Pierre Étienne Petitot, né le à Dijon en Bourgogne et mort le à Angoulême en Charente, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie

Il entre en service le dans le régiment d'Aunis infanterie, dont il est licencié en 1777. Il retourne cependant à l'armée durant la Révolution française. Le , il est nommé chef du de volontaires de la Côte-d’Or. Chargé, peu de temps après, de dissiper un rassemblement de rebelles qui s’était formé à Porrentruy, il s’acquitte de cette mission avec succès. Il fait les campagnes de 1792 à l’an III sur le Rhin, aux armées de la Moselle et de Sambre-et-Meuse. Il assiste, sous les ordres de Custine, de Pichegru, de Hoche et de Jourdan, à la reprise des lignes de Wissembourg, au déblocus de Landau, au siège de Charleroi, aux batailles de Fleurus le et de Sombreffe le suivant, à la prise de Namur et à celle de Liège ― où il est blessé ― ainsi qu'au siège et à la prise de Maastricht.

Le , il est nommé chef de brigade à la de bataille, devenue le le de ligne. Il se distingue pendant les campagnes de l’an III à l’an VI, particulièrement au blocus et à la reddition de la place de Luxembourg, puis aux trois passages du Rhin, notamment en avant de Diez sur la Lahn où il reçoit, le , un coup de sabre à la tempe droite, blessure qui n’a jamais guérie.

En l’an VII, il est envoyé en Italie et se trouve à la prise de Naples, le , ainsi qu’à la sanglante bataille de Trebbia. Il est promu général de brigade provisoire le sur le champ de bataille par le général Macdonald, promotion confirmé par le Directoire le . Il participe à la bataille de Novi et fait partie de la garnison de Gênes commandée par Masséna. Il est blessé dans deux sorties de la place sur les hauteurs de Caparnadigo. Il sert ensuite à l’armée d’Italie et se fait remarquer au passage du Mincio le . En l’an IX, il est employé dans la République cisalpine sous les ordres du général Brune.

De retour en France en l’an X, le ministre de la Guerre lui donne, le , le commandement du département de la Creuse. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le et commandeur de l’ordre le . En 1806, il est employé dans la militaire à Nantes, avant de recevoir, le , l’ordre de se rendre au camp de Saint-Lô, puis le suivant celui de prendre le commandement d’une brigade de la division du corps d'observation de la Gironde.

Il meurt de maladie le à Angoulême, en se rendant à son affectation.

Sources

. The 1799 Campaign in Italy : MacDonald’s Assault on Bologna and Modena.

Catégorie:Général de la Révolution française promu en 1799 Catégorie:Naissance en février 1752 Catégorie:Naissance à Dijon Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1804 Catégorie:Décès en septembre 1807 Catégorie:Décès à 55 ans Catégorie:Décès à Angoulême