Andilly est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Géographie Localisation vignette|left|L'entrée d'Andilly sur la D 144.

La commune a gardé un aspect villageois, malgré sa proximité de Paris, dont le centre est à moins de 20 kilomètres au sud. Situé à flanc de coteau dominant la vallée de Montmorency et la capitale, le village est couronné par la forêt de Montmorency. Il est aussi à moins de 20 km à l'est du pôle de Cergy-Pontoise et également à moins de 20 km à l'ouest des pistes de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle.

Communes limitrophes La commune est limitrophe de Montmorency, Soisy-sous-Montmorency, Eaubonne, Margency et Montlignon.

Hydrographie Le territoire communal est traversé par un petit cours d'eau : le ruisseau d'Andilly.

D'une longueur de 3,2 kilomètres, il naît au centre de la commune à hauteur du village et se jette dans le ru d'Enghien, affluent du lac d'Enghien puis de la Seine, après avoir traversé le sud de la commune et le territoire de Soisy-sous-Montmorency, en souterrain pour l'essentiel. Il alimente une petite pièce d'eau à la limite d'Andilly et SoisySANDRE - Cours d'eau : ruisseau d'Andilly.

Voies de communication et transports Les voies les plus importantes qui traversent la commune sont trois routes départementales.

La route départementale 144 relie Montmorency à Saint-Leu-la-Forêt. Elle traverse la partie méridionale de la commune et se poursuit vers l'ouest à travers Margency et le nord de la vallée de Montmorency.

La route départementale 109 relie Argenteuil à Soisy puis devient la D 109 prolongée jusqu'au nord d'Andilly sur le plateau des Champeaux où elle rejoint la D 124e, antenne de la route départementale 124 reliant Montmorency à Domont. La D 109p traverse la commune dans toute sa longueur du sud au nord, à partir de la limite avec Soisy-sous-Montmorency.

Ces différentes infrastructures terrestres ont un impact assez limité en termes de pollution sonore selon la réglementationPrévention du bruit des infrastructures de transports terrestres - Législation et réglementation. Les principales voies routières sont classées de catégorie 4, de niveau modéré, seule une section de la D 124 au nord, en zone non bâtie, est classée de catégorie 3, de nuisance moyenne. Le centre du village est hors classement, voyant transiter moins de cinq-mille véhicules par jour, seuil minimal de classificationClassement sonore des infrastructures terrestres du Val-d'Oise.

Aucune gare ne dessert la commune. Des lignes du réseau de bus de la Vallée de Montmorency permettent de relier la commune aux gares les plus proches : la ligne 1510 vers les gares du Champ de courses d'Enghien et d'Ermont - Eaubonne, la ligne 1511 vers les gares d'Enghien-les-Bains , d'Épinay-sur-Seine et la gare de Saint-Gratien, la ligne 1512 vers les gares de Domont, du Champ de courses d'Enghien et d'Ermont - Eaubonne, la ligne 1520 à vocation scolaire qui se dirige vers les villes de Montmorency et d'Attainville et la ligne 1527 vers les gares de Groslay, de Sarcelles - Saint-Brice et de Garges - Sarcelles.

La commune se situe dans l'axe des pistes de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, situé à une quinzaine de kilomètres à l'est, dont les avions en survol provoquent d'importantes nuisances acoustiques comme dans la quasi-totalité des communes du sud-est du Val-d'Oise.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Bonneuil-en-France à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .

Urbanisme Typologie Au , Andilly est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2013 et de 900 en 2008.

Parmi ces logements, 82,3 % étaient des résidences principales, 11,7 % des résidences secondaires et 6,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 56,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 32,6 % des appartements..

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Andilly en 2018 en comparaison avec celle du Val-d'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (11,7 %) supérieure à celle du département (1,3 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 64,7 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (65,6 % en 2013), contre 56 % pour le Val-d'Oise et 57,5 % pour la France entière..

+ Le logement à Andilly en 2018. Typologie Andilly Val-d'Oise. France entière. Résidences principales (en %)82,392,882,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)11,71,39,7 Logements vacants (en %)6,15,98,2

Andilly est une commune dont la population est particulièrement aisée, et aurait été, en 2008, la de France des villes préférées des gros salaires.. Contrairement aux dispositions de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains, la commune ne dispose en 2015 que de de logements sociaux, et n'en a construit aucun durant la période 2011-2013. En conséquence, elle est astreinte au paiement d'une compensation de pour l'année 2015..

Toponymie Le nom du village apparaît pour la première fois dans l'histoire sous la forme Andiliacum en 1174 dans un acte mentionnant le seigneur du lieu, Baudoin d'Andiliacum, Andeliacum en 1193, Andeli en 1125, Andilli en 1151Hippolyte Cocheris, Conservateur de la Bibliothèque Mazarine, Conseiller général du département de Seine-et-Oise, DICTIONNAIRE DES ANCIENS NOMS DES COMMUNES DU DÉPARTEMENT DE SEINE-ET-OISE, 1874.

Le nom d'Andilly provient peut-être de l'anthroponyme gallo-romain Andillius et du suffixe gallo-romain -acum qui signifie « domaine de ». Homonymie avec Andillac et peut-être aussi avec Andely.

Histoire Moyen Âge Il est fait mention d'Andilly, pour la première fois, en 1125 dans une charte qui indique : Jean Lebeuf : Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris Volume 3 page 403. Le premier seigneur, connu, d'Andilly est donc Baudoin d'Andilly qui est suivi de Radulphus de Andeli puis du chevalier Thibaud de Bruyères qui avait une seigneurie à Andilly.

En 1426, la terre appartient à Jean Fromont seigneur de Boissy, clerc du Roi en la chambre des comptes. Guillaume de Fromont lui succéde, puis Claude et Guillaume II qui se partagent le territoire. Claude de Fromont obtient Andilly-le-Haut et Guillaume II Andilly-le-Bas.

Temps modernes Le fief est acquis au par Antoine Arnauld, avocat général au Parlement de Paris et docteur en théologie à la Sorbonne.

Son fils Robert Arnauld d'Andilly est un des fondateurs du jansénisme, persécuté par Louis XIV.

Révolution française et Empire Le village accueille sous la Restauration de Duras, l'auteur d'« Ourika » et amie de Chateaubriand qu'elle héberge.

Époque contemporaine Le village, éloigné des grandes voies de communications et de toute gare, est resté agricole jusque dans les années 1960, période à laquelle il connait comme les villages voisins une urbanisation essentiellement pavillonnaire. Une zone d'activité, dite des « Cures », a été créée au sud de la commune, en limite de Soisy-sous-Montmorency.

Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs Antérieurement à la loi du Loi 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF 162 du 12 juillet 1964, 6204–6209, fac-similé sur Légifrance., la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Sarcelles, après un transfert administratif effectif au .

La commune a fait partie de 1793 à 1967 du canton de Montmorency de Seine-et-Oise. Lors de la mise en place du Val-d'Oise, elle est intégrée en 1967 dans le nouveau canton de Soisy-sous-Montmorency. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 à nouveau membre du canton de Montmorency, dont la composition est très différente de celui qu'il était autrefois.

Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1986 de la sixième circonscription du Val-d'Oise.

Intercommunalité La commune faisait partie de la communauté d'agglomération de la vallée de Montmorency (CAVAM), un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2002 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi MAPAM du , qui prévoit la généralisation de l'intercommunalité à l'ensemble des communes et la création d'intercommunalités de taille importante, cette intercommunalité fusionne avec sa voisine le pour former la communauté d'agglomération Plaine Vallée (CAPV), dont la commune est désormais membre.

Liste des maires

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