Methanosarcina est un genre d'archées méthanogènes anaérobies dont les espèces sont parmi les seules connues à pouvoir produire du méthane par les trois modes de la méthanogenèse .

La plupart des méthanogènes, dits hydrogénotrophes, produisent en effet le méthane par réduction du dioxyde de carbone à l'aide de dihydrogène , d'autres, dits acétotrophes, utilisent l'acétate par méthanogenèse acétotrophe, et les espèces du genre Methanosarcina sont également capables de métaboliser des composés organiques à un atome de carbone tels que le méthanol , le méthanethiol et la méthylamine — elles sont dites méthylotrophes. Ces espèces sont par conséquent physiologiquement très diversifiées et présentes dans un très grand nombre d'environnements, allant des tas d'ordures aux eaux d'égouts en passant par les cheminées hydrothermales profondes et les eaux souterraines, ainsi que dans l'appareil digestif de nombreux ongulés (vaches, moutons, chèvres et cerfs) et jusque dans le tractus gastro-intestinal humain.

Le genre Methanosarcina présente également la particularité d'avoir des génomes de grande taille : M. acetivorans possède le plus grand génome archéen connu en 2011 , avec , suivi de près par celui de M. mazei, avec . Ces organismes sont en outre capables de différenciation cellulaire .

L'apparition de Methanosarcina et de la capacité de ces espèces à produire de grandes quantités de méthane a parfois été proposée pour expliquer l'extinction Permien-Trias survenue il y a environ d'années .

Notes et références

Catégorie:Genre d'Archées (nom scientifique) Catégorie:Méthanogenèse