Il était une forêt est un documentaire français réalisé par Luc Jacquet et sorti en 2013.

Il s'agit du troisième long métrage cinématographique de Luc Jacquet après La Marche de l'empereur et Le Renard et l'Enfant. Dans le cadre de l'association Wild-Touch qu'il a créée en 2010, Luc Jacquet a écrit et réalisé ce documentaire en étroite collaboration avec le botaniste Francis Hallé, qui avait depuis longtemps le projet de faire un film de grande ampleur sur les forêts primaires.

Synopsis Le film montre comment les forêts tropicales ont été créées en l'espace de sept siècles et comment elles vivent, depuis les premières pousses jusqu'aux interactions entre la végétation et les animaux.

Le documentaire s'ouvre sur un travelling qui part d'un détail au bas d'un arbre et finit sur une vue de la canopée où est installé le botaniste Francis Hallé. Ce dernier, en parcourant les forêts du Gabon et du Pérou, part à la rencontre d'une grande diversité d'espèces végétales comme le moabi, le figuier étrangleur ou les lianes passiflores.

Fiche technique

thumb|upright=1|Le botaniste Francis Hallé (ici en 2009), initiateur du projet. Titre original : Il était une forêt Titre anglais international : Once Upon a Forest Réalisation : Luc Jacquet Scénario : Luc Jacquet, sur une idée de Francis Hallé Photographie : Antoine Marteau Opérateur caméra : Jérôme Bouvier Montage : Stéphane Mazalaigue Son : Philippe Barbeau Musique : Éric Neveux Chanson (écriture et interprétation) : Emily Loizeau Direction de postproduction : Cyril Contejean Direction artistique des effets spéciaux : Éric Serre et Anne-Lise Koehler Direction du montage son : Samy Bardet et François Fayard Production : Yves Darondeau, Christophe Lioud, Emmanuel Priou Sociétés de production : Bonne Pioche, en coproduction avec France 3 Cinéma, Rhône-Alpes Cinéma et Wild-Touch, en association avec les SOFICA Cinémage 7 et Cofinova 9 Sociétés de distribution : Disneynature (France), Wild Bunch (international) Pays de production : Langue originale : français Format : couleur Durée : 78 minutes Dates de sortie : Canada : (Festival de Vancouver) France : (Festival d'Arras), (sortie nationale) Belgique : Suisse : (Suisse romande) Allemagne : (Semaine du film français de Berlin.), (sortie nationale)

Distribution

Francis Hallé : lui-même Michel Papineschi : narrateur (version originale) Bruno Ganz : narrateur (version allemande)Dossier de presse en allemand : .

Production Genèse et tournage du film thumb|upright=1|left|Un des lieux de tournage : le parc de Manú, au Pérou. Écologue de formationEntretien audio avec Luc Jacquet : ., Luc Jacquet bénéficie d'une reconnaissance internationale après le succès de son film La Marche de l'empereur (2005), primé aux Oscars en 2006. Il souhaite alors trouver une utilité concrète à son succès. Quelques années plus tard, en 2010, cette intention prend la forme d'une association, Wild-Touch, qu'il crée avec sa femme et quelques amis, avec la volonté d'aider à ..

Quelques jours après la création de Wild-Touch, Luc Jacquet rencontre le botaniste Francis Hallé, qu'il avait déjà croisé en 1989. Hallé, qui essaie depuis 20 ans de faire un film sur les forêts primaires, avait proposé son projet à de nombreuses personnes dont Jacques Perrin, qui n'avait pas le temps de s'y consacrer car il travaillait alors sur la production du documentaire Océans. Dès , Jacquet et Hallé font un voyage en Guyane, dans la réserve naturelle des Nouragues., pour faire les premiers repérages d'un éventuel projet commun ; ils en reviennent avec un court film, C'était la forêt des pluies., qui impulse un métaprojet de plus grande ampleur, intitulé La Forêt des pluies qui inclut la production d'une version longue du film. Pour ce long métrage, ils envisagent initialement de se focaliser sur trois grandes zones géographiques : le bassin du fleuve Congo au Gabon, la forêt amazonienne du côté péruvien et la Nouvelle-Guinée. (cette dernière zone étant retirée du projet par la suite).

C'était la forêt des pluies, qui fait figure de prologue et dont l'un des objectifs est de trouver des financements pour le long métrage, est notamment montré en clôture du Festival Aventure et Découverte de Val-d'Isère le . et en ouverture du Festival international du film écologique de Bourges le .. Parrainé par l'actrice Marion Cotillard., ce projet se fait également en partenariat avec le Parc des oiseaux de Villars-les-Dombes..

Selon Luc Jacquet, ce film est .. Pour Francis Hallé, c'est l'aboutissement d'une vie consacrée aux forêts : . Le botaniste espère que ce film aura, pour les forêts, le même impact que Le Monde du silence (1956) a eu pour les océans.

L'écriture et le tournage bénéficient de la complémentarité entre Luc Jacquet et Francis Hallé : le botaniste se consacre au contenu scientifique alors que le réalisateur s'emploie à mettre en images ce que le premier lui suggère. Le but n'est toutefois pas de faire un film scientifique ni un documentaire sur la déforestation mais plutôt, selon Francis Hallé, . Pour le botaniste, il est également impératif que le film . Si le scénario est écrit par Luc Jacquet, Francis Hallé souhaite néanmoins qu'il s'agisse d'. Finalement, il accepte d'apparaître lui-même dans le film.

Un storyboard complet du documentaire est réalisé lors de la phase de préparation car Luc Jacquet estime que cela permet .

Le tournage du long métrage commence le . Copie de la page dans sa version du 16 septembre 2012 sur Internet Archive., en partenariat avec les sociétés Disneynature et Bonne Pioche. Le film prend alors un nouveau titre, Il était une forêt, mais le titre du métaprojet de Wild-Touch reste intitulé La Forêt des pluies.. Le tournage débute, par la séquence 4 du scénario., dans le parc de Manú au Pérou, puis se poursuit au Gabon à partir d'., avec une équipe constituée en moyenne de 35 techniciens et artistes.. Certaines images de forêt sont tournées grâce à des drones spécialement conçus pour le film. D'autre part, afin de filmer des arbres qui culminent à environ de hauteur, Luc Jacquet et son chef machiniste Benjamin Vial mettent au point un nouveau système de travelling, baptisé Arbracam, qui consiste à installer une caméra sur des cordes. En novembre, les dernières images, macroscopiques, sont tournées en studio dans l'Ain., dans le Parc des oiseaux..

La postproduction s'est terminée le Message du compte de Pôle Pixel publié le 25 avril 2013 sur Twitter (Lire en ligne).. Elle a nécessité la collaboration de la société Mac Guff pour décrire l'évolution des végétaux grâce à des effets animés.

Un projet protéiforme et pluriartistique Le long métrage Il était une forêt est la partie centrale d'un projet plus général dit , intitulé La Forêt des pluies., qui a également une ambition éducative à propos de l'environnement. Pour Luc Jacquet, il s'agit de parler des forêts primaires . Ce projet permet notamment la participation d'artistes qui partent en résidence en pleine forêt..: l'illustrateur Frédérick Mansot, qui a déjà travaillé avec Luc Jacquet pour la création de livres dérivés du film Le Renard et l'Enfant, a suivi le tournage au Gabon pour créer une série de contes.. ; le photographe Vincent Munier a passé quatre jours au Pérou avec l'équipe de tournage pour photographier des animaux tels que le jaguar.. ; la reporter-photographe Micheline Pelletier est parti au Pérou avec l'équipe du film pour photographier les végétaux.. ; le graffeur Julien Malland (dit « Seth ») a participé à une exposition. ; le peintre Charles Belle, spécialité dans les sujets végétaux, a réalisé des dessins de la forêt au Gabon.... ; l'artiste Jean-Christophe Norman a contribué au projet La Forêt des pluies avec son projet intitulé Un imaginaire pour lequel il varie les moyens d'expression. ; le peintre Mark Alsterlind a souhaité accompagner l'équipe de tournage pour réaliser des dessins. ; le sculpteur et anesthésiste Vincent Lajarige a participé au tournage à la fois comme artiste et comme médecin de l'équipe..

Dès le ., soit moins d'une semaine après le début du tournage, un web-feuilleton, Voyages en forêt des pluies, filmé et réalisé par Augustin Viatte. et diffusé sur le site de Wild-Touch, permet de suivre le tournage et les étapes de production du film..

Musique du film thumb|Emily Loizeau (ici en 2006), autrice et interprète de la chanson du film. La musique du film est initialement proposée à ., duo composé de Keren Ann et Barði Jóhannsson... Luc Jacquet et la société Bonne Pioche font finalement appel à Éric Neveux.. La chanson du film, Upon a Forest, est signée et interprétée par Emily Loizeau. Jean-Pierre Ensuque (des groupes Autour de Lucie et Luke) joue les parties de guitare électrique.. La musique d'Éric Neveux fait à la fois appel à un orchestre classique, à des programmations électroniques et à des chœurs d’enfants. La bande originale, éditée par le label Bonne Pioche Music., sort en CD chez Actes Sud Nature, ainsi qu'en téléchargement légal, le . L'album comprend 16 titres :

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Allociné propose une note moyenne de 3,4/5 à partir de l'interprétation de 15 critiques francophones.

Parmi la presse cinématographique et culturelle française, Télérama affirme que le film et considère que , félicitant ainsi le réalisateur qui .. Dans Première, Isabelle Danel parle d'un et souligne notamment la . Julien Welter, pour Studio Ciné Live et L'Express, est plus mitigé, évoquant , regrettant notamment que le début ..

Au sein de la presse généraliste, La Croix est un des titres les plus enthousiastes : notant que , le quotidien salue le que permet le duo Jacquet-Hallé à travers un .. Le quotidien 20 minutes parle de et , pour lequel .. Dans le même esprit, Le Journal du dimanche parle d'. CinéObs, supplément du Nouvel Observateur, qualifie le film de qui . En revanche, Le Parisien regrette où qu'annonce pourtant le titre.. De son côté, Hubert Prolongeau, dans Marianne, déplore que les aient abouti à .

Parmi les autres médias, RTL choisit Il était une forêt comme son lors de sa sortie, considérant que ..

À l'étranger, The Hollywood Reporter s'enthousiasme pour de la forêt, citant notamment le travail des responsables de la photographie (Antoine Marteau et Jérôme Bouvier), des effets visuels (Éric Serre et Anne-Lise Koehler) et des effets sonores (Samy Bardet et François Fayard), tout en soulignant que .. Néanmoins, le magazine admet que de Francis Hallé possède une moins importante que la narration de La Marche de l'empereur, que la voix-off de Michel Papineschi peut s'avérer et que , aspect renforcé par la .

Pour le site belge Cinenews, le film , avec ..

Exploitation et box-office

Après une présentation au Festival international du film de Vancouver le ., Il était une forêt est projeté en avant-première à Paris le au Gaumont Champs-Élysées Marignan., puis le au Festival d'Arras dans le cadre du programme .. Le film sort ensuite en France, en Belgique et en Suisse le .

En France, Il était une forêt réalise un démarrage décevant avec seulement entrées sur 351 copies lors du premier jour d'exploitation. (dont 476 entrées sur 17 écrans à Paris.), en des nouveautés.. Après sa première semaine d'exploitation, le film totalise spectateurs. (dont à Paris.), se classant à la du box-office hebdomadaire. et en des nouveautés.. En comparaison, les précédents films de Luc Jacquet avaient réalisé des scores bien supérieurs avec spectateurs pour La Marche de l'empereur et pour Le Renard et l'Enfant. Lors de la deuxième semaine d'exploitation, Il était une forêt ne réunit que spectateurs (soit une chute de 40,67 %), à la du classement hebdomadaire.. Lors de la troisième semaine, le film recule à la hebdomadaire avec seulement entrées (-54,13 %) pour 298 écrans., puis il quitte le top 20 hebdomadaire dès la quatrième semaine. Au total, le film cumule entre . et entrées en France selon les sources, dont à Paris, et $ de recettes..