son beau-frère Marc-Antoine Bosc en 1696. Il redevint marquisat du Bouchet-Valgrand en Éric Thiou, Dict. des Titres... (2003), p. 72 (Bouchet-Valgrand) ; LP enregistrées à la CCP le 16 octobre 1720. pour Claude Le Bas de Montargis, un riche traitant, devenu commandeur et greffier des Ordres du roivoir Babelon, Nouveaux Hommages... (1988), to I p 14 (, Le Bouchet en 1721). Il épouse Catherine Hardouin-Mansart ; leur fille et unique héritière, Anne-Charlotte, est veuve de Louis d'ArpajonBabelon, Nouveaux Hommages... (1988), to I (hommage du 25 juin 1743).

Aux , Vert-le-Grand devient un lieu de villégiature privilégié pour les riches Parisiens (comme Victor Hugo), comme en témoignent plusieurs demeures bourgeoises et châteaux. Au début du , l'une des buttes de la commune porte un télégraphe optique, détruit en 1850. À la fin du , la commune est composée d'un bourg, du hameau de Berthault, du domaine de la Saussaie et des trois grandes fermes que sont Braseux, Montaubert et les Noues. Du château de la Saussaye, brûlé à l'époque de la Révolution, il reste de magnifiques dépendances dont une tour carrée d'Île-de-France, des douves et un parc aux arbres bicentenaires.

L'activité de la commune est depuis toujours agricole : aujourd'hui 80 % des terres sont occupées par des terres cultivées. L'église actuelle date des , . Elle possède l'un des plus hauts clochers () de la région, après celui de Mennecy. De vieux lavoirs et des fontaines ajoutent au charme de l'endroit.

Population et société Démographie Évolution démographique

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 37,8 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,9 %). De même, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 19,9 % la même année, alors qu'il est de 20,1 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 50,66 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,02 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Politique et administration Politique locale La commune de Vert-le-Grand est rattachée au canton de Ris-Orangis, représenté par les conseillers départementaux Hélène Dian-Leloup (EELV) et Stéphane Raffalli (PS), à l'arrondissement d’Évry et à la deuxième circonscription de l'Essonne, représentée par la député Nathalie Da Conceicao Carvalho (RN).

L'Insee attribue à la commune le code .. La commune de Vert-le-Grand est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN . Son activité est enregistrée sous le code APE 8411ZFiche entreprise de la commune de Vert-le-Grand sur le site verif.com Consulté le 23/04/2011.. Vert-le-Grand fait partie de la communauté de communes du Val d'Essonne.

Liste des maires

Tendances et résultats politiques

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours : Élection présidentielle de 2002 : 84,18 % pour Jacques Chirac (RPR), 15,82 % pour Jean-Marie Le Pen (FN), 83,48 % de participationRésultats de l'élection présidentielle 2002 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 27/08/2009.. Élection présidentielle de 2007 : 58,76 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), 41,24 % pour Ségolène Royal (PS), 88,13 % de participationRésultats de l'élection présidentielle 2007 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 27/08/2009.. Élection présidentielle de 2012 : 57,34 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), 42,66 % pour François Hollande (PS), 84,45 % de participationRésultats de l'élection présidentielle 2012 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 09/05/2012.. Élections législatives, résultats des deuxièmes tours : Élections législatives de 2002 : 63,71 % pour Franck Marlin (UMP), 36,29 % pour Gérard Lefranc (PCF), 64,08 % de participationRésultats de l'élection législative 2002 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 27/08/2009.. Élections législatives de 2007 : 51,23 % pour Franck Marlin (UMP) élu au premier tour, 23,47 % pour Marie-Agnès Labarre (PS), 62,05 % de participationRésultats de l'élection législative 2007 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 27/08/2009.. Élections législatives de 2012 : 57,90 % pour Franck Marlin (UMP), 42,10 % pour Béatrice Pèrié (PS), 58,40 % de participationRésultats de l'élection législative 2012 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 24/06/2012.. Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :