vignette|droite|295px| - Fastes du régiment de lanciers. vignette|droite|295px|1952 – Équipage d'un Sherman Firefly du régiment de lanciers de l'armée belge en grandes manœuvres à Elsenborn.

Le de lanciers () était un régiment de cavalerie de l'armée belge. Le , le régiment reprend les traditions du régiment de lanciers et devient le 1/3 régiment de lanciers.

Historique Origines Le régiment de lanciers trouve son origine dans le régiment de chevau-légers van der Burch, levé le dans les anciens Pays-Bas autrichiens à l'initiative du comte Charles-Albert van der Burch, sur autorisation du duc Charles-Auguste de Saxe-Weimar-Eisenach, alors commandant en chef de l'armée de BrabantActe de création du régiment de Chevau-Légers van der Burch, quartier général de Bruxelles, 13 février 1814..

Cette unité est constituée au sein de la légion belge mise sur pied durant la campagne de 1814 contre le Premier Empire françaisHistoire de la Légion belge, ministère de la Guerre, Bruxelles.. Selon la tradition régimentaire, elle s'inscrit dans l'héritage des régiments de dragons levés dans les Pays-Bas autrichiens au , notamment les dragons de Ligne puis dragons de Latour, devenus en 1806 les chevau-légers de VincentHistorique des Dragons de Latour et des Chevau-Légers de Vincent, archives militaires autrichiennes..

Après la création du royaume uni des Pays-Bas à la suite du congrès de Vienne, la légion belge est dissoute en septembre 1814 et ses unités sont intégrées dans la nouvelle armée néerlandaiseGuy Thys, L'Armée des Pays-Bas de 1814 à 1830, Bruxelles.. Le , le régiment est renommé régiment de dragons légers n° 5Ordre de bataille de l'armée du Royaume uni des Pays-Bas, 1815.. Sous le commandement du lieutenant-colonel Édouard de Mercx de Corbais, il participe à la campagne de Waterloo et combat aux Quatre-Bras ainsi qu'à WaterlooW. Siborne, History of the War in France and Belgium in 1815, Londres, 1844..

Lors de la révolution belge, les éléments belges du régiment de dragons légers n° 5, renforcés par des détachements provenant d'autres régiments de cavalerie de l'armée néerlandaise, sont regroupés à TervurenLouis Leconte, L'Armée belge en 1830, Bruxelles.. Le , le gouvernement provisoire crée officiellement le régiment de lanciersBulletin officiel du Gouvernement provisoire de Belgique, 24 octobre 1830.. De la révolution belge à la Première Guerre mondiale  Le régiment participe à la campagne des Dix-Jours en août 1831 au sein de l'armée de l'EscautLouis Leconte, La Campagne des Dix-Jours, Bruxelles.. Un de ses escadrons prend part au combat de Bautersem le lors des opérations menées contre l'armée néerlandaiseHistorique officiel du 1er régiment de lanciers..

Le 3 janvier 1832, le roi remet l'étendard du régiment à son commandant, le colonel Charles-Ferdinand de ThierryArchives du palais royal, remise des étendards aux régiments de l'armée belge, 1832.. Au cours des années suivantes, l'unité assure principalement des missions de surveillance et de couverture le long de la frontière avec les Pays-BasHistorique de l'Arme de la cavalerie belge, ministère de la Défense..

Lors de la guerre franco-prussienne de 1870, le régiment est mobilisé dans le cadre de l'armée d'observation chargée de garantir la neutralité du territoire belgeHenri Bernard, Histoire militaire de la Belgique, Bruxelles.. Après la crise, il reprend sa garnison de Namur, qu'il conserve jusqu'à la mobilisation générale de 1914Historique du 1er régiment de lanciers, Musée royal de l'Armée.. Première Guerre mondiale Lors de la mobilisation générale de 1914, le régiment de lanciers est affecté aux missions de reconnaissance et de couverture en avant de la position fortifiée de NamurHistorique du 1er régiment de lanciers, Musée royal de l'Armée et d'Histoire militaire.. Le , un détachement comprenant des escadrons du régiment et des compagnies cyclistes participe au combat de Boneffe contre des éléments de reconnaissance allemandsLouis Leconte, L'Armée belge en 1914, Bruxelles..

Après la chute de Namur, le régiment participe à la retraite de l'armée belge vers Anvers puis à la défense du camp retranché d'Anvers en septembre 1914Henri Bernard, La Campagne de l'Armée belge en 1914, Bruxelles.. À la suite du retrait vers l'Yser, il prend part à la bataille de l'Yser et contribue à la défense du front belge jusqu'en 1918Martin Schoups, De Belgische Cavalerie tijdens de Eerste Wereldoorlog, Bruxelles..

Durant la guerre de position, les cavaliers sont fréquemment engagés comme fantassins dans différents secteurs du front, notamment à Nieuport, Ramskapelle, Dixmude et MerkemHistorique de la cavalerie belge, Ministère de la Défense..

En janvier 1918, l'armée belge crée des groupements légers associant cavalerie, cyclistes et autos blindées. Les escadrons du lanciers sont répartis entre les groupements légers des > et divisions d'arméeArchives de l'Armée belge, organisation des groupements légers, 1918..

Lors de l'offensive finale en Flandre à l'automne 1918, ces unités participent aux opérations de poursuite menées après la rupture du front allemand. Les combats de Handzaeme, menés du au , valent au régiment l'inscription « HANDZAEME » sur son étendardArrêté royal relatif aux inscriptions d'étendard des unités de l'armée belge.. Entre-deux-guerres Après l'armistice, le régiment participe à l'occupation de la Rhénanie au sein des forces belges déployées en AllemagneHistorique des Forces belges d'occupation en Allemagne, Ministère de la Défense.. Il stationne notamment à Aix-la-Chapelle et Eschweiler avant son retour en BelgiqueJean-Denis G. G. Lepage, The Belgian Army between the Wars, Londres..

À partir de 1931, le régiment est établi à Spa et est intégré au dispositif de couverture de la frontière orientale belge dans le cadre de la position fortifiée de LiègeHenri Bernard, La Défense de la Belgique 1919-1940, Bruxelles..  Seconde Guerre mondiale Campagne de 1940 Lors de la campagne des dix-huit jours, le régiment de lanciers est affecté à la couverture de la Position fortifiée de Liège et à la surveillance de la frontière orientaleCentre d'études et de documentation Guerre et Sociétés contemporaines (CEGESOMA)..

Après l'invasion allemande du 10 mai 1940, le régiment mène des actions retardatrices dans la région de Spa et de Liège avant de participer à la défense de la GetteJacques de Launay, La Campagne des Dix-Huit Jours, Bruxelles.. Réduit progressivement par les pertes et les réorganisations successives du Corps de cavalerie, il est ensuite engagé sur la Lys, notamment dans le secteur de Geluwe et de Passchendaele.

Au cours de la campagne, le régiment enregistre environ 80 tués et plus de 200 blessésMusée royal de l'Armée et d'Histoire militaire..

Il est dissous à la suite de la capitulation de l'armée belge le Henri Bernard, L'Armée belge de 1940, Bruxelles.. Après-guerre Le , le régiment de lanciers est reconstitué comme unité de reconnaissance de l'armée belgeHistorique du 1er régiment de lanciers, Défense belge.. Après avoir été stationné à Liège puis à Spa, il rejoint les Forces belges en Allemagne et tient garnison à DürenForces belges en Allemagne, historique officiel..

Durant la guerre froide, le régiment est progressivement transformé en unité blindée. Équipé successivement de chars Sherman Firefly, M47 Patton puis Leopard 1, il est intégré aux forces de l'OTAN déployées en République fédérale d'AllemagneBelgian Armour 1945-2000, Musée des Blindés..

En juillet 1960, un escadron de marche est envoyé au Congo lors de la crise consécutive à l'indépendance du paysGuy Vanthemsche, La Belgique et le Congo, Bruxelles..

À partir des années 1990, le régiment participe à plusieurs opérations extérieures menées sous mandat des Nations unies et de l'OTAN en ex-Yougoslavie, en Somalie et au KosovoDéfense belge, opérations extérieures 1990-2003..

Le , dans le cadre de la réforme de la composante Terre, à la suite de la dissolution du régiment de lanciers-parachutistes, le régiment adopte les traditions et la mémoire du régiment de lanciers pour former le / régiment de lanciersMoniteur belge, réforme des forces armées, 2003..

L'étendard, ses citations et sa fourragère Les citations de l'étendard

La conduite du régiment lors des différents combats en 1914-1918 et 1940-1945 ont permis au régiment de Lanciers d'inscrire en lettres d'or sur son étendard outre l'inscription :

Campagne de 1914-1918

les citations suivantes :

NAMUR () TERMONDE () HANDZAEME (14, 15 et )

Campagne de 1940 LA GETTE (13, ) LA LYS 1940 (Geluwe, }, Passendale, du 25 au )

La fourragère

À la suite des cinq citations attribuées pour les campagnes 1914-1918 et 1940-1945, l'étendard du régiment a ensuite reçu la fourragère de troisième classe aux couleurs de l'ordre de Léopold.

Cette fourragère est portée à l'épaule droite par tous les Lanciers lors des cérémonies auxquelles participe l'étendard (elle ne peut être portée sinon).

Traditions Couleurs  Les couleurs traditionnelles du régiment de lanciers sont l'amarante et le blancHistorique et traditions du 1er régiment de lanciers, Défense belge..

Selon la tradition régimentaire, l'adoption de l'amarante trouve son origine dans les unités de cavalerie levées dans les anciens Pays-Bas autrichiens dont le régiment revendique l'héritage, notamment les dragons de Ligne, les dragons de Latour et les chevau-légers de VincentHistorique du 1er régiment de lanciers..

Au , les régiments de cavalerie se distinguaient notamment par leurs couleurs distinctives, alors que les uniformes demeuraient relativement similaires au sein d'une même arme. Les dragons de Latour portèrent successivement différentes tenues conservant l'amarante comme couleur distinctive, notamment après la bataille de Kolin en 1757 et lors des réformes de l'armée autrichienne à la fin du Historique des Dragons de Latour, archives militaires autrichiennes..

Lors de la création du régiment de chevau-légers van der Burch en 1814, l'appellation et les traditions des chevau-légers sont reprises, mais l'unité adopte un uniforme vert à collet jauneHistorique du régiment de Chevau-Légers van der Burch.. Les traditions attribuent à cette unité une participation aux batailles des Quatre-Bras et de Waterloo au sein de l'armée du royaume uni des Pays-BasOrdres de bataille de la campagne de 1815..

À la création du régiment de lanciers en 1830, le gouvernement provisoire belge lui attribue l'amarante comme couleur distinctive. Elle apparaît notamment sur certains éléments de l'uniforme de grande tenue, dont le plastron, le pantalon et le czapska, coiffure d'origine polonaise caractéristique des régiments de lanciersRèglement sur les uniformes de la cavalerie belge, XIXe siècle..

Après l'uniformisation progressive des tenues de l'armée belge au cours du , les couleurs distinctives disparaissent en grande partie des uniformes de service. L'amarante et le blanc demeurent toutefois associés aux traditions du régiment et continuent d'être utilisés lors des cérémonies, sur les insignes ou les ornements traditionnels de l'unitéTraditions de la cavalerie belge..

Couleurs des escadrons

En manœuvre comme au combat, il devient impossible de distinguer les chars des escadrons les uns des autres. Or, le commandant d'unité doit pouvoir reconnaître ses troupes afin de mieux contrôler leur action ou les aviser d'un danger. Dans ce but chaque escadron a reçu une couleur distinctive : rouge pour l'escadron A ; blanc pour l'escadron B ; bleu pour l'escadron C ; jaune pour l'escadron état-major et services.

Cri de guerre et de ralliement

était le cri de guerre des chevau-légers. Ils l'avaient hérité de leur chef le comte Charles-Albert van der Burch.

Insigne vignette Au centre de la composition figure le chiffre « 1 », entouré de la mention « Régiment de Lanciers ». Cet ensemble est inscrit dans un ceinturon de forme ovale, motif traditionnel de l'iconographie militaire hérité de la chevalerie.