Curac est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente, en région Nouvelle-Aquitaine.
Géographie Localisation et accès Curac est un village du Sud-Charente situé à au nord de Chalais et au sud d'Angoulême, sur une petite hauteur surplombant la vallée de la Viveronne.
Le bourg est aussi à de Brossac, de Montmoreau, de Blanzac et de BarbezieuxDistances orthodromiques prises sous ACME Mapper.
La D 461 relie le bourg à la D 20, route de Chalais à Blanzac et Barbezieux qui est dans la vallée et fait limite communale avec Chalais-Sainte-Marie. La D 674, route d'Angoulême à Libourne, passe à à l'est du bourgCarte IGN sous Géoportail.
La gare la plus proche est celle de Chalais, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.
Hameaux et lieux-dits L'habitat est dispersé et la commune compte de nombreux hameaux. Le bourg est minuscule et regroupe l'église et la mairie.
Communes limitrophes
Géologie et relief La commune est occupée par le Campanien (Crétacé supérieur), calcaire crayeux qui occupe une grande partie du Sud CharenteCarte du BRGM sous GéoportailVisualisateur Infoterre, site du BRGM ..
Le relief de la commune est celui d'un plateau d'une altitude moyenne de , traversé du nord au sud par une vallée. Le point culminant de la commune est à une altitude de , situé en limite nord-est (canton de la Porte). Le point le plus bas est à , situé le long de la Viveronne en limite sud-est. Le bourg, dominant la vallée, est à environ d'altitude.
Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Curac. La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne.. Elle est drainée par la Viveronne, l'Auzance, et par un petit cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de de longueur totale..
La Viveronne, affluent de la Tude à Chalais et sous-affluent de la Dronne, traverse la commune du nord au sud. Elle borde aussi la limite nord où la rejoint sur sa rive gauche l'Auzance, ruisseau descendant de Saint-Laurent-des-Combes.
Au pied du bourg, un ruisseau intermittent alimenté par la Font Marceau rejoint la Viveronne sur sa rive gauche.
Gestion des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Isle - Dronne ». Ce document de planification, dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de , a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR).. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le ..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ). Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rioux-Martin à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Curac est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,4 %), zones agricoles hétérogènes (33,3 %), forêts (8,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Risques majeurs Le territoire de la commune de Curac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Curac. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 97,1 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 97 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1988, 1999 et 2012. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2003 et par des mouvements de terrain en 1999.
Toponymie Une forme ancienne est Curaco (non datée).
L'origine du nom de Curac remonterait à un nom de personne gallo-roman Curius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait au « domaine de Curius »Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928.
Pendant la Révolution, la commune s'est appelée provisoirement Lauzance.
Histoire Quelques vestiges de briques et dallage romains ont été trouvés sur la commune (Champ de Roux, chez Tournaud).
Les plus anciens registres paroissiaux ne remontent pas avant 1711.
Administration vignette|center|Mairie de Curac.|alt=
Démographie Évolution démographique
Pyramide des âges La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 22,5 %, soit en dessous de la moyenne départementale (30,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 40,8 % la même année, alors qu'il est de 32,3 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 50 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,59 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie Agriculture La viticulture occupe une petite partie de l'activité agricole. La commune est située dans les Bons Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac..
Lieux et monuments vignette|redresse|L'église de Curac.|alt= L'église paroissiale Saint-Vincent, le chœur date du . La nef et le clocher ont été refaits au . L'édifice est inscrit partiellement aux monuments historiques depuis 1993.
Personnalités liées à la commune
Notes et références Notes et cartes Notes
Cartes
Références
Voir aussi
Articles connexes Liste des communes de la Charente Liens externes
Catégorie:Commune en Charente Catégorie:Commune ayant porté un nom révolutionnaire en Charente