Civray est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Pontet et un autre petit cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Civray est une commune rurale qui compte en . Elle fait partie de l'aire d'attraction de Bourges.
Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : la Chapelle Notre-Dame de Sérigny, une chapelle romane du restaurée au , inscrite en 2009 (chapelle).
Géographie Appartenant au Pays florentais, la commune de Civray est constituée de cinq villages : Bois-Ratier, Civray bourg, Entrevins, la Chapelle du Puits et le Coudray..
La commune fait partie du canton de ChârostDécret du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Cher.
La culture de la lentille verte du BerrySite de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Lentilles vertes du Berry, consulté le 11 novembre 2014. est présente dans la commune.
Localisation
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bourges à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Civray est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bourges, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (88,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (85,3 %), forêts (10,9 %), zones agricoles hétérogènes (2,4 %), zones urbanisées (1,4 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Risques majeurs Le territoire de la commune de Civray est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Civray. La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux, partie 1 - chapitre Mouvements de terrain.. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 90,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 501 sont en aléa moyen ou fort, soit 97 %, à comparer aux 83 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 2002, 2018 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999.
Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..
Transport Bus La commune est desservie par la ligne TER Centre-Val de Loire : Châteauroux ↔ Bourges et par la ligne V du Réseau de mobilité interurbaine, consulté le 2 septembre 2018..
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes CivraicumDans les archives de l'abbaye de Saint Sulpice. et de Civraico en 1163Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Page 494 - ., Sivray en 1180, Syvriacum et de Syvriaco entre 1185 et 1217, Sevrae le Champenois en 1228, Civray le Campanoix en 1534.
Histoire Ce village était situé sur la voie romaine reliant Bourges à Argenton-sur-Creuse.
Civray et le Coudray furent inclus dans le marquisat de Castelnau, situé à Plou. Il fut acquis en 1756 par Bussy, officier qui se distingua aux Indes sous les ordres de Dupleix, et qui devint son beau-fils.
Le bourg a disposé d'une gare pour les voyageurs sur la ligne de Saint-Florent-sur-Cher à Issoudun de 1893 à 1933.
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Administration municipale Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Civray, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 500 et , le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15..
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Sonia Pazos-Monvoisin (69,43 %), maire sortante., et Daniel Lemaistre (30,57 %). 13 sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Sonia Pazos-Monvoisin et deux à celle de Daniel Lemaistre. Sonia Pazos-Monvoisin est réélue maire pour un deuxième mandat le .La liste officielle des maires du département du Cher en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.. Liste des maires
Démographie La communauté de Civray est en crise démographique au début du , puisqu’elle passe de 136 feux en 1709 à 126 en 1726Olivier Zeller, « Changement agraire et récession démographique : la première enquête Orry (1730). L'exemple de l'élection d'Issoudun », Annales de démographie historique 2/2007 (n° 114), p. 168. L’hiver de 1709-1710 notamment cause de nombreuses pertes, ainsi que la grande canicule de 1719 (qui tua beaucoup par dysenterie)Zeller, , p. 145 et 153.
Économie
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments vignette|right|Grange des Dîmes, Civray. Église Saint-Pierre, , , romane. L'église est un édifice du et est de style roman. La nef et le chœur ont été restaurés au , le clocher-porche est du . Cette église était autrefois sous le patronage de l'abbaye de Saint-Sulpice de Bourges. Une petite pièce à l'entrée de l'église aurait servi de dormitorium (dortoir) aux pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle. En 1661, le clocher a été frappé par la foudre et a alors été remplacé par l'humble clocheton actuel. Avant la Révolution, l'église possédait trois autels, de Notre-Dame, de saint Pierre et de saint Eloi. Grange des Dîmes, . Possession de l'abbaye Saint-Sulpice, la grange des Dîmes de Civray est un vaste bâtiment à porte charretière simple, sans auvent.Certaines fenêtres à meurtrières des extrémités sud-ouest et nord-est, ainsi qu'une porte en plein cintre, datent peut-être du . Bien que l'édifice possède des murs porteurs d'une épaisseur de , plusieurs jambes de force de la charpente prennent appui sur des corbeaux ou des colonnes baguées en pierre. Chapelle Notre-Dame de Sérigny, inscrit dans sa presque intégralité monument historique depuis 2006, était une chapelle annexe à l'église Saint-Pierre. La nef a été construite au et restaurée au Monuments historiques : Chapelle Notre-Dame de Sérigny, Culture.gouv.fr, 26 mars 2010. La commune se rassemble autour de sa culture gastronomique le , lors de la Fête de la galette de pommes de terre. Elle est dégustée avec du cidre ou des jus de fruits dans une ambiance festive..
Personnalités liées à la commune
Héraldique
Notes et références Notes et cartes Notes
Cartes
Références
Voir aussi Articles connexes Liste des communes du Cher
Liens externes
Site de la commune : http://www.civray-cher.fr/ Civray sur le site de l'Institut géographique national
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