Le de guides () est un ancien régiment de cavalerie de l'armée belge créé par arrêté royal le . Il fusionne en 1994 avec le régiment de guides pour devenir lécole de Cavalerie Blindée - Régiment des Guides. thumb|285 px|Cavalier du 1er régiment de Guides. Historique Prémices Le , peu après la déclaration d'indépendance, le Gouvernement Provisoire ordonne la création de six régiments de cavalerie dont la compagnie franche des Cosaques de la Meuse, composée d'une septantaine de cavaliers provenant d'anciens régiments néerlandais : le Carabiniers , le Hussards et le Dragons légers . Le , la compagnie est renommée en Compagnie des guides (officieusement Guides de la Meuse).
Le à Hoethalen, à Kermt et le à Tirlemont, elle participe aux combats de la campagne des dix-jours. Par arrêté royal du , la compagnie devient escadron, est augmentée à 180 cavaliers et prend quartiers à Bruxelles. Il se voit également attribuer la fonction de Garde de corps du Souverain.
Par la création de 2 escadrons supplémentaires les 9 avril et , un Corps des guides est constitué. Il est commandé par le général et ministre de la guerre Constantin d'Hane-Steenhuyse jusqu'au .
Régiment des guides L'arrêté royal du crée le Régiment des Guides.
En 1860, le Régiment des Guides forme avec le de Cuirassiers la Brigade de Grosse Cavalerie. Cette brigade est supprimée et 1863 et le régiment de cuirassiers est divisé en les et de lanciers. En 1865, le et le régiment des guides intègrent la de cavalerie. En 1870, lors de la guerre franco-prussienne, le régiment est mobilisé dans l'''armée d'observation déployée à la frontière franco-belge.
1 régiment de guides Tirant leçon de cette mobilisation, le gouvernement arrête le la création du de guides. Celui-ci est formé à Leuze à partir des et du Régiment des Guides ainsi que de l'état-major et de deux escadrons de l'école de Cavalerie qui est dissoute pour l'occasion. Le Régiment des Guides est à ce moment renommé en de guides.
Ils forment la de cavalerie jusqu'en 1889 où ils forment la de la de cavalerie.
Première Guerre mondiale Le , il participe à la bataille de Haelen. Il mettra pied à terre pendant 4 ans pour combattre dans les tranchées.
Le , il effectue à Burkel près de Maldeghem la dernière charge de cavalerie de la guerre.
Entre-deux-guerres Le , le régiment reçoit l'ordre de se rendre en Allemagne pour occuper la Rhénanie. Il passe la frontière le et la mission de tenir la zone entre le Rhin et les frontières néerlandaise et belge lui est assignée. En 1919, il est envoyé à Aix-la-Chapelle, puis entre juin et août de la même année à Xanthen avant de retourner à Aix jusqu'au .
En 1923, un détachement part occuper la Ruhr puis en septembre tout le régiment remplace à Duisbourg le jusqu'au .
Le , le est dissous et intégré au .
En 1937, le régiment est complètement motorisé avec des motos et des side-cars.
En 1939, le Régiment est versé avec le Lanciers, le Lanciers, les 1 et Cyclistes et le d’Artillerie à la de cavalerie. Avec la des Chasseurs Ardennais, ils formeront le Groupement K. Un escadron d'auto-blindées du corps de cavalerie composé de 8 chars Renault AMC 35 sera constitué le à partir de 4 équipages du et 4 du . 5 chars seront détruits durant la campagne des 18 jours.
Seconde Guerre mondiale , il est en position de surveillance sur l’Ourthe avec le de chasseurs à cheval et les cyclistes.
Le il se replie sur la Gette et combat les 13 et pour permettre aux blindés français de se replier et aux troupes belges de prendre position sur la Dyle.
Le , l'armée belge capitule, le régiment est de facto dissout.
Après-guerre En 1945, le blindé de cavalerie est constitué. Il est renommé de guides le mais conserve ses traditions. C'est alors un régiment de reconnaissance équipé de T17E1 (Staghound) et de scout-cars Daimler MK II. Il participe à l'occupation en Allemagne (Leverkusen, Schlebusch, Lennep, Lüdenscheid, Cologne, Junkersdorf et Delbrück) En 1949, il devient un régiment de chars moyens et reçoit des chars Sherman M4A3 et M4A4 En , le Régiment est converti en régiment de chars lourds par l'apport de Sherman Firefly. Il reçoit également 9 Chaffee.
En 1952, le régiment est intégré à la blindée dans le bataillon de tanks moyens. Il reçoit de nouveaux chars en juin 52, des M47 Patton II.
En , le régiment prend ses quartiers à Düren. Il y reste jusqu'en 1972, année de son départ pour Siegen.
Un escadron de marche du de Guides est envoyé dans la province du Katanga du au .
Le , le régiment est dédoublé pour reformer le de guides. Le régiment devient francophone.
En 1970, les chars Léopard font leur arrivée au régiment. Ils subissent des améliorations en 1977.
Du au , un peloton participe à la mission de maintien de la paix de la FORPRONU en Croatie (BELBAT 1).
Du au , 3 pelotons participent à la mission BELBAT 4 en Croatie.
Le , le régiment fusionne avec le second régiment de guides pour devenir lécole de Cavalerie Blindée - Régiment des Guides. Elle est dissoute avec sa brigade en 2002. Un de Chasseurs à cheval - Guides est créé en 2004. Il disparaît avec la réorganisation de l'armée en 2011 pour devenir le bataillon ISTAR.
Organisation 1833-1870 En 1833, il est composé de : 1 état-major, 4 escadrons, 1 escadron de dépôt.
En 1837, il se voit adjoindre un demi-escadron de réserve.
Le , à la suite de la déclaration de guerre par les Pays-Bas, le régiment est temporairement augmenté de deux escadrons.
En 1885, un cinquième escadron s'ajoute.
1938-1940 En 1938, il est composé de : 1 état-major, 2 escadrons de blindés légers (équipés chacun de 4 canons tractés antichars de et de side-car avec une mitrailleuse Hotchkiss), 4 escadrons motos, 1 peloton dépôt et parc, 1 peloton école (qui est l'escadron régimentaire armé de 7 T15 et 4 T13)
1950-1951 Il est composé de : 2 escadrons de 3 pelotons de 4 chars Firefly, 1 escadron administratif et de soutien.
En 1951, un escadron supplémentaire de Firefly lui est adjoint.
1952-1960 Il est composé de : 1 escadron état-major, 4 escadrons de chars M47 Patton.
1960-1994 Il est composé de : 1 escadron état-major et services 3 escadrons sabres (A, B et C) de 3 pelotons de 4 chars + 1 char par chef d'escadron + 1 char pour le chef de corps soit 40 chars Léopard I A3 réceptionné par l'armée belge entre 1968 et 1971. 1 peloton de reconnaissance 1 détachement médical.
En 1975, l'organisation des escadrons sabres est modifiée. Les escadrons A et B comportent désormais 4 pelotons de 3 chars et l'escadron C seulement 3 pelotons de 3 chars.
Étendard L'étendard du de guides fut attribué par le roi Léopold le sur la Place Royale. Il porte les inscriptions suivantes :
Anvers Haelen Burkel Campagne 1914 - 1918 La Gette.
Il porte également la fourragère de l'Ordre de Léopold de .
Durant la seconde guerre mondiale, il fut caché à l'abbaye de Saint-André-lez-bruges. Il a été remis au Musée de l'armée le .
Sources Site de l'armée belge Site personnel d'un ancien guide
Bibliographie Lieutenant Wiliam Parmentier, Histoire du 1er régiment de guides, avec préface du lieutenant-général baron Buffin, octobre 1928 Jean Paul Warnauts, Les Guides, 175 années d'histoire'', Dunik, Skopje, 2005.
Voir aussi Articles connexes Cavalerie belge Victor van Strydonck de Burkel Maxime Carton de Wiart (1875-1944), aumônier au régiment de Guides (1914-1918) régiment de guides
Liens externes Marche du de guides sur Youtube
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