La (par la suite, également appelée Lotus Praga LMP2) est une voiture de course développée pour répondre au règlement des Le Mans Prototype de l'Automobile Club de l'Ouest. Elle est construite par Advanced Design & Engineering Systems Solutions AG et Kodewa GmbH.
Elle est engagée par l'écurie Kodewa, renommé Lotus pour l'occasion, dans le championnat du monde d'endurance FIA 2013 en catégorie LMP2. Après des débuts compliqués lors de la manche de Silverstone, liés à des problèmes de fiabilité, l'auto marque ses premiers points à Spa. Une mésentente financière lors des 24 Heures du Mans entre les sociétés Kodewa et Advanced Design & Engineering Systems Solutions empêche le bon développement de l'auto durant le reste de la saison. ADESS abandonne le projet, laissant à Kodewa l'exploitation des deux Lotus. Au Mans et à São Paulo, les deux Lotus abandonnent. Ce n'est que lors de la manche d'Austin que l'une des deux Lotus se hisse sur la dernière marche du podium LMP2. Après une course anonyme dans les points à Fuji, les deux Lotus se rendent à Shanghai et ne rééditent pas leur performance obtenue au Japon. Elles terminent leur carrière en compétition à Bahreïn par un double abandon.
De ce fait, en huit courses disputées et malgré sa vitesse de pointe élevée, la obtient comme meilleur résultat un podium lors des 6 Heures du circuit des Amériques. Pour la saison 2014, des discussions ont lieu, notamment avec l'écurie Krohn Racing, en vue d'une présence dans le championnat European Le Mans Series, mais le projet n'aboutit pas.
Genèse du projet La voiture est développée en Allemagne par Advanced Design & Engineering Systems Solutions (ADESS) et par Kodewa. Avec Lotus comme sponsor titre, l'écurie Kodewa prend le nom de Lotus... Les responsables du projet sont Romulus Kolles, créateur de Kodewa, Patrick Louis, directeur général de l'écurie de Lotus F1 Team, Antonin Charouz, manager de Gravity Charouz Racing et Petr Ptacek, propriétaire de Praga, un constructeur automobile tchèque.. Stéphane Chosse, ancien ingénieur de l’écurie de HRT et concepteur de la voiture, explique : ..
L'écurie prévoit également de vendre la T128 aux équipes clientes pour l'utiliser dans d'autres championnats.. La T128 est aussi développée pour être conforme au règlement 2014 des Le Mans Prototype., qui améliore considérablement la visibilité du conducteur et la sécurité... Le nouveau prototype de ADESS utilise une motorisation Judd portant le nom du fabricant tchèque Praga.
Création du prototype
Une conception assistée par ordinateur L'étude de l'auto est assurée à l'aide de logiciels de conception assistée par ordinateur de la société Altair Engineering Inc. Les ingénieurs de ADESS utilisent notamment HyperWorks qui inclut l'outil HyperMesh. Ce dernier est un outil de maillage permettant d'obtenir des simulations numériques par éléments finis. Enfin, l'utilisation du logiciel RADIOSS permet de simuler des crash tests pour concevoir le nez avant de la monocoque.
Aspects techniques La , comme d'autres Le Mans Prototype du début des années 2010, utilise un système d'éclairage à technologie LED. Pour sa transmission, elle possède un embrayage tri-disque AP Racing, accouplé à une boîte de vitesses Hewland séquentielle à six rapports... Le moteur utilisé est le Judd HK qui délivre une puissance d'environ 450 ch, pour un régime maximal de 9500 tr/min, et son couple maximum de est atteint à tours par minute. Dans le cockpit, le pilote dispose d'un volant multifonction en fibre de carbone. Muni d'un écran LCD, il est directement inspiré de ceux installés à bord des monoplaces de . Le système de direction de l'auto est, dans sa globalité, acheté à la société DC Electronic. La carrosserie est fabriquée à partir de plaques en fibre de carbone stratifiées en sandwich. Stéphane Chosse explique que l'aérodynamique de l'auto est la priorité dans la conception. Il entreprend une approche similaire à celle utilisée pendant ses années en .
C'est dans le courant du mois de février que la fabrication de la monocoque de la est terminée. Quant à son homologation, elle est effectuée au mois de mars..
Histoire en compétition L'écurie Lotus engage deux en Championnat du monde d'endurance FIA 2013. Les deux premiers pilotes annoncés sont Thomas Holzer et Kevin Weeda. Ces deux pilotes ont déjà roulé pour le compte de l'écurie Lotus, à bord des Lola B12/80 pendant la saison 2012..... Moins d'un mois plus tard, James Rossiter et Vitantonio Liuzzi sont confirmés pour piloter l'une des deux Lotus aux côtés de Kevin Weeda...
Premier roulage sur le circuit Paul-Ricard Le , l'écurie Lotus est présente pour les essais officiels du championnat du monde d'endurance organisés sur le circuit Paul-Ricard, mais une seule T128 est amenée.. Deux autres pilotes sont annoncés dans les baquets des ; Christophe Bouchut qui rejoint Vitantonio Liuzzi et James Rossiter sur la et Dominik Kraihamer qui rejoint Kevin Weeda et Jan Charouz sur la ... L'écurie de Jan Charouz, Gravity Charouz Racing, est également impliquée dans le projet.. Dans la matinée du , le stand de l'équipe Lotus est fermé et le nouveau prototype d'ADESS n'est pas encore dévoilé au public. Quant au second châssis, il est en cours de montage en Allemagne avec le reste de l'équipe. Dans la journée, la Lotus est poussée hors de son garage par les mécaniciens de l'équipe dans l'objectif d'effectuer une séance photos. La séance photos achevée, elle est repoussée dans son garage.. L'équipe termine le montage de la voiture et la Lotus prend finalement la piste en fin d'après-midi pour effectuer un unique tour.. Après avoir effectué son premier roulage sur le circuit, Stéphane Chosse réagit : . Durant les différentes séances, la voiture connaît quelques petits problèmes de fiabilité.
Débuts difficiles à Silverstone thumb|right|alt=Photographie d'une voiture de sport-prototype, démontée, dans les stands, de trois-quarts.|Beaucoup d'interventions dans les stands pour la Lotus (ici, avec le capot avant démonté) lors des 6 Heures de Silverstone. L'équipe Lotus est ensuite attendue sur le circuit de Silverstone avec ses deux T128, dans le cadre des 6 Heures de Silverstone.. Pour cette première manche du championnat du monde d'endurance FIA, les équipages sont remaniés et Kevin Weeda, Christophe Bouchut et Vitantonio Liuzzi (James Rossiter retenu au Japon est remplacé par Christophe Bouchut) sont annoncés sur la . Thomas Holzer, Dominik Kraihamer et Jan Charouz devraient piloter la .... Christophe Bouchut s'explique sur son envie de rouler à bord de la : . Dominik Kraihamer ajoute : .
thumb|left|alt=Photographie d'une voiture de sport-prototype, vue de trois-quarts, de couleur noire et or, sur la piste, entourée de personnes.|La sur la grille de départ des 6 Heures de Silverstone. À noter, Brendon Hartley, concurrent en LMP2 et pilote chez Murphy Prototypes, discutant avec les membres de l'équipe Lotus. Le , pendant la première séance d'essais libres, les deux restent dans leur stand. Le lendemain, durant la deuxième séance, les conditions de piste sont plus « chaudes » ( dans l'air et sur la piste lors de la première séance) et Liuzzi, à bord de la , signe un temps de , soit à près de 9 secondes de l'Oreca 03-Nissan du G-Drive Racing en tête de la catégorie LMP2... Les qualifications ont lieu sur piste humide et deux pilotes sont inscrits sur chaque voiture. La Lotus effectue quatre tours. Le meilleur est signé en , le deuxième en , le troisième en en et enfin le quatrième meilleur tour est bouclé en . Elle se qualifie finalement en sixième position avec un temps moyen au tour de (c'est la moyenne des temps qui est pris en compte et non le meilleur temps). La Lotus effectue également quatre tours de piste pour se qualifier. Ses meilleurs tours obtenus le sont en , , et . Son temps moyen au tour est donc de , ce qui lui vaut une cinquième place sur la grille.. Le lendemain, dans la première heure de course, la Lotus connaît des problèmes techniques et doit rentrer aux stands, tandis que la pilotée par Jan Charouz s'accroche avec l'Oreca 03-Nissan du Pecom Racing, pilotée alors par Nicolas Minassian.. Plus tard dans la course, la Lotus doit renoncer à la suite d'ennuis récurrents de direction. La connaît également des soucis de fiabilité qui l'oblige à s’arrêter de nombreuses fois à son stand. Finalement, elle termine la course, non classée..
Une deuxième expérience plus encourageante à Spa Mi-avril, environ deux semaines avant les 6 Heures de Spa, une première liste des engagés aux essais préliminaires des 24 Heures du Mans est publiée. Les deux de l'équipe y figurent. James Rossiter devrait alors reprendre le baquet à Christophe Bouchut.. Pour la manche spadoise, dernière course avant les 24 Heures du Mans, Christophe Bouchut est d'abord annoncé pour piloter la .. Mais c'est finalement James Rossiter, qui comme pour la journée test, le remplace. Pour son retour comme pilote titulaire, il réagit : ..
Dans des conditions de piste sèche, la effectue quatre tours de piste. Ses temps obtenus sont : , , et , ce qui fait une moyenne de au tour. Les qualifications sont encourageantes ; régulière mais à 2 secondes de la pole, elle se qualifie en septième position sur la grille. La effectue également quatre tours. Ses meilleurs temps sont : , , et . Elle se classe huitième, juste derrière sa sœur d'écurie.. En course, les deux Lotus connaissent des ennuis d'alternateur, mais parviennent à rallier l'arrivée, aux mêmes positions que sur la grille. La se classe en septième position juste devant la qui se classe huitième. James Rossiter est heureux du résultat : . Dominik Kraihamer, septième à l'issue de la course, ajoute : ..
24 Heures du Mans 2013 : Entre problèmes de fiabilité récurrents et ennuis avec la justice Premier roulage sur le circuit de la Sarthe lors de la Journée Test thumb|right|alt=Photographie de trois pilotes automobiles, vus de face, dans une combinaison noire et or.|L'équipage de la (de gauche à droite : Jan Charouz, Dominik Kraihamer et Thomas Holzer) est reconduit aux 24 Heures du Mans (ici, lors d'une séance d'autographe aux 6 Heures de Silverstone 2013). L'équipe se rend ensuite le à la journée d'essais officiels organisée par l'Automobile Club de l'Ouest, dénommée La Journée Test. En plus des vérifications techniques et administratives prévues les 7 et , deux séances d'essais sont organisées le dimanche . La première a lieu de à et la seconde de à .. Ancien vainqueur du championnat d'Allemagne de Formule 3 et débutant sur le circuit de la Sarthe, le pilote Brésilien João Paulo de Oliveira est appelé en renfort pour piloter la Lotus lors de la journée d'essais. Liuzzi absent, Christophe Bouchut fait son retour au volant de la Lotus .. La première séance se déroule sur piste humide. La Lotus effectue son tour le plus rapide en . À bord de , Jan Charouz ne peut faire mieux que . Les deux prototypes peinent en performance, ils se classent quinzième et seizième (respectivement, la et 32) de la catégorie, sur la vingtaine de LMP2 présentes... Lors de la seconde séance, Dominik Kraihamer sort de la piste dans les virages Porsche. Le pilote autrichien est indemne mais ne peut repartir. Il provoque l'interruption de la séance, car de nombreux débris sont dispersés sur la piste.. La Lotus ne bénéficie pas des conditions de piste séchante de fin de séance. Elle effectue dix tours de moins que la Lotus . Avant l'accident de Kraihamer, Thomas Holzer réalise le meilleur tour de son équipage en et atteint seulement la vingt-et-unième place de la catégorie. La Lotus se qualifie quant à elle à nouveau en quinzième position et son meilleur temps est à mettre au crédit du Britannique James Rossiter en ..
Imbroglio financier entre Kodewa et ADESS