Écurcey est une commune française située dans le département du Doubs, la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.
En patois : Ecueché ou Etieché.
Géographie Toponymie Escurce en 1180 ; Ehkurzey en 1238 ; Escrucey, Escurel en 1282 ; Escurcey en 1462 ; Escurçay en 1539 ; Ecurcey depuis le . Le lieu-dit Côte de Champ Babon est le seul vestige du village disparu de Chamabon : Camabon en 1147 ; Chamabon en 1170 ; Chamabum en 1180 ; Campi Abonis en 1182 ; Champomabon en 1189.. Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons ( à ), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Dizier-l'Évêque à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Écurcey est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montbéliard, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (49,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (49,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (49,5 %), prairies (24,7 %), terres arables (20,5 %), cultures permanentes (3,7 %), zones urbanisées (1,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Histoire Le village fut bâti sur une roche impériale surplombant la vallée du Doubs. À l’époque ce village servait de champs de cultures aux fermiers des bourgs environnant. Le village est construit sous la forme architectural la plus basique. En effet il est formé d’une rue principale avec quelques petites artères secondaires. Cette construction rappelle celles de Roches-lès-Blamont, Bondeval ou encore Thulay. Cette formation facilitait le transport des charrettes pour les agriculteurs. Ainsi leurs champs étaient sur la même portion de route que leur demeure, ce qui rendait le travail moins éreintant pour ces agriculteurs et un trajet plus court pour leurs chevaux de trait.
Le village était situé sur la ligne allemande lors de la Seconde Guerre mondiale. Il fut gravement touché par les aléas de la guerre. Le cimetière comporte de nombreuses pierres tombales frappé par des impacts de balles. Comme la fameuse « Tombe Guidot ». Le clocher de l’église d’une splendeur incommensurable, fut abattu par des obus.
Combat d'Ecurcey le par le 9ème régiment de Zouaves,l'assaut est donné et la compagnie pénètre dans le village.Maison après maison,abri après abri,les résistances nazies sont attaquées et détruites,au fusil,à la grenade et bazooka.A 15 heures,le village d' Ecurcey est libre.
Un chemin situé sur le haut du plateau relie le village à une verte forêt d’une densité importante. Autrefois, au bout du chemin, chemin que l’on nommé « le chemin de feu », se trouvaient entreposées en abondance les victuailles que l’on conservait dans du sel pur. À l’époque de la Seconde Guerre mondiale, on y rangeait l’artillerie et les munitions. Le village participa activement lors de la Libération. En effet, les Allemands avaient pris position dans la localité. Ces derniers brûlèrent et saccagèrent chaque habitation et chaque champs ; le village fut détruit. Sombre destin donc pour ce village.
Chamabon et Mossonvillers Chambabon ou "Campus Abonis", qui n'existe plus, se trouvait entre Écurcey et Autechaux-RoideLes villages ruinés du comté de Montbéliard. Sa première mention date de 1147 où, dans une charte Othon de la Roche, Thiébaud de Rougemont et Pierre de la Salle (chambrier auprès du comte de Montbéliard), avec l'accord de Thierry II de Montbéliard, renoncent à leurs droits sur la terre de Chamabon au bénéfice de l'abbaye Notre-Dame de Belchamp.
C'est un hameau qui prend naissance au pied du fortin, élevé dès le temps des Romains sur une pointe saillante de la montagne au nord-est de Pont-de-Roide et qui porte le nom de "Tour de Chamabon" (lieu-dit côte de Chamabon) jusqu'au Mémoire historique sur l'abbaye de Belchamp. Des habitations viennent occuper le terrain de façon certaine à partir du où un dénombrement fourni par Thiébaud VII de Neuchâtel-Bourgogne dit qu'il y possède "dix maignies d'hommes de franche condition". Ce château est, avec ceux "de la Motte", de "Bélieu" (tous deux à Mandeure) et le "château-Julien" (près de Valentigney), une ligne de défense qui protègent la vallée en verrouillant l'entrée des gorges du Lomont d'une part et le bassin de Mandeure d'autre part.
En 1438 les écorcheurs fondent sur la région et livrent Chamabon aux flammes. Les habitants qui avaient fui vers les deux villages voisins y restèrent et ceux-ci feront un traité pour "le pâturage au finage de Chamabon" car les bois dits "de la cote de Chamabon" avaient une étendue considérable et regorgeaient de gibier, d'ailleurs en 1622 le duc de Montbéliard y tuait un ours et prenait un ourson vivant qui fut déposé dans un fond-de-fosse du château de Montbéliard qui depuis porte le nom de "fosse aux ours".
Mossonvillers était un hameau situé entre Écurcey, Roches-lès-Blamont et Chamabon, probablement détruit vers 1346-1347. Son nom désignait un lieu composé de plusieurs "meix" mainmortable (Moison, Mason, Mas, Meix désignant une métairie, une habitation rurale de condition serve et Villars signifiant village ou hameau). Son existence est avérée au par une charte concernant une transaction entre Renaud de Bourgogne, comte de Montbéliard, et Thiébaud IV de Neuchâtel-Bourgogne par laquelle ce dernier obtient "pour lui et ses sœurs la châtellenie de Blamont dont Mossonvillers fait partie".
Politique et administration Administration municipale Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal d'Écurcey, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze..
Une seule liste, menée par Michel Boillon, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 58,95 %.. Michel Boillon est élu maire le .La liste officielle des maires du département du Doubs en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons..
Liste des maires
Démographie
L’essentiel des habitants sont des agriculteurs, qui se transmettent leur ferme et leurs terres de père en fils ; et de personnes amoureuses de la nature et des belles forets feuillues.
Lieux et monuments vignette|left|L'église luthériennevignette|left|Le château d'eau
La tombe Guidot.
Personnalités liées à la commune Léopold-Eberhard de Wurtemberg acheta la métairie du Grattery en 1714 pour en doter ses enfants adultérins, les Lespérance-Coligny. Ce nom est dû aux plantes entourant la bâtisse. Les pousses serrées d’orties tout au long de l’année mettent en péril la plantation de légume, rendant ainsi la tâche complexe pour les fermiers.
Voir aussi Communes du Doubs
Sources
Bibliographie Les villages ruinés du comté de Montbéliard, avec quelques autres d'origine moderne, Charles Duvernoy, 1847, 8 à 11 et 28 à 29. Google livres Mémoire historique sur l'abbaye de Belchamp de l'ordre des Prémonstrés, an comté de Montbéliard, M. E. A. Bouchey, édition Clerc, 1865, 15, 39, 44. Google livres
Notes et références Notes
Cartes
Références
Liens externes
Écurcey sur le site de l'Institut géographique national
Ecurcey Catégorie:Ville titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Aire d'attraction de Montbéliard