AulnayÀ prononcer [onɛ:], le 'l' étant muet, mais la prononciation locale [one̝:] est plus exacte est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie

Localisation vignette|Le plan de la commune. vignette|alt=Carte de la commune d'Aulnay au sein de la Charente-Maritime|Position d'Aulnay en Charente-Maritime. Aulnay se trouve à 17 km au nord-est de Saint-Jean-d'Angély, 39 km de Niort et 41 km de Cognac.

La commune est située sur l'un des Chemins de Compostelle, entre Poitiers et la Gironde : la Via Turonensis.

Accès L'accès par l'autoroute A10 se fait par la sortie au nord-ouest de la commune et la sortie au sud-ouest.

Aulnay est traversée par l'ancien tracé de la RN 150, cette route nationale déplacée et déclassée en route départementale 950 reliait Poitiers à Royan.

Communes limitrophes

Hydrographie Le ruisseau de la BrédoireLe ruisseau de la Brédoire sur le site du SANDRE traverse la commune avant de se jeter dans la rivière Boutonne. Malgré ses 14,3 km, la Brédoire a submergé le centre d'Aulnay lors des inondations de décembre 1982. Le PaludLe ruisseau du Palud sur le site du SANDRE se jette dans la Brédoire sur la commune, il en est le seul affluent. Le ruisseau de la SaudrenneLe ruisseau de la Saudrenne sur le site du SANDRE qui prend sa source à Villemorin traverse le sud de la commune avant de se jeter lui aussi dans la Boutonne.

Forêt

Le massif forestier d'Aulnay comprenait environ 4000 hectares avant d'être totalement dévasté lors de la seconde tempête de décembre 1999, la tempête Martin. Ce massif est depuis en complète reconstruction et fait partie des sites Natura 2000 de la Charente-Maritime.

Ce massif porte le nom d'Aulnay en référence à la Vicomté d'Aulnay mais ne s'étend plus sur la commune.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Nuaillé-sur-Boutonne à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Aulnay est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (94,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (81,9 %), zones agricoles hétérogènes (9,2 %), zones urbanisées (3,8 %), forêts (3,3 %), prairies (1,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Risques majeurs Le territoire de la commune d'Aulnay est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Brédoire et la Saudrenne. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999 et 2010, chapitre Risque inondation..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Aulnay. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain..

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 46 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 15 %, à comparer aux 57 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999 et 2010.

Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Aunedonacum (itinéraire d'Antonin), de Odenaco vers 973 ou en 951, Audeniaco en 970, Oënacensis en 1071, Oenai au , de Oënaio en 1116, Oniaco au ; Aunay, Hanoy, Aulnay au .

Aunedonacum est un nom celtique formé de Aunedon et du suffixe -acum (courant dans les toponymes, et ayant évolué en -ay, -y, -é, etc.). Le premier élément du mot peut représenter l'anthroponyme gaulois Aunedo-, ou un nom de personne gallo-romain *Aunedonnus, ou encore un appellatif descriptif formé avec *Auno, de sens inconnu, et -edon, signifiant « surface, espace » (Cantedum, rapporté par les auteurs latins sous la graphie candetum, représente une surface de 100 pieds de côtés. Taruedum, situé par Ptolémée en Grande Bretagne, désigne un enclos à taureaux).

La forme actuelle du nom, Aulnay, résulte d'une imitation tardive du nom d'autres communes appelées également mais dont l'étymologie n'a rien à voir : ces dernières évoquent l'aulnaie, lieu où poussent des aulnes (ou aunes, arbres des lieux humides), leur nom est formé sur le latin alnus « aulne » avec le suffixe collectif -ētum.

D'ailleurs, la commune se situe dans une large zone au sud de la Loire où s'est conservé l'ancien français vergne ou verne pour désigner l'aulne, mot issu du gaulois *verno-.. La forme dialectale locale de l'aulnaie est veurgnée (vrgnàie en graphie normalisée de l'UPCP), celle du nom de la commune Auné [one̝:]

Le L a ét inséré ponctuellement dans le nom d'Aulnay à partir du mais c'est encore Aunay.qui figure sur la Carte de Cassini. L'orthographe Aulnay a été fixée en 1875.

Le nom commun et usuel d'Aulnay est Aulnay-de-Saintonge. Néanmoins, sous l'Ancien Régime, Aulnay (souvent orthographié Aunay) appartenait non pas à la province de Saintonge mais à la province du Poitou et au diocèse de Poitiers.

Histoire

Aulnay pendant l'Empire romain Autrefois appelée Aunedonnacum, dans l'itinéraire d'Antonin et Auedonnaco sur la table de Peutinger, c'était une station gallo-romaine sur l'importante voie romaine impériale entre Saintes et Poitiers, et peut-être entre Saintes et Lyon avant qu'une voie plus directe, la Via Agrippa, soit tracée.

La photographie aérienne prise par l'archéologue aérien Jacques Dassié et les fouilles archéologiques ont révélé la présence d'un remarquable camp romain, situé au lieu-dit Rocherou. Ce castrum aurait été créé pour des raisons stratégiques vers l'an 21 ap. J.-C., puis abandonné vers l'an 43 ap. J.-C.. Sa construction est réalisée sur le modèle des camps romains de la conquête de la Germanie sous le principat d'Auguste (le long de la Lippe), également modèle des camps de la rive gauche du Rhin (limes), du fait de la présence attestée de légions déplacées de Magna Germania. On y a trouvé plusieurs inscriptions romaines.

La photographie aérienne a également révélé l'existence d'un temple gallo-romain (fanum) monumental à cella polygonale et péribole, preuve de l'existence d'une importante ville gallo-romaine.

Aulnay au Moyen Âge vignette|Le monument aux morts de Salles-lès-Aulnay. Chef-lieu d'une juridiction fiscale, Aulnay était déjà le siège d'une seigneurie en 925, comme le prouve la donation faite par Cadelon à plusieurs abbayes.

Les vicomtes d'Aulnay (vicomtes d'Aunay), qui furent la souche d'autres familles seigneuriales du Poitou et de la Saintonge, habitaient un château, démoli en 1818, et dont une tour subsiste encoreE. Lefèvre-Pontalis, Mémoire dans Congrès Archéologique de France à Angoulême en 1912, Tome I, 1913, imp. Delesques, Caen.La Tour du Château sur la Base Mérimée .

Aulnay à l'époque contemporaine Par arrêté préfectoral du , la commune de Salles-lès-Aulnay a fusionné avec la commune d'Aulnay.

Politique et administration

Administration municipale vignette|La mairie et le monument aux morts. Élections de 2026 Le conseil municipal d'Aulnay est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 500 et , le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15. et 3 au conseil communautaire.