Yvorne () est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district d'Aigle.
Géographie Situation gauche|vignette|Yvorne et son vignoble vus du sud-ouest. Le territoire d'Yvorne s'étend sur . Lors du relevé de , les surfaces d'habitations et d'infrastructures représentaient de sa superficie, les surfaces agricoles , les surfaces boisées et les surfaces improductives .
La commune d'Yvorne comprend le village d'Yvorne et les hameaux de Versvey, Vers-Morey et Vers-Monthey.
Carrière de Truchefardel Au lieu-dit Truchefardel ou La Coche, en bordure de la route, une carrière de marbre jaspé (Malm coralligène) a été exploitée par des carriers anonymes dès le , puis par les marbriers Doret au et . En 1756, Vincent Doret y construit une scie à marbre. Ce matériau, qui se distingue par sa riche coloration alliant le gris, le rouge et le jaune avec des veines noires et blanches, a connu une gloire certaine, puisqu'il a été exporté dans un large rayon, notamment dans tout le Pays de Vaud, ainsi qu'à Berne, à Genève et à Lyon. Parmi les nombreuses utilisations de ce matériau, on peut citer les colonnes du portail de l'hôtel de ville de la Palud, à Lausanne (1674)Paul Bissegger, «Noir, brun, rouge, violet et jaspé: les marbres du Chablais vaudois», Von Farbe und Farben. Albert Knoepfli zum 70. Geburtstag (Veröffentlichungen des Instituts für Denkmalpflege an der Eidgenössischen Technischen Hochschule Zürich, 4 Zurich 1980, pp. 79-84.. De 1905 à 1921, cette carrière est exploitée par la Société des carrières d'Arvel, à qui elle appartient, et où celle-ci exploite principalement de la pierre de taille et de marbrerie sous l'appellation de « Rouge suisse » et « Gris suisse ». Cette carrière a également fourni, en 1913-1914, les matériaux utilisés pour la construction du mur de tête suisse du tunnel du Mont-d'Or. La carrière est fermée en 1921Michèle Grote, Bernard Streiff, Les Carrières d'Arvel : une société centenaire, [Villeneuve] : Carrières d'Arvel, 2005, pp. 18-20, fig. 13, le bâtiment d'exploitation de la carrière de La Coche, vue prise vers 1915..
Transports Depuis Yvorne, le col des Agites permet de rejoindre la vallée de l'Hongrin.
Toponymie Le nom de la commune, qui se prononce , dérive très vraisemblablement du nom de personne latin féminin Eburna et signifie domaine d'Eburna.
Sa première occurrence écrite date de 1025-1031, sous la forme d'Evurna.
Son nom en patois vaudois est Èvouêrna.
Histoire vignette|gauche|Photo aérienne (1952). On y découvrit une nécropole de l'âge du bronze, une route romaine dans la plaine du Rhône, qui méne de Lausanne à Martigny puis au col du Grand Saint-Bernard, deux milliaires (l'un de l'empereur Claude, daté du 47 apr. J.-C., réf. CIL 17-02, 120a et l'autre avec une inscription de la 1ère Tétrarchie, datée de 293 et une seconde de Constantin Le Grand, datée de 306 à 337, CIL 17-02, 120b) et des tombes du haut Moyen Âge. L'abbaye de Saint-Maurice possédait des biens et des droits à Yvorne dès le , en relation avec la maison d'Ollon, fondée par l'abbé Rodolphe (1153-1168). Partie du Chablais savoyard, Yvorne fut rattaché par Berne au gouvernement d'Aigle dès 1475. Le village passa au district d'Aigle en 1798.
En 1584, un éboulement détruisit une grande partie des maisons, reconstruites plus à l'est en 1607-1608. Un vignoble fut planté sur l'éboulis, qui lui donna son nom en patois (L'Ovaille). La Maison Blanche, édifiée en 1573 et reconstruite en 1609 par Antoine d'Erlach, servit de résidence d'été aux gouverneurs d'Aigle, puis passa à la famille Sinner. Yvorne releva d'Aigle jusqu'en 1828 et fut érigé en paroisse (1833-1845, dès 1862 avec Corbeyrier et, jusqu'en 1936, Roche ; temple de 1838). Une nouvelle route relia Yvorne à Aigle en 1909 ; l'autoroute A9 et le Relais du Chablais ouvrirent en 1981. Yvorne est resté une commune viticole ; la plaine est vouée à la céréaliculture et à l'horticulture.
Politique La commune d'Yvorne a mené en 2010 un projet de fusionSite internet du projet de fusion http://www.projet-fusion.ch/ avec les communes voisines de Leysin et d'Aigle. Le projet, bien qu'accepté par les habitants d'Yvorne et de Leysin, a été refusé par les Aiglons pour 43 voix en votation populaire le Résultat de la votation sur le site de la commune d'Aigle http://www.aigle.ch/fr/N2658/la-fusion-echoue-de-peu.html :
Commune Oui Non Abstentions Aigle (49 %) (51 %) 42 Leysin 455 (53 %) 403 (47 %) 13 Yvorne 252 (52 %) 232 (48 %) 8
La nouvelle commune d'Aigle aurait rassemblé les habitants des trois communes initialesCommuniqué de presse de la municipalité d'Aigle http://www.aigle.ch/fr/N2296/yvorne-leysin-et-aigle-revotent-la-fusion.html, sur un territoire de . La municipalité aurait été portée à neuf membres et le conseil communal à cent conseillers. Des arrondissements électoraux auraient alors été mis en place pour garantir la représentation des minorités au sein des conseils.
Population Gentilés et surnoms Les habitants de la commune se nomment les Vuargnérans ou Vouarnerans ou les Yvornans (lè Èvouêrna en patois vaudois).
Ils sont surnommés les Quemanlet (coins de fer servant à traîner les troncs en patois vaudois), les Vouivre (les vipères) et les Bocan (les Boucs) .
Les habitants du hameau de Versvey sont surnommés les Vers-Luisants.
Démographie Évolution de la population
Pyramide des âges
Culture et patrimoine Patrimoine bâti Le château de Maison Blanche Temple réformé (1835-1838), par l'architecte Jean Gunthert. Cure (1837) par l'architecte lausannois Henri Perregaux. École (1871) par l'architecte François Jaquerod.
Yvorne fait partie de l'association Les plus beaux villages de Suisse.
Personnalités liées à la commune Alphonse Mex (écrivain) y est né en 1888.
Héraldique
Liens externes
Références
Catégorie:Commune du canton de Vaud Catégorie:Chablais vaudois Catégorie:Commune située au bord du Rhône Catégorie:Site construit à protéger dans le canton de Vaud Catégorie:Localité adhérant à l'association Les plus beaux villages de Suisse