Le combat de Montmesly eut lieu le , pendant la guerre franco-prussienne. Les troupes françaises sous les ordres du général d'Exéa se heurtèrent aux troupes allemandes.
Préambule Le , les et corps prussiens ainsi que le corps bavarois reprennent leur marche, couverts sur les flancs par les et de cavalerie prussiennes en direction de Villeneuve-Saint-Georges.
Le corps qui marchait au centre avait pour mission spéciale de protéger l'établissement d'un pont à Villeneuve-Saint-Georges puis de faire franchir la Seine à une partie de ses troupes et de cantonner sur les deux rives aux environs de ce point.
Dans la matinée, la vint, en avant-garde, prendre position à Limeil et plaça des avant-postes dans les premières maisons de Mesly ainsi que dans les fermes de l'Hôpital et de la Tour. C'est là qu'elle se heurta à la brigade Daudel, de la division d'Exéa du , qui de son côté arrivait à Mesly.
Le général Vinoy ayant appris que des denrées accumulées au château de Piple, près de Boissy-Saint-Léger, n'étaient pas encore rentrées dans la place de Paris, avait songé à aller les chercher et à se renseigner en même temps sur les mouvements des Allemands qui s'approchaient. En conséquence, il avait envoyé dans cette direction la division d'Exéa, avec le de chasseurs à cheval et quatre batteries, dont une de mitrailleuses, dont le mouvement consistait à gagner le village de Créteil puis celui de Boissy-Saint-Léger.
Ordre de bataille Forces françaises régiment de marche, formé du des 20, 22 et d'infanterie de ligne qui eut 2 officiers blessésÉtat nominatif, par affaires et par corps, des officiers tués du 15 septembre 1870 au 12 février 1871 d'Aristide Martinien.. , , et escadrons du de chasseurs à cheval qui eut 1 officier blessé.
Le combat La colonne atteignit Créteil sans difficulté, n'ayant rencontré sur son chemin qu'une bande de maraudeurs français, armés, qui cherchaient à s'emparer d'une ferme et que la cavalerie avait dispersée à coup de plat de sabregénéral Vinoy, Siège de Paris, page 136.. Le gros village de Créteil était absolument vide et abandonné de ses général Vinoy, Siège de Paris, opérations du et de la , page 137. le village ayant été traversé le matin par des uhlans.
La colonne française dépassa Créteil puis, longeant la Marne et les murs du parc de Bonneuil, arriva à un carrefour situé à proximité d'un bois où étaient dissimulés des cavaliers prussiens. Comme on apercevait au loin les colonnes allemandes fortes d'environ , longeant les hauteurs de Limeil, la brigade Daudel fut dirigée avec précaution vers la colline de Montmesly, tandis que la brigade Mattat restait en réserve à Créteil. Le régiment des chasseurs s'établit sur la route de Boissy-Saint-Léger, au nord de Bonneuil-sur-Marne, et l'artillerie se plaça en partie face au nord et en partie face à l'est.
Il était un peu plus de deux heures quand celle-ci ouvrit son feu, auquel répondit sur le champ une batterie du corps allemand, postée près de Valenton, puis une autre arrivée au nord-est de Limeil.
Soutenues par ces feux, 9 compagnies prussiennes lancèrent alors contre Montmesly un mouvement enveloppant que les soldats français accueillirent fermement. L'exemple donné par les généraux d'Exéa et Daudel qui restèrent constamment à cheval au milieu des tirailleurs, triompha de leur premier malaise, et avec l'appui des mitrailleuses, ils purent tenir leurs adversaires en respect.
Bilan Mais le général Vinoy, présent sur le lieu de l'action, apercevait distinctement de grosses colonnes allemandes qui défilaient vers le sud. Jugeant que l'opération sur le château de Piple n'était plus possible, que sa reconnaissance offensive l'avait suffisamment renseigné, et que tenir plus longtemps serait exposer ses troupes à être enveloppées, il donna le signal de la retraite et se replia sur Créteil.
Malgré une légère panique, le mouvement s'exécuta dans de bonnes conditions et, à 5 heures du soir, la division d'Exéa regagnait ses bivouacs dans le bois de Vincennes ayant 57 hommes hors de combat. Les Allemands avait, de son côté subi une perte équivalente.
L'émotion causée dans Paris par cette première escarmouche ne dura que quelques heures. Mais les gardes nationaux qui montaient la garde sur les remparts de l'Est, ne parvinrent pas à calmer aussi vite la surexcitation produite par eux par l'odeur de la poudre, qu'ils n'avaient respirée cependant que de fort loin. Ils accueillirent les soldats de la brigade Daudel par une fusillade qui atteignit 3 hommes, et pendant toute la nuit tiraillèrent au hasard. On ne trouva d'autre moyen, pour avoir raison de ces forcenés que de leur retirer leurs cartouches. Un pareil début n'était guère rassurant.
Bibliographie Lieutenant-colonel Léonce Rousset, Histoire générale de la guerre franco-allemande (1870-71). Général Vinoy, Siège de Paris, opérations du et de la .
Notes et références
Notes
Références
Articles connexes Siège de Paris (1870-1871) Chronologie du siège de Paris (1870-1871)
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