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« À César ce qui est à César. » Bible, Évangile de Matthieu, 22, 21. Voir Redde Cæsari quæ sunt Cæsaris, et quæ sunt Dei Deo.

« Quel artiste périt avec moi ! » (Néron au moment de sa mort.) Suétone, Vie des douze Césars, Néron.

« Tel père, tel fils. »

« Quand le divin Homère sommeille. » Horace, Art poétique, 359. "Si, dans un mauvais poète, je trouve deux ou trois passages plaisants, je m'étonne et j'admire ; mais, plus exigeant, je me fâche quand le divin Homère sommeille." Pour dire que le plus grand génie aussi a ses moments de faiblesse, la plus grande œuvre ses parties plus médiocres.

Jargon médical : « À volonté. »

Jargon médical : « En quantité suffisante. »

Jargon médical : « Autant que nécessaire. »

Jargon médical : « À chaque heure. »

Jargon médical : « Chaque jour. »

Jargon médical : « Chaque matin. »

Jargon médical : « Chaque nuit. »

« De la même façon. » Premier mot de l'Introït de la messe du dimanche de l'octave de Pâques (huit jours après Pâques), dimanche de Quasimodo.

Jargon médical : « Quatre fois jour. »

« Ceux qu'aiment les dieux meurent jeunes. » Plaute, Les Bacchides, 4, 7, 18. Réplique sarcastique à son vieux maître d'un serviteur qui ajoute a parte « tant qu'ils sont forts, sensibles et sages. »

« Qui aime bien châtie bien. »

« Qui chante bien prie deux fois. » D'après Saint Augustin, Commentaire du Psaume 74.1 : Qui enim cantat laudem, non solum laudat, sed etiam hilariter laudat ("Celui qui chante des louanges non seulement loue mais loue joyeusement.")

« Qui désire ou craint ne sera jamais libre. » Formule forgée à partir de deux vers d'Horace : , iuuat illum sic domus et res… « À celui qui désire ou qui craint, sa maison et sa richesse font le même bien que… » Horace, Épître à Lullius ; Épîtres 1, 2, 51. Voir ici le vers et son contexte.

Qui metuens uiuet, . « Celui qui vit dans la crainte, pour moi, ne sera jamais libre. » Horace, Épître à Quintius ; Épîtres, 1, 16, 66. Voir ici le vers et son contexte.

« Qui énonce des principes généraux y comprend les cas particuliers ; qui traite des cas particuliers ne dit rien des principes généraux. » Adage juridique.

« Qui affirme une chose nie son contraire. » Formulation élémentaire du tiers exclu en logique.

« Que celui qui est sans péché jette la première pierre. » Bible, Évangile de Jean, 8, 7

« L'avenir appartient à ceux qui luttent. » (Père Charles Charlebois). Devise nationale des Franco-Ontariens.

« Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. » Formule utilisée à de nombreuses reprises dans les évangiles (Évangile de Matthieu, 11, 15 ; 13, 43 ; Évangile de Marc, 4, 9, etc.) en conclusion de propos de Jésus, pour dire que l'on doit faire son profit de ce qui a été dit.

« Qui ne sait dissimuler ne sait régner. » Formule médiévale qui aurait été la devise de Louis XI, roi de France.

Équivalent approximatif : « Prendre un qui pour un quoi. » Ambigüité des pronoms latins "qui" et "quo" qui conduit à l'ambigüité des questions, des réponses et aux quiproquo.

« Poser des questions n'est pas une erreur. »

« Celui qui écrit lit deux fois. » Écrire permet de mieux mémoriser.

« Qui ne dit mot semble consentir. »

« Parce que je m'appelle lion. » L'expression trouve son origine dans une fable d'Ésope traduite en latin par Phèdre : La vache, la chèvre, la brebis et le lion. Voir ici le texte de la fable. L'expression latine est une retraduction de la formule employée par La Fontaine dans sa version française de la fable (La Génisse, la Chèvre et la Brebis en société avec le Lion). Cette fable est à l'origine de l'expression "se tailler la part du lion".

Voir Quia ego nominor leo.

« Parce que tu es poussière et que tu retourneras à la poussière » Bible, Genèse, 3, 19.

« Même la femme de César doit être insoupçonnable. » Plutarque, César, 10. La fête de Dea Bona, réservée exclusivement aux femmes, se tenait à la résidence du Grand Pontife, alors César. Elle était présidée par la seconde épouse de celui-ci, Pompeia. Un célèbre politicien, Clodius se présenta déguisé en femme ; démasqué par les femmes outragées, il s'enfuit avant d'être écharpé. Toutefois, on soupçonna que son comportement était motivé par une liaison avec Pompeia. Bien qu'aucune preuve n'ait été apportée à l'infidélité de son épouse, César répudia Pompeia avec les mots : « Même la femme de César doit être insoupçonnable. »

« Il ne faut pas apporter le trouble là où règne la quiétude. » Adage juridique. Pose le principe de l'opportunité des poursuites.

« Que se passe-t-il ? »

« Qu'est-ce que la vérité ? » Bible, Évangile de Jean, 18, 38. Lors de son interrogatoire par Pilate, Jésus répond : "Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix". Pilate demande : "Qu'est-ce-que la vérité ?". [Traduction : Louis Segond, 1910.].

« Quoi de neuf ? » Voir Quid novi sub sole ?.

« Quoi de neuf sous le soleil ? » Question dérivée de la formule de l'Ecclésiaste : Nihil novi sub sole.

Voir Qui pro quo.

« Quoi que tu fasses, fais-le avec prudence, sans perdre de vue la fin. » Morale de la fable Le renard et le bouc d'Ésope ; formule des Proverbes dorés des pseudo-pythagoriciens (Βουλεύου δὲ πρὸ ἔργου, ὅπως μὴ μῶρα πέληται) présente aussi dans l'Ecclésiastique apocryphe de Jesus ben Sirach (7.36).

« Quoi que tu apprennes, tu l'apprends pour toi-même. »

« Quoi qu'on dise en latin, ça sonne profond. »

« Tout ce qui est reçu est reçu à la manière de celui qui reçoit. » Thomas d’Aquin, Somme théologique, 1a, q. 75, a. 5.

« Qui gardera les gardiens ? » Juvénal, Satires, 6, 345. Juvénal, dans sa Satire 6, raille les femmes de son temps, enragées d'impudeur et de lubricité : elles séduisent même leurs gardiens. Voir le contexte ici.

« Qui, quoi, où, par quels moyens, pourquoi, comment, quand ? », Questions auxquelles doit répondre toute enquête et toute œuvre littéraire.

Littéralement « Qui nous séparera ? » qui fait allusion à la question « Qui nous séparera de l’amour du Christ ? » Bible, Épître aux Romains, 8,35. La devise de l'Ordre de Saint-Patrick.

Pour ce qui touche au droit naturel, tous les hommes sont égaux. » Principe de droit romain.

Littéralement « Où les destins emportent », c'est-à-dire : « Où nous emporte le destin. » Devise des Bermudes.

« Où vas-tu ? » Bible, Évangile de Jean, 13, 36. Question de Simon-Pierre à Jésus à l'issue de la Cène. Voir ici le contexte.

« Où que tu le jettes, il restera debout. » Devise de l'île de Man.

« Par tous, partout, toujours. » Selon les Anciens, preuve la moins contestable de la certitude d'une vérité.

Littéralement : « Ce qu'il fallait démontrer (CQFD). » Ponctue la fin d'une démonstration.

« Ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve. »

« Ce qui est un remède pour certains est poison violent pour d'autres.»

« Ce qui affecte tous doit être approuvé par tous.»

« Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit.» Bible, Évangile de Jean, 19, 22. Sur la croix de sacrifice de Jésus, Pilate a fait écrire : "Roi des Juifs". Au Grand Prêtre qui demande d'écrire : " roi des Juifs", Pilate répond : "Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit."

« Comment vas-tu ? »

« D'entre eux. » Nombre minimum nécessaire des membres d'une assemblée pour que ses décisions soient valides.

« Autant de têtes, autant d'avis différents. » Térence, Phormion, 454.

« Autant d'hommes, autant d'avis différents. » Variante de la précédente.

« Autant tu pratiques de langues, autant tu es humain. » Charles Quint, Empereur du Saint-Empire Romain germanique (1500-1558).

« Jusqu'à quand abuseras-tu de notre patience, Catilina ? » Cicéron, Conjuration de Catilina, 1, 1, 1.

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Références Qui cupit aut metuit, iuuat illum sic domus et res… Horace, Épîtres, 1, 2, 51-56. [Traduction : Ch.-M. Leconte de Lisle (1818-1894). Horace, traduction nouvelle ; Paris, A. Lemerre, 1911.]

{| class="wikitable" | |À celui qui désire ou qui craint, sa maison et sa richesse font le même bien qu'un tableau peint à des yeux malades, des fomentations à un goutteux, et les sons de la cithare à des oreilles pleines d'humeur et douloureuses. |} Retour à la liste des locutions latines.

Qui metuens uiuet, liber mihi non erit umquam Horace, Épîtres, 1, 16, 65-69. [Traduction : Ch.-M. Leconte de Lisle (1818-1894). Horace, traduction nouvelle ; Paris, A. Lemerre, 1911.]

{| class="wikitable" | |Celui qui désire craint aussi ; or celui qui vit dans la crainte, pour moi, ne sera jamais libre. Il a perdu ses armes, il a déserté le poste de la vertu, celui qui travaille et se tue à augmenter sans cesse sa richesse. |} Retour à la liste des locutions latines.

Quia ego nominor leo Phèdre, Fables, 1, 5. La vache, la chèvre, la brebis et le lion. [Traduction : Pierre Constant, Fables de Phèdre : Paris, Garnier, 1937.]

{| class="wikitable" | |Il n'y a jamais de sûreté dans l'association avec le puissant ; cette petite fable montre la vérité de ce que j'avance. Une vache, une chèvre et une brebis habituée à l'injustice firent dans les bois société avec un lion. Comme ils avaient pris un cerf de grande taille, les parts faites, le lion parla ainsi : « C'est moi qui prends la première puisqu'on m'appelle roi, elle m'appartient ; la seconde, comme je suis vaillant, vous me la donnerez ; et parce que je suis le plus fort, la troisième me reviendra. Malheur à qui touchera à la quatrième ! » Ainsi, grâce à sa mauvaise foi, il emporta pour lui seul la proie tout entière. |} Retour à la liste des locutions latines.

Quis custodiet ipsos custodes ? Juvénal, Satires, 6, 325.

Les Romains n'étaient pas pudibonds ; ce texte de Juvénal sur la luxure féminine contient nombre d'évocations scabreuses. Les traducteurs, pudiques, tentent de contourner le sujet. C'est pourquoi on donne ici deux traductions du texte de Juvénal qui permettront d'approcher le sens du texte original. La traduction de 1934 est presque fidèle, mais incomplète ; la traduction de 1842, en vers, est approximative mais transcrit parfois mieux la vigueur du texte de Juvénal.

[Traduction : Henri Clouard. Juvénal et Perse. Classiques Garnier, Paris, 1934.]

{| class="wikitable" | |Et voici que le rut ne peut plus attendre, il n'y a plus à présent que la femelle toute pure, un cri unanime retentit dans tout le repaire : "C'est l'heure permise par la déesse, nous voulons les hommes !" L'amant est dans son lit, on lui fait dire qu'il ait à prendre son manteau pour accourir ; si l'amant fait défaut, on livre assaut aux esclaves ; faute d'esclaves, on appelle un porteur d'eau ; si enfin il n'y a pas moyen de trouver d'homme, on n'attendra pas davantage, on se couchera sous un âne. Plût aux dieux que les rites antiques et le culte public eussent échappé à de telles profanations ! Mais Maures et Indiens savent bien quel jeune homme osa, déguisé en joueuse de flûte, introduire un membre (de plus fort calibre que le rouleau des deux Anti-Caton de César) là même d'où le rat n'ose approcher s'il se sait mâle, là où c'est une loi de la peinture de faire pendre un voile. Et cependant quel homme en ce temps-là aurait osé blasphémer ? Lequel aurait raillé la coupe et le bassin noir de Numa et les fragiles assiettes fabriquées sur le mont Vatican ? Mais aujourd'hui quel autel n'a pas son Clodius ? Grandes dames ou plébéiennes, toutes se valent.

[Traduction : Louis-Vincent Raoul ; Wouters, Raspoet et cie, 1842.] {| class="wikitable" | |Mais l’ardeur est au comble, et ne peut plus attendre. De tous les coins de l’antre, un cri se fait entendre ; Un cri de rage : "Ouvrez, Cybèle l’a permis ; Ouvrez, et qu’à nos yeux les hommes soient admis." Que vient-on m’annoncer ? quoi! mon amant sommeille ! Allez, que par mon ordre à l’instant on l’éveille, Qu’il accoure. Il hésite ! esclaves soyez prêts. Point d’esclaves ! eh bien, un rustre, un porte-faix. Point d’homme ! En son dépit, Pasiphaé nouvelle,