Chavannes est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le ruisseau des Marais et deux petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de et une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Chavannes est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1856. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Bourges.

Géographie

La commune de Chavannes est située à au sud de Bourges et au nord-ouest de Saint-Amand-Montrond, sur la bordure sud du Bassin parisien. Au sud de la commune commence, au-delà de la rivière du Cher, les paysages du Boischaut Sud et à quelque distance (), les prémices du Massif central (Creuse), ancien pays de La Marche. Elle se situe à au nord-ouest de Bruère-Allichamps, commune qui revendique être au centre géographique de la France avec Épineuil-le-Fleuriel et à de l'abbaye de Noirlac. Sous l'Ancien Régime et jusqu'en 1790, Chavannes a été donné en limite du BourbonnaisMême en 1844, dans son "Dictionnaire des communes de France", page 569, son auteur Girault de Saint Pargeau, donne Chavannes en Bourbonnais. ; en 1790, Saint-Loup des Chaumes et Uzay-le-Venon, communes limitrophes, forment la limite du Bourbonnais.

Administrativement, Chavannes appartient au canton de Trouy. Situé sur le bord sud du plateau de calcaires lacustres de la Champagne berrichonne, le village n'est distant de la rivière Cher que de .

Localisation

Site La commune est un espace rural plat en openfield, à la suite des défrichements historiques et de la campagne de remembrement de la fin des années 1970. Les haies (en berrichon : bouchures) y sont rares, voire inexistantes, du fait des objectifs et des techniques agricoles, orientés principalement vers la culture du blé, des oléagineux et du maïs. Un seul ruisseau y est répertorié, le ru de Chevrier, issu des sources alimentées par la nappe phréatique superficielle, s'écoule à partir du sud-ouest du village à peu près en ligne droite vers le Cher.

Ce ruisseau, qui alimente un étang artificiel (lequel remplace l'ancien étang médiéval de Chevrier, actif encore au ), est installé dans une faille, remplie de déchets organiques (tourbe). C'est le point bas de la commune.

Se trouve sur le territoire communal un ensemble d'anciennes carrières de calcaire, destiné à la construction de l'habitat et au remblai des voies de circulation. Ces carrières, inactives aujourd'hui, ont un temps servi de décharges. Envahies par la végétation, elles forment des bosquets plus ou moins étendus.

Quelques exploitations forestières, au peuplement mixte de chêne, charme, merisier et sapin viennent interrompre la monotonie de cette géographie rurale. L'espace forestier le plus important est le bois de Bouard, situé au nord-est du village. Ce bois est propriété communale et jouxte la forêt domaniale de Soudrain, qui le prolonge en direction du nord. Au sud, de la commune, à une distance de , un groupement forestier privé exploite le bois Sapiens, espace de par quelques centaines de mètres de côté.

L'espace rural fortement marqué par les activités anthropiques laisse peu de place à la faune naturelle, relativement confinée à quelques espèces dont la survie est pour partie dépendante des réglementations contraignantes encadrant les activités cynégétiques : chevreuil, sanglier, quelques rares grands cervidés, buse variable, épervier, lièvre commun, lapin de garenne, perdrix, renard, écureuil, chauve-souris, petits rongeurs. La proximité du Cher et la présence d'un étang communal attire quelques hérons cendrés. Fait remarquable, la commune se trouve sur le passage des voies de migration des grues cendrées qui invariablement descendent en automne vers le sud et remontent en février-mars vers le nord.

Géologie Sur un soubassement de calcaires lacustres du bajocien, composite de dalles plus ou moins épaisses contenant une faible quantité de calcaires silicifiés et de poches détritiques issues de phénomènes karstiques conduisant à la formation d'oxydes de fer, la géologie de Chavannes offre quelques témoins intéressant les épisodes du Quaternaire. Moins évidente que les formations superficielles contiguës de Châteauneuf-sur-Cher, qui appartiennent aux hautes terrasses du Cher (présence de sables sans limons), quelques lambeaux plus ou moins lessivés témoignent de limons fluviatiles, mélanges de sables et d'argiles d'origine détritique. Ces formations superficielles sont peu épaisses (moins d'1 mètre). Les méthodes agricoles contemporaines (labours ou défrichements) permettent d'évaluer la proche présence du bed rock.

À la naissance du ruisseau dit ru de Chevrier, un phénomène intéressant est à constater. Dans la faille qui entaille le plateau calcaire, un horizon de matières organiques, issu de la décomposition d'éléments végétaux (roseaux - dans le langage local arrauches, etc.), s'est développé au cours des temps pour former un terreau noir, faussement identifié comme de la tourbeLes parcelles en aval de l'étang dites le marais de Chavannes ont été classées en 2012 site naturel protégé. C'est le Conservatoire des espaces naturels de la région Centre qui par convention avec la commune et sur la base d'un bail emphytéotique de 20 ans doit en assurer la conservation et le développement. Voir ici. Ce dépôt, fortement humide au long de l'année, est exploité en jardins potagers privatifsUn texte daté du début du , accorde la jouissance des arrauches et le pacage des bêtes aux foyers de Chavannes. Chaque maison de Chavannes avait la jouissance (ou l'usufruit) de ce terrain, mais n'en était pas propriétaire - Source : Archives Départementales du Cher..

Économie L'économie locale est principalement marquée par les exploitations agricoles liées à la culture intensive des céréales et oléagineux. Les exploitations sont peu nombreuses, en raison des politiques agricoles qui se sont succédé depuis les années 1960 et qui ont visé — et visent encore — une forte productivité rendue possible grâce à la mécanisation des méthodes culturales. Les ressources économiques de la commune ne tiennent donc pas à ce type d'activité, dont les modes de production sont peu exigeants en matière d'emploi. L'éventail des types d'activité économique s'appuie sur de l'emploi exogène à la commune (emplois de services, industrie de transformation, logistique) et la proximité de la ville de Bourges ; les personnes retraitées ou inactives constituent une portion significative de cette commune. En raison d'une faible population, les entreprises privées (hors secteur agricole) sont en nombre limité (réparation automobile, rénovation de l'habitat, restauration). La commune bénéficie aussi de la taxe professionnelle versée par la Société des autoroutes APRR, puisqu'une portion de l'autoroute A71 passe sur le territoire communal.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Centre et contreforts nord du Massif Central » et « Ouest et nord-ouest du Massif Central ». Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Dun-sur-Auron à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Chavannes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bourges, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (69,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (69 %), forêts (30,4 %), zones agricoles hétérogènes (0,6 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Risques majeurs Le territoire de la commune de Chavannes est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Chavannes. La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux, partie 1 - chapitre Mouvements de terrain.. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (90 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 99 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 83 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999.

Risques technologiques