L’innumérisme est un défaut de maîtrise des nombres, du raisonnement mathématique et logique et du calcul. Il s’apparente à l’illettrisme, qui désigne une notion similaire quant à la maîtrise de la langue.

Mesure du phénomène Rapport PISA de l'OCDE En 2006 : les conclusions du rapport indiquent pour 56 pays étudiés : la proportion d'élèves en très grande difficulté en culture mathématique est : très faible dans 11 pays (moins de 4 % de l'effectif) faible dans 11 autres pays (entre 4 et 7 % de l'effectif) plus forte dans 28 pays (dont la France) (plus de 7 % de l'effectif) En 2009 : sur 65 pays étudiés les proportions suivantes sont constatées : très faible dans 11 pays (moins de 4 %) faible pour 14 autres pays (entre 4 et 7 %) plus forte dans 32 pays (dont la France, taux de 9,5 %) (taux supérieur à 7 %)

En additionnant les effectifs sur toutes classes d'âge, cette difficulté touche en France au moins 7 millions de personnes, soit un taux de 9,5 % en progression constante depuis 2003. De 2006 à 2009, le taux a progressé de 13,1 % ce qui place la France au rang (sur 25 pays européens), au rang de l'OCDE (34 pays étudiés), au rang (sur 65 pays représentant l'OCDE et les pays associés).

Rapport INSEE de 2011 Selon une étude INSEE parue en ., 30 % des adultes français sont à l'aise et 70 % (de 18 à 65 ans) ont des performances médiocres.

Conséquences sociales et individuelles

Prévention et remèdes aux difficultés

Pour la psychopédagogue Anne Siéty, « le phénomène peut s'être accentué ces derniers temps. On observe chez certains élèves une perte du sens pratique. (…) cela s'explique en grande partie par un monde de plus en plus dématérialisé. Le concret n'est plus à l'honneur. Or il est indispensable d'expérimenter le temps, le volume, le poids, l'espace avant de l'intérioriser et de s'en servir dans des situations plus abstraites. Ainsi pour un lycéen qui utilise des programmes informatiques pour tracer des fonctions : S'il n'a jamais tracé sa courbe lui-même, il aura bien du mal à intégrer les notions de limites ou de dérivées. Il serait souhaitable d'incarner davantage les choses à l'école et cela, dès les petites classes. Je crois que la lecture et l'écriture des chiffres viennent trop tôt, souvent dès la maternelle, alors que cela pourrait attendre le CP. Un élève qui a déjà manipulé une balance pourra facilement comprendre les équations en classe de 4° »La Croix, 24 mai 2013, p. 4.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie John Allen Paulos, La Peur des chiffres. L'illétrisme en mathématiques et ses conséquences, Ergo Press, 1992 Anne Siéty, Qui a peur des mathématiques ?, Éditions Denoël, 2012. Stella Baruk, Les Chiffres ? Même pas peur !, Presses universitaires de France, 2016 .

Articles connexes Dyscalculie Illettrisme Dyslexie Illectronisme Numératie

Liens externes

Michel Vigier, Pourquoi les français ne savent plus compter (et pourquoi c'est grave), , sur atlantico.fr.

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