Saint-Augustin (prononcé ) — communément désignée sous le nom de Saint-Augustin-sur-Mer — est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont les Saint-Augustinois et les Saint-Augustinoises
En plein cœur de la presqu'île d'Arvert et du Royannais, cette petite cité un peu en marge du reste de l'agglomération royannaise connaît un développement constant depuis quelques années, matérialisé notamment par la construction de nombreux lotissements qui font de la commune une petite banlieue résidentielle, à proximité immédiate des stations balnéaires de la côte de Beauté. Elle n'est ainsi séparée de Saint-Palais-sur-Mer que par la rocade de Royan, et de La Palmyre par un massif forestier. Elle est également très proche des villes d'Étaules et de Breuillet. Selon l'Insee, elle appartient à l'aire d'attraction de Royan.
Aux portes de la forêt domaniale de la Coubre et de la forêt des Combots d'Ansoine, espaces naturels protégés et principaux poumons verts du Pays Royannais, Saint-Augustin est la seule commune du canton de La Tremblade a ne pas avoir de débouché maritime ou fluvial. Pour autant, son surnom de Saint-Augustin-sur-Mer n'est pas usurpé, la cité ayant longtemps été un port important sur le golfe de Barbareu, aujourd'hui comblé par des sédiments et transformé en une immense étendue palustre, le marais de Saint-Augustin.
Comptant habitants en 2020, Saint-Augustin s'organise autour d'un centre-bourg, aménagé au lieu-dit Charosson, et de plusieurs hameaux : le Bourg, le Souillat et Lafond étant les principaux.
Saint-Augustin appartient au secteur Nord de la Communauté d'agglomération Royan Atlantique, structure intercommunale rassemblant (2014).
Géographie
Présentation
vignette|redresse|Position de Saint-Augustin en Charente-Maritime.
La commune de Saint-Augustin est située au sud-ouest du département de la Charente-Maritime, dans la presqu'île d'Arvert, sur la côte de Beauté. Séparée du cœur de l'agglomération royannaise (et plus spécialement de Saint-Palais-sur-Mer) par la rocade de Royan, la construction de nombreux lotissements tend de plus en plus à en faire une banlieue résidentielle, un peu à l'écart de l'agitation urbaine sans pour autant être isolée des commerces, des services et des plages. Administrativement parlant, Saint-Augustin appartient au canton de La Tremblade et à l'arrondissement de Rochefort.
La commune se trouve à 4 kilomètres des Mathes., 4,7 kilomètres de Breuillet., 4,9 kilomètres d'Étaules., 5,6 kilomètres de Saint-Palais-sur-Mer., 5,7 kilomètres d'Arvert., 6,2 kilomètres de Vaux-sur-Mer., 8,2 kilomètres de Saint-Sulpice-de-Royan., 9,2 kilomètres de La Tremblade., chef-lieu du canton, 9,5 kilomètres de Royan., 12,8 kilomètres de Saint-Georges-de-Didonne., 14,7 kilomètres de Saujon., 30,4 kilomètres de Rochefort., 37,4 kilomètres de Saintes., 52,5 kilomètres de la préfecture départementale, La Rochelle. et 103,1 kilomètres de Bordeaux, la grande métropole et préfecture régionale..
Appartenant comme le reste du département au midi atlantique, elle peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français.
S'étendant sur 1883 hectares, le territoire communal peut se décomposer en trois grandes unités paysagères : un marais doux (marais de Saint-Augustin), un promontoire calcaire partiellement urbanisé et un cordon dunaire recouvert de forêts denses de pins et de chênes verts (forêt domaniale de la Coubre et forêt des Combots d'Ansoine).
vignette|left|Clairière dans la forêt des Combots d'Ansoine au lieu-dit « Le Papéricaud ».
Le marais de Saint-Augustin est un des grands espaces palustres de la presqu'île d'Arvert. Héritier d'un ancien golfe marin comblé au fil des siècles par les alluvions (golfe ou étang de Barbareu), il s'étend sur 1586 hectares, partagés entre Saint-Augustin et Étaules, et communique avec le marais d'Arvert par la « passe commune ». À l'est, le cours d'eau du Peyrat sépare Lafond du hameau de Taupignac, et sert de limite administrative avec la commune de Breuillet. Au nord-est, la passe commune sépare Saint-Augustin d’Étaules et la passe de Chalézac marque la limite avec Chaillevette un peu en amont du pont de la Meyre.
C’est à ce grand marais humide que Saint-Augustin doit son surnom de Saint-Augustin-sur-Mer : en effet, depuis le retrait de la mer du golfe de Barbareu il y a de cela plusieurs siècles, la commune ne compte plus de façade maritime (la plage de la Grande-Côte est partagée entre Saint-Palais-sur-Mer et La Palmyre). Là où se situait autrefois le littoral s’étendent désormais des mattes, en lisière de la forêt. Ce terme désigne localement des terres fertiles dévolues aux cultures maraîchères (potagers) entrecoupées de canaux et de petits étangs, version locale des hortillonnages du nord de la France ; il est à l’origine du nom de la commune voisine des Mathes.
Vaste étendue verdoyante où terre et eau, qui s'imbriquent en une multitude de canaux et de fossés, composent un paysage d'une grande luminosité, le marais est protégé au niveau européen dans le cadre du réseau de protection des espaces naturels de grande valeur patrimoniale Natura 2000. Il est ainsi inscrit dans une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I (petits espaces homogènes) et II (grands espaces naturels riches), et plus spécifiquement dans la zone de protection spéciale (ZPS) « Marais de Saint-Augustin ». Le marais constitue un conservatoire d'espèces animales et végétales rares et originales, parmi lesquelles la cistude d'Europe (espèce menacée), la loutre, le triton palmé, la rainette méridionale, l'hottonie des marais et la cardamine. Il est également un site d'hivernage et de reproduction pour de nombreuses espèces d'oiseaux, et notamment des cigognes. De grandes prairies sillonnées de canaux sont utilisées pour l’élevage du bétail (essentiellement bovin et ovin) et des chevaux. La hauteur moyenne du marais est d'environ , mais il est ponctué de quelques anciennes îles, comme l'île de La Lourde (environ ).
vignette|L'étang de la Combe aux loups s'étend en plein cœur du massif de la Coubre.
Le marais vient buter dans sa partie sud sur une bande sédimentaire formant un petit promontoire calcaire crétacé où se concentre le bourg et les différents hameaux constituant l'habitat de la commune. De petites parcelles agricoles y sont concentrées. On y cultive céréales et un peu de vigne, qui servent à produire les célèbres alcools de la région, cognac et pineau des Charentes.
Encore plus au sud, le plateau a été recouvert de sables éoliens issus de la remobilisation des dunes littorales au . Jusqu'au et l'ensemencement des dunes par des graines de pins (maritimes, parasols, etc.), champs et hameaux étaient régulièrement menacés par l'avancée de ces « montagnes » de sable dont on avait coutume de dire « qu'elles marchaient » en Arvert.
C'est pour contrer ce péril que, suivant l'exemple du littoral de Gascogne, l'administration décide de planter les dunes, ce qui a donné naissance à la forêt domaniale de la Coubre (propriété du domaine forestier de l'État) et à la forêt des Combots d'Ansoine (site patrimonial appartenant au Conservatoire du littoral, et classé réserve naturelle protégée). Elle se prolonge au nord-ouest de la commune par la forêt communale d’Arvert, partie la plus ancienne du massif de la Coubre, héritière de la forêt médiévale. Comme son nom ne l’indique pas, elle ne dépend pas de la commune d’Arvert mais se partage entre Saint-Augustin et Les Mathes. La partie boisée de la commune concentre une série de grandes dunes, comme celle de La Grosse Madame, du Monsieur, de La Sablouse (32 mètres), du Marcoulet ou du Pignou (45 mètres), point culminant de la commune, entrecoupées de combes et de lèdes où des sentiers de promenade et des pistes cyclables ont été aménagés.
Parfois, les sables en mouvement ont emprisonné l’eau de l’ancien golfe de Barbareu pour former des étangs, tel celui de la Combe aux loups, au cœur de la forêt et au pied de la tour du Pignou, dont les eaux turquoise tranchent sur le vert de la pinède environnante. Cette partie de la commune concentre une série de grandes dunes, comme celle de La Grosse Madame, du Monsieur, de La Sablouse () ou du Pignou (), point culminant de la commune, entrecoupées de combes et de lèdes.
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Littoral charentais et aquitain, caractérisée par une pluviométrie élevée en automne et en hiver, un bon ensoleillement, des hivers doux (), soumis à la brise de mer. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Royan à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Voies de communication et transports
Voies routières vignette|Panneaux indiquant quelques localités proches de Saint-Augustin.
Un peu en marge des grands axes routiers des environs, la commune n'est pas enclavée pour autant et peut être rejointe sans difficulté par la rocade de Royan (D 25), qui dessert les principales communes de la proche périphérie royannaise et permet un accès aux plages et stations balnéaires de la côte de Beauté. Le rond-point des Gois permet de rejoindre la D 145, qui donne accès aux principaux quartiers de Saint-Augustin (Lafond, le Logis, le Bourg) avant de rejoindre Étaules.
Venant se greffer sur cet axe secondaire au niveau du hameau du Souillat, la D 141 traverse l'important massif forestier qui couvre une partie de la commune (forêt domaniale de la Coubre et forêt des Combots d'Ansoine), dessert les lieux-dits Papéricaud et les Combots avant de rejoindre le complexe touristique de la Grande-Côte. Depuis Lafond, la D 242 traverse les hameaux du Grand Breuil et du Petit Breuil, passe le pont de la Guitoune dans les marais de Saint-Augustin et rejoint Breuillet.
En matière de pollution sonore, l'atlas départemental de la DDE ne recense aucune voie de circulation potentiellement gênante, en dépit d'un trafic important au niveau de la rocade de Royan..
Pistes cyclables