Cette liste recense les expérimentations et implantations les plus notables d'un revenu de base.
Afrique Afrique du sud L'Alliance démocratique (Afrique du Sud) soutient la revendication.
La ministre du développement social Lindiwe Zulu, a annoncé en que le gouvernement était sur le point de verser une allocation de revenu de base en raison de la pandémie. Pas à tout le monde, mais à toutes les personnes en âge de travailler qui ne reçoivent aucune autre aide économique du gouvernement. L'allocation, d'un montant de par mois, a commencé à être versée en mai et s'est terminée en . En octobre, juste avant la fin du versement de l'allocation, Blade Nzimande, leader du Parti communiste sud-africain (SACP), a appelé le gouvernement à convertir l'allocation en un « revenu de base universel garanti ». Il a fait valoir que la subvention offrait une bouée de sauvetage à des millions de personnesUnathi Nkanjeni 'Frustration and much-needed relief' : Comment la subvention de R350 Covid-19 de Sassa a dominé 2020 Times Live. 29 décembre 2020.. Mary Burton, écrivant un article d'opinion pour Business Day en , plaide également pour que le gouvernement introduise un véritable revenu de base. Elle écrit : « Ce n'est pas du tout la même chose que la « subvention Covid-19 » temporaire récemment introduite pour répondre à la situation des chômeurs âgés de 18 à 59 ans. Les difficultés rencontrées par le département du développement social dans la gestion de cette subvention ont montré la complexité de ce système, où il faut vérifier si les demandeurs remplissent tous les critères nécessaires pour en bénéficier. Néanmoins, elle a apporté une aide vitale à des millions de personnes, et a fourni des leçons utiles à la fois en termes d'administration et d'illustration de son bénéfice. »Burton, Mary Why all South Africans should back a basic income grant Business Day. 13 septembre 2020. Zulu, cependant, fait également pression pour un véritable revenu de base. Elle espère qu'il pourra être introduit en , mais pour cela, le ministère des Finances d'Afrique du Sud doit également être d'accord avec le planL'Afrique du Sud n'introduira pas de revenu de base avant mars... Reuters. Juillet 2020.
Kenya L'ONG GiveDirectly teste depuis 2017, et sur 12 années, un revenu universel de dans un village défavorisé au Kenya.
Namibie thumb|right|362px|Omitara, l'un des deux villages namibiens dans lesquels le revenu de base a été testé en 2008-2009.
De à , un projet pilote de revenu de base fut implémenté dans les villages namibiens de Otjievero et Omitara (représentant environ habitants) situés à de Windhoek).. Le projet fut organisé par la Namibian Basic Income Grant Coalition.. Il était principalement financé par l'église protestante allemande, par des contributions individuelles de citoyens allemands et namibiens et par des contributions du Ministère allemand pour la Coopération. Le montant donné à chaque habitant namibien de moins de 60 ans (les retraités namibiens reçoivent déjà une allocation de 550 N$ par mois) était de 100N$ (environ 12US$).
Six mois après le lancement, le projet avait significativement réduit la malnutrition infantile et l'absentéisme scolaire. Il avait également fortement augmenté les revenus de la communauté en permettant aux habitants de participer à des activités plus productives, notamment avec la mise en place de micro-entreprises qui revitalisèrent le tissu économique et social du village, les revenus issus d’activités de type auto-entrepreneuriale ayant augmenté de 300 %.. Globalement les revenus des habitants du village ont augmenté de 29 %, soit plus que le revenu supplémentaire octroyé par le programme. Le chômage a également diminué dans le village, passant de 60 à 45 %.BIG a big success The Namibian, 4 October 2008.. L'équipe projet déclara que cet accroissement de l'activité économique contredit les allégations selon lesquelles le revenu de base entrainerait de la paresse et de la dépendance.. Après le dernier versement en , une allocation de transition de 80 N$ par mois a été mise en place pour ne pas « laisser les résidents retomber au même niveau de pauvreté déshumanisante qu'ils avaient expérimenté auparavant ».. Cette allocation de transition a été versée jusqu'à la fin de l'année 2011, quand la coopérative s'en occupant s'est trouvée à court d'argent. Les versements ont repris en avec le soutien de l'Église évangélique vaudoise italienneNamibia: BIG Resumes At Otjivero.
L'une des conclusions du projet fut que, même en donnant uniquement ce revenu aux personnes habitants Otjivero-Omitara depuis plus d'un an avant le début du projet, il y eut une forte migration vers ces villages. Le projet conclut que ce phénomène révèle le besoin d'introduire le système de revenu de base à un niveau national, afin d'éviter des migrations internes.
Un autre constat du projet fut qu'après l'introduction du projet, la criminalité baissa de 42 %, particulièrement les vols de bétail, qui chutèrent de 43 % et les autres vols d'environ 20 %. Ces conclusions viennent de deux études empiriques conduites par la Basic Income Grant Coalition. L'une d'elles couvre les six premiers mois du projetHaarmann, C., D. Haarmann, H. Jauch, H. Shindondola-Mote, N. Nattrass, M. Samson, G. Standing, Towards a Basic Income Grant for All, Assessment Report, September 2008, Windhoek: BIG Coalition et la seconde les douze premiers moisHaarmann, C., D. Harrmann, H. Jauch, H. Shindondola-Mote, N. Nattrass, I. van Niekerk, M. Samson, Making the Difference! -- Assessment Report, April 2009, Windhoek: BIG Coalition. Aucune autre étude ou évaluation de projet n'a été publiée. De plus, il n'y a pas d'accès public aux données du projet, ce qui a été confirmé par les représentants du projet dans la presse namibienne, expliquant qu'ils avaient promis aux résidents des villages que leurs informations personnelles resteraient confidentielles"The Otjivero residents were promised confidentiality of their personal information.", New Era, 15 July 2011..
Un groupe s'est formé pour demander la mise en place d'un revenu de base au niveau national, mais le gouvernement namibien n'a pas repris l'idée.
Ouganda Un programme en Ouganda a versé US à 535 jeunes de 15 à 35 ans, choisis aléatoirement. Les résultats ont montré une augmentation des activités d'entreprise de 57 %, des heures de travail de 17 % et des bénéfices de 38 % par rapport à un groupe témoin n'ayant rien reçu.
Amérique du Nord Canada
Le concept a été expérimenté par le Programme Mincome dans les années 1970 à Dauphin au CanadaResearchers examine 'town without poverty', CBC, 5 décembre 2005. Les résultats de cette expérience, pendant longtemps non étudiée, ont finalement montré que la désincitation au travail y avait été très faible durant la durée de l'expérience (quatre ans). De plus, d'autres conséquences positives non attendues ont été observées, comme l'augmentation de la durée des études des jeunes, une baisse de la criminalité et des hospitalisationsRevenu garanti: quand la réalité devance l'Utopie, Basta!, janvier 2012.
États-Unis
Projets expérimentaux Aux États-Unis, quatre expérimentations sociales ont eu lieu entre 1968 et 1982. Ces expérimentations visaient à tester les comportements des citoyens vis-à-vis du travail s'ils touchaient un revenu garanti. Les chercheurs observèrent une désincitation plutôt faible au travail..
Alaska En 1976, l'Alaska a mis en place l'Alaska Permanent Fund, un fonds souverain dont le capital repose sur les revenus miniers et pétroliers de l'État, et dont les revenus alimentent depuis 1982 un dividende universel versé le de chaque année What is the Alaska's Permanent FundThe permanent fund dividend. En 1999 un référendum interdit à l'État d'utiliser « une partie » des revenus du fond (84 % d'opposants). En 2011, chaque résident d'Alaska a reçu dollars Alaska Department of Revenue Permanent Fund Dividend Division, Overview of the 2011 Dividend Calculation.
Revenu de base des indiens Cherokee Les membres de l', basés en Caroline du Nord, reçoivent plusieurs milliers de dollars deux fois par an.. Ces paiements sont des dividendes issus des profits du casino Harrah's Cherokee, et sont distribués depuis 1996. Une étude des effets sur les enfants de la communauté a montré un déclin significatif de la pauvreté, des problèmes de comportement, de la criminalité, de l'abus d'alcool et de drogue, des problèmes psychiatriques, et une augmentation du nombre de diplômés. Les effets sont principalement constatés chez ceux qui étaient les plus jeunes quand les paiements ont commencé, et chez ceux que ces paiements ont sortis de la pauvreté.
Amérique du Sud Brésil Un projet indépendant et privé est actuellement en place au Brésil à . Le projet commença en 2008, organisé par l'organisation à but non lucratif ReCivitas.
Ce projet consiste à donner 30R$ par mois (4,4 % du salaire minimum en 2013 selon le gouvernement fédéral), ce qui n'est pas suffisant pour répondre aux besoins de base. Selon les responsables du projet, ce revenu est juste suffisant pour aider les gens à satisfaire leurs besoins les plus basiques. Les enfants en bénéficient particulièrement. Le projet, avec des ressources financières extrêmement limitées, a entrainé d'importants effets sociaux. Il a eu un impact positif sur les besoins de base et la qualité de vie des participants. Les résultats montrent également que le revenu de base a contribué à un développement durable du villagehttps://media.wix.com/ugd/fee282_4144d9d1ff2c13a43865d1a6c1d5bfcb.pdf.
Toujours selon les responsables du projet, ce montant peut sembler faible, mais il a un large impact dans une zone rurale du Brésil. Les coordinateurs du projet ont constaté des améliorations en termes de nutrition, de vêtements, de conditions de vie, de santé (particulièrement pour les enfants), de construction de nouvelles maisons, et d'amélioration des maisons existantes. Dans des interviews informelles, les coordinateurs ont noté une amélioration de l'estime de soi et des interactions sociales, une réduction de l'insécurité sociale, et une augmentation des attentes futures, particulièrement chez les enfants, des changements significatifs dans les relations de travail, dans les naissances, les migrations et la dépendance économique. Ils n'ont pas noté d'augmentation de la consommation d'alcool ou de drogues illicites. Même si les coordinateurs du projet examinent les effets du revenu de base, ils ont expliqué que l'objectif du projet n'est pas de l'étudier, car ils sont déjà convaincus que ce modèle a déjà prouvé son efficacité, ils veulent donc avant tout le mettre en pratique.
Asie Inde Cette expérimentation intitulée Madhya Pradesh Unconditionnal Cash Transfers Project (MPUCPT) a été menée en partenariat entre le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) et le syndicat de travailleuses indiennes SEWA (Self-Employed Woman Association), et fut copilotée par le chercheur britannique Guy Standing et l'activiste indienne :en:Renana Jhabvala.. La région du Madhya Pradesh avait été choisie en raison de son fort niveau de pauvreté.
À partir de , et durant 17 mois, près de personnes réparties sur 8 villages ont bénéficié de /mois/adulte, complémenté de en plus par enfant. Ce montant représente environ 30 % du minimum vital, et avait été choisi "afin qu'il ne soit pas trop haut pour se substituer à l'emploi, mais suffisant pour remplir certains besoins élémentaires". Sur les 8 villages, 4 ont bénéficié d'un suivi particulier de la SEWA, tandis que 12 autres villages aux alentours ont rempli le rôle de témoins nécessaires à l'analyse sociologique à suivre. L’émancipation permise pour les femmes a été importante, car elles ont largement été impliquées dans la vie locale du village, rôle normalement réservé aux hommes.
Cette expérimentation a été analysée en détail dans l'ouvrage Basic Income : A transformative policy in India. Les conclusions qui en ressortent sont :