Meursac (prononcé ) est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont appelés les Meursacais et les MeursacaisesLes gentilés de Charente-Maritime.
Commune à dominante rurale, au cœur d'une région céréalière et viticole et à proximité des stations balnéaires de la côte de Beauté, Meursac est une commune appartenant à la région naturelle du Royannais. Selon l'Insee, elle se rattache au bassin de vie de Saujon et à l'aire d'attraction de Royan. Sa relative proximité avec cette ville, important centre économique du département, explique la croissance constante de sa population et le développement du phénomène de périurbanisation, qui fait que de nombreux citadins, à la recherche d'une plus grande qualité de vie, partent s'installer dans les communes de la grande périphérie.
La commune se compose de deux centres principaux : Saint-Martin, qui correspond au centre-bourg, concentre la plus grande partie des commerces de proximité, les écoles et l'église Saint-Martin. Édifice majeur du village, il est une synthèse des styles roman saintongeais et gothique rayonnant (s). Les Épeaux, principal écart de la commune, s'organise autour d'une ancienne commanderie templière, puis hospitalière, qui bien que très endommagée à la Révolution, existe toujours. Ces deux noyaux urbains gardent de nombreuses maisons traditionnelles saintongeaises, dites « charentaises ».
L'économie locale fait la part belle au secteur tertiaire, mais également à la filière bois, matérialisée par la présence d'une important scierie.
Commune du canton de Saintonge Estuaire, au contact direct du canton de Saujon et du canton de Thénac, Meursac appartient à la Communauté de communes de Gémozac et de la Saintonge Viticole, structure intercommunale regroupant (2006).
Géographie
Présentation
Localisé au sud-ouest du département de la Charente-Maritime, dans la partie occidentale du Pays de Saintonge romane mais au contact direct d'un Pays Royannais dont l'influence se fait fortement sentir, Meursac jouit d'une situation privilégiée, étant à la fois proche de villes moyennes dynamiques et bien équipées (Royan, Saintes) concentrant administrations, services et zones commerciales, et d'un réseau de nombreuses petites « villes-relais » plus modestes, qui émaillent le territoire (Saint-Romain-de-Benet, Cozes ou encore Gémozac).
vignette|Le Châtelard, ou ruisseau des Épeaux, s'écoule au milieu de paysages verdoyants.
Meursac subit fortement l'influence de la ville voisine de Saujon, dont elle est située dans le bassin de vie, et par extension celle de Royan, locomotive économique de cette partie du département. Administrativement parlant, Meursac dépend du canton de Saintonge Estuaire et de l'arrondissement de Saintes. Elle est au contact direct du canton de Saujon, dont elle subit l'attraction, et du canton de Thénac.
La commune se trouve à 5,5 kilomètres de Saint-Romain-de-Benet., 7,6 kilomètres de Cozes., 9,4 kilomètres de Saujon., 9,8 kilomètres de Semussac., 14,5 kilomètres de Royan., 14,6 kilomètres de Gémozac., 17,1 kilomètres de Saintes., 21,9 kilomètres de Pons., 34,7 kilomètres de Rochefort., 62,7 kilomètres de la préfecture départementale, La Rochelle., et 91,6 kilomètres de Bordeaux, la principale métropole régionale..
Appartenant comme le reste du département au midi atlantiqueLouis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, au cœur de l'arc atlantique, elle est partie intégrante du Grand Sud-Ouest français, et est parfois également incluse dans un Grand Ouest aux contours plus flous. Au cœur d'une région viticole et céréalière faite de plateaux calcaires — souvent appelés localement « champagnes » — marqués par de douces ondulations, à peu de distance des stations balnéaires de la côte de Beauté, Meursac est arrosé par plusieurs cours d'eau, les principaux étant la Seudre (passant au sud du territoire, elle sert de limite administrative avec la commune de Corme-Écluse), le Châtelard (dit aussi « Ruisseau des Épeaux »), qui vient se jeter dans la Seudre à hauteur du hameau des Châtelards, l’Ombrail, qui s'écoule paisiblement au creux de la Font-Chabrière, et le Vigneaux, qui passe dans la combe du même nom et marque la limite avec la commune de Montpellier-de-Médillan.
vignette|Meursac se trouve en plein cœur des célèbres vignobles charentais (cognac, pineau des Charentes et vins de pays).
L'agriculture reste un secteur-clef qui participe fortement à l'identité de la commune, sa part atteignant 41,4 % en 2010 (Insee)Commune de Meursac - Résumé statistique, site de l'Insee. De fait, les territoires agricoles représentent 79 % du territoire communal. Les vignes de la commune appartiennent au vignoble de Cognac et sont classées dans les « Bons Bois »; elles servent à produire principalement trois types de produits : le cognac, le pineau des Charentes et le vins de pays charentais.
Pour autant, le phénomène de périurbanisation se fait également sentir. La population ne cesse de croître depuis plusieurs années (+ 254 habitants entre 2006 et 2009; + 348 entre 1999 et 2009); sa proximité avec Saujon, Cozes et Royan, mais aussi, dans une moindre mesure, avec Saintes, expliquent ce développement, de même que la modernisation des infrastructures routières (N 150 Royan-Saintes, voie rapide à 2×2 voies, passant à quelques kilomètres au nord de la commune). La structure de la population évolue également, laissant plus de place aux jeunes générations, et permettant le maintien de commerces de proximité et d'écoles.
Les paysages de la commune, façonnés par la main de l'homme, conservent également des territoires préservés, et notamment de petits massifs forestiers qui représentent, associés aux milieux artificialisés (c'est-à-dire, essentiellement, aux zones construites), près de 21 % de la commune, soit 551 hectares. Ils sont l'héritage de l'ancienne forêt du Baconnais, qui couvrait au Moyen Âge de vastes territoires comprenant Sablonceaux, Sainte-Gemme, Nancras et jusqu'à Pont-l'Abbé-d'Arnoult, avant d'être progressivement défrichée sous l'action de seigneurs locaux ou de religieux, et réduite à quelques massifs épars.
Les principales forêts présentes dans la commune sont le bois Vernet, le bois des Caudilleres, le bois de la Passière, le bois des Gorins, le bois du Pâtis et le bois de Charmé. Toutes sont composées de feuillus (chênes, hêtres, ormes).
La commune est une des étapes d'un sentier de grande randonnée balisé, le GR 360.
Communes limitrophes
Voies de communication et transports Voies routières
La commune de Meursac n'est directement traversée par aucun des grands axes des environs; pour autant, elle n'est pas enclavée et peut facilement être rejointe par deux voies majeures du département.
La première, qui passe à quelques kilomètres au nord du centre-bourg (sortie à Saint-Romain-de-Benet), est la N 150, qui fait la jonction entre Royan et Saintes, en passant par Médis, Saujon, Saint-Romain-de-Benet et Pisany. Mise à 2×2 voies entre Saujon et Saintes, elle constitue un des tronçons de la route Centre-Europe Atlantique, et supporte un trafic important, notamment en période estivaleLa Charente-Maritime : schéma routier départemental, 2010-2030. Elle met la commune à environ 15 minutes de voiture du centre de Royan et 20 minutes de Saintes, et facilite la liaison avec l'autoroute A10 (Bordeaux, Poitiers, Tours, Paris).
La seconde, qui passe un peu au sud de la commune (sorties à Semussac et à Cozes), est la D730. Appartenant au réseau des routes départementales de première catégorie (fréquentation importante : plus de véhicules par jour), elle est classée voie à grande circulation. Cet axe majeur dit route de Bordeaux, irrigue toute la partie méridionale du département, jusqu'à Montpon-Ménestérol, en Dordogne. C'est également la principale voie de communication (hors autoroute) pour rejoindre Mirambeau, Blaye et Bordeaux.
Un réseau de routes moins fréquentées couvre le territoire communal. La D 127 occupe une place importante au sein de ce quadrillage car elle permet de relier ces deux grands axes depuis Semussac jusqu'à Pisany, en passant par Corme-Écluse et Thézac. Elle dessert le centre-bourg de Meursac, et prend localement le nom de Grande-Rue et de route de Thézac. Au nord-ouest du centre-bourg, la D 243 E1 est une petite route de campagne faisant la jonction entre le hameau des Épeaux et Saint-Romain-de-Benet, via les hameaux des Maisonneuves et du Romarin.
La partie occidentale du territoire communal est desservie par la D 243 E2, qui part elle aussi de Saint-Romain-de-Benet, traverse le bois Vernet, le bois du four et le bois de Charmé, passe la Seudre au niveau du lieu-dit Soubirat et rejoint Corme-Écluse. La D 136 traverse la commune d'ouest en est, permettant de rejoindre Le Gua et Montpellier-de-Médillan, tandis que la D 143 rejoint Thaims.
Voies ferroviaires
Par le train, la gare de Saujon et la gare de Royan relient la commune au reste du pays. La liaison avec Paris et Bordeaux est réalisée via les gares de Saintes pour les TER et d'Angoulême pour les liaisons par TGV.
Transports en commun vignette|Un autocar du réseau interurbain de la Charente-Maritime du type de ceux circulant dans la commune.
La commune de Meursac est reliée toute l'année à la plupart des petites, moyennes et grandes agglomérations du département par le réseau interurbain de la Charente-Maritime, qui totalise 20 lignes régulières et 250 lignes secondaires.
Transports aériens
L'aéroport le plus proche est celui de Rochefort-Saint-Agnant, à environ 35 kilomètres au nord. L'aéroport de La Rochelle-Île de Ré, à 65 kilomètres au nord, permet de relier quelques grandes villes françaises, comme Paris ou Lyon, ainsi que les Îles Britanniques ou l'Europe du Nord. À 90 kilomètres au sud-est de la commune, l'aéroport de Bordeaux-Mérignac est un aéroport international permettant des liaisons vers de nombreux pays.
L'aérodrome de Royan-Médis, à environ 10 kilomètres, est réservé à l'aviation légère.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Littoral charentais et aquitain, caractérisée par une pluviométrie élevée en automne et en hiver, un bon ensoleillement, des hivers doux (), soumis à la brise de mer. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saintes à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .