Les philomarianites ou collyridiens formaient une secte chrétienne fondée au vouée au culte quasi-exclusif de la Vierge Marie"l'hérisiologie chez Epiphane de Salamine" de Aline Pourkier

La cérémonie principale était célébrée par des femmes. Sur un tabouret triangulaire recouvert d'un linge étaient disposées des offrandes de gâteaux et de pains (kollurides).

Épiphane de Salamine (Panarion, en 79) mentionne les pratiques cultuelles de ce groupe constitué principalement de femmesles traditions anciennes sur la dormition et l'assomption de Marie" de Simon C. MIMOUNI. Dans une autre de ses œuvres (Ancoratus, en 13) Épiphane parle encore de ce mouvement, mais composé d'hommes et non de femmes. D’après lui, les collyridiens vouent une véritable adoration à Marie en tant qu'égale de Dieu – voire comme à une déesse. Il situe le berceau de ce groupe en Arabie au (Panarion 79), mais replace aussi les origines du mouvement collyridien en Thrace et en Scythie. Au , Léonce de Byzance (Contra Nestorianos et Eutychianos III), parle également des coutumes collyridiennes qu’il désigne sous le terme de « philomarianites » (les amoureux de Marie)Die eigenartige Marienverehrung der Philomarianiten oder Kollyridianer in Arabien" de F.X. DOLGER, 1929.

Nouveau Collyridien De nos jours, avec la résurgence des croyances antiques, la tradition oubliée des philomarianites renaît, difficilement, de ses cendres dans un cadre néo-païenThe University of mother god chuch: http://www.womanthouartgod.com/traditionofmary.phpsite francophone de résurgence philomarianite: http://isydineisismarie.blogspot.fr ou non spécifiquement affilié au paganisme contemporainÉglise Collyridienne: http://collyridianchurch.wordpress.com/ceec-ordinances/ Ces initiatives sont encore trop isolées pour parler d'un mouvement officiel reconnu.

De nos jours, l'université catholique américaine de Dayton a signalé l'émergence aux Philippines d'un groupe religieux se faisant appeler le « Mouvement catholique Marie est Dieu », qui affirme que Marie est une déesse et qu'elle est le Saint-Esprit, la troisième personne de la Trinité. Ce mouvement a été décrit comme un mouvement collyridien des temps modernes. Le Times a rapporté que le chef de ce groupe religieux se nomme Dominic Sanchez Vallar.

Patrick Madrid, un écrivain catholique américain, a souligné l'existence de diverses formes modernes de collyridianisme, notant que certaines personnes exagèrent leur focalisation sur la Vierge Marie au point d'exclure presque Jésus, ce qu'il considère comme un péché proche de l'idolâtrie.

Mohsen Qodrzi a comparé le collyridianisme aux chrétiens qui offrent des sacrifices à Marie, et à l'islam, qui considère que les sacrifices ne doivent être offerts qu'à Dieu, et que les offrandes à d'autres sont considérées comme une déification. Récemment, un mouvement de renaissance du culte des divinités a été observé, incluant la vénération de Marie comme une divinité.

Références

Bibliographie "l'hérisiologie chez Epiphane de Salamine" de Aline Pourkier "les traditions anciennes sur la dormition et l'assomption de Marie" de Simon C. MIMOUNI (École pratique des Hautes Études Section des sciences religieuses, Paris) "The virgin goddess: studies in the pagan and Christian roots of mariology" de Stephen Benko (1993): synthèse aux origines païennes de la mariologie et aux déesses-mères. "Die eigenartige Marienverehrung der Philomarianiten oder Kollyridianer in Arabien" de F.X. DOLGER, 1929. "L’eresia dei Colliridiani et il culto paleo-cristiano di Maria",de P.G.M. ALBARELLI,1941. "Déviation du culte marial et sainte tradition : Saint Epiphane et les Collyridiens", de F. GALOT,dans: De Primordiis Cultus Mariani, 1970.

Catégorie:Mouvement chrétien dissident avant la Réforme Catégorie:Hérésie dans le christianisme ancien Catégorie:Néopaganisme Catégorie:Marie (mère de Jésus)