Puilboreau est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime, en région de Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Puilborains et les PuilborainesLes gentilés de Charente-Maritime.

Géographie

Puilboreau est située au nord-est de La Rochelle, en agglomération quasi-continue avec cette dernière, en particulier au niveau des quartiers Lafond ou Moulin-des-Justices.

Sur la commune s'étend la zone commerciale de Beaulieu, créée à la fin des années 1960 le long de la RN 11. Avec près de 200 enseignes sur une emprise de 74 hectares, elle est aujourd'hui un des principaux pôles commerciaux de l'agglomération rochelaise, sur l'ensemble de laquelle s'étend son rayonnement, et a largement contribué à la prospérité de la commune.

Puilboreau bénéficie également du calme de ses zones pavillonnaires et de son bois de 10 hectares, la Tourtillère, ouvert en de multiples circuits pour les sportifs ou les promeneurs.

Communes limitrophes

Hameaux et lieux-dits La commune comprend plusieurs hameaux, lieux-dits ou villages, tels La Motte, La Vallée, Le Treuil Gras, Le Temps Perdu (aggloméré à la commune voisine de Saint-Xandre) ou une partie du village du Payaud, partagé avec les communes de Nieul-sur-Mer et, dans une moindre mesure, de Lagord.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Littoral charentais et aquitain, caractérisée par une pluviométrie élevée en automne et en hiver, un bon ensoleillement, des hivers doux (), soumis à la brise de mer. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Rochelle à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Puilboreau est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de La Rochelle, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de La Rochelle, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (51,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (68,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (50,2 %), zones urbanisées (31,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (12 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (4,5 %), zones agricoles hétérogènes (1,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune de Puilboreau est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1999, 2001 et 2010, chapitre Risque inondation..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Puilboreau. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain..

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 50,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 49 %, à comparer aux 57 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1990 et 2003 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010.

Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..

Toponymie C'est en 1199 qu'est mentionné le village sous le nom de Podioliborelli lors de la réception d'une délégation rochelaise par Aliénor d'Aquitaine. Le toponyme a ensuite évolué en Polyboreau, Puy-le-Boreau, Pilboreau et enfin Puilboreau.

Si la mention latine podioli (podiolum) signifie « la petite colline », du latin podium « hauteur, lieu élevé », la suite du toponyme reste obscure et évoque très probablement un nom de personne : Boreau..

En saintongeais, la commune est appelée Peulbouria.

Histoire

Puilboreau devient une commune en 1858 à partir de ses voisines Cognehors, aujourd'hui disparue (Cognehors fut divisée entre La Rochelle, Dompierre et Périgny, la partie restante du territoire participant à la formation de Puilboreau), Lagord et Dompierre-sur-Mer. Elle regroupait à cette époque une population voisine de 310 habitants.

Les premières mentions du village datent du , alors nommé « Podioliborelli » lors de la réception d'une délégation rochelaise par la reine Aliénor d'Aquitaine. Par la suite, son nom subit des modifications (« Puyle-Boreau », « Pilboreau ») pour enfin devenir « Puilboreau ». Au , le territoire de la commune actuelle est partagé entre de nombreuses petites seigneuries telles que Puilleboreau, Baillac, La Tourtillière et La Vallée.

Le , Philippe Strozzi, colonel général de l'infanterie, arrive avec une partie des Gardes françaises et quelques autres régiments au village de Puy-le-Boreau et investit La Rochelle, dont le siège commence au printemps de 1573.

Le domaine de la seigneurie accueillit des vignobles dès le Moyen Âge, le vin se vendait principalement à La Rochelle ou se transformait sur place, dans des brûleries, en une eau-de-vie assez célèbre au temps de Philippe Auguste.

Dans un contexte de crise agricole, notamment lié au phylloxéra en 1875, les agriculteurs durent se reconvertir. La vigne fut arrachée et remplacée par du blé et par le développement de l'élevage. La première ferme-école de France est fondée sur ces terres. Une variété de betteraves est alors créée par monsieur Bouscasse, ingénieur agronome, directeur de la ferme-école de Grammont - la betterave de Puilboreau - qui se répandit par la suite dans toute la France..

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Politique et administration

Intercommunalité L’intercommunalité dans l’agglomération rochelaise date des années 1970. Au fil des changements de statuts et de l’élargissement du territoire par l’adhésion de nouvelles communes, la collectivité est passée de la solidarité intercommunale à celle due aux plus fragiles de ses résidents, les dernières compétences acquises relevant du domaine social. Sivom Créé en 1964, le Syndicat intercommunal à vocation multiple (Sivom) regroupait alors 9 communes : La Rochelle, Aytré, Périgny, Saint-Rogatien, Puilboreau, Lagord, Châtelaillon-Plage, Angoulins-sur-Mer et L’Houmeau. Elles se partageaient la gestion de certains services difficiles à concevoir à l’échelle d’une seule localité : transports, gestion des déchets, traitement des eaux usées et production d’eau potable.

Communauté de villes L’agglomération rochelaise a joué le rôle de pionnière dans l’Hexagone, en expérimentant un mode de relation intercommunale impliquant la taxe professionnelle unique, soit la mise en un « pot commun » de cette taxe sur les entreprises au profit de projets et compétences intéressant toute l’agglomération.

Créée le avec les communes de l’ancien Sivom, la communauté de villes (CDV) enregistrait un an plus tard l’adhésion de Nieul-sur-Mer, Saint-Xandre, La Jarne, Dompierre-sur-Mer, Salles-sur-Mer et Saint-Vivien.

En , trois autres communes adhéraient : Esnandes, Marsilly et Sainte-Soulle, portant à 18 leur nombre total. Communauté d’agglomération En , la CDV se transformait en CDA, se conformant ainsi aux statuts sur l’intercommunalité inscrits dans la loi Chevènement du . Un passage en douceur puisqu’il n’entraînait pas de grande perturbation dans la représentativité des communes, le financement ou l’organisation du travail déjà expérimentés avec la CDV. Ce passage en communauté d’agglomération a permis d’étendre les compétences au domaine social en intégrant la politique de la ville et l’équilibre social de l’habitat, notamment. Administration municipale Élections de 2026