Coust est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Cher, le Chignon, le ruisseau Coutard et divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'un site Natura 2000 et cinq zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Les « coteaux, bois et marais calcaires de la Champagne Berrichonne » sont une zone spéciale de conservation présentant trois éléments notables : les ensembles de milieux secs des coteaux et plateaux calcaires, les rares zones de marais, mais aussi les végétations liées à la vallée du Cher et des zones alluvionnaires.

Coust est une commune rurale qui compte en . Elle fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Amand-Montrond.

Le patrimoine architectural de la commune comprend trois immeubles protégés au titre des monuments historiques. La croix des Thianges, une croix de cimetière datant du , est classée en 1892. L’église Notre-Dame, édifice du début du à nef charpentée et choeur en berceau avec clocher carré à flèche de pierre, est classée en 1911. Le château du Creuzet, datant du et se signalant par une haute tour résidentielle flanquée d'une tour annexe, est inscrit en 2014 (château et sols).

Géographie La commune de Coust est située au sud du département du Cher, en bordure de l'Allier sur la limite du Berry et du Duché de Bourbon dans la vallée du Chignon, qui jusqu'aux ravages causés par le phylloxéra au , était plantée de vignes.

Localisation

Hydrographie

Coust alimente en eau potable une partie du canton de Charenton-du-Cher et la ville de Saint-Amand-Montrond. La station de pompage est située à proximité de l'église. Les eaux y sont bonnes car elles viennent du Massif central. La commune s'étend sur une surface de hectares, arrosée à l'ouest par le Cher, et traversée par les ruisseauxGéoportail du Châtelier, des Fourneaux, des Bachats, le Coutard et le Chignon. Jadis, ce dernier alimentait un grand étang entre le Pied de Coust et l'église. Il faisait tourner la roue du moulin de Touzel puis celui du Petit Paris avant d'atteindre ce qui fut le moulin de Rouchat. Il longe ensuite le Petit Marçais et se jette dans la Marmande à hauteur du moulin de la Saulzaie après avoir traversé le canal de Berry. Par le passé, ce ruisseau était essentiel pour Saint-Amand car il alimentait les douves du château édifié par Ebbes de Charenton puis celles de l'enceinte de Saint-Amand-sous-Montrond.

Les lavoirs On en compte trois sur la commune. L'un, à voir bien qu'actuellement à l'abandon, se trouve derrière l'église, et est alimenté en eau par une source renfermée dans un cube de pierre de taille. Il existe aussi un lavoir de construction récente dans le bourg. Le troisième est situé au lieu-dit Beaufitu (voir Meslon). Les deux lavoirs anciens sont des lavoirs ouverts, c'est-à-dire que les bassins d'eau ne sont pas abrités.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Orval à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Coust est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Amand-Montrond, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (94,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (54 %), terres arables (38,2 %), forêts (4,1 %), zones agricoles hétérogènes (2,5 %), zones urbanisées (1,3 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Risques majeurs Le territoire de la commune de Coust est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Cher et le Chignon. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999, partie 1 - chapitre Risque inondation..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Coust. La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux, partie 1 - chapitre Mouvements de terrain.. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (90 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 281 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 83 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999.

Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..

La commune est en outre située en aval du barrage de Rochebut, de classe A et faisant l'objet d'un PPI. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage, chapitre Risque rupture de barrage..

Toponymie Le nom du village était Costrum (probablement du latin castrum qui désigne une petite place fortifiée) en 1147, Cost en 1231, Costo en 1284 ou Coustz en 1545 puis en 1648 (H Boyer, Dictionnaire toponymique du Cher), tandis que sur la carte de Cassini, Changy était Changy aux Bourgeois.

Histoire En 1569, Nicolas de Nicolay décrit la cité dans sa Générale description du Bourbonnais comme « paroisse et justice en laquelle sont les maisons seigneuriales de Creuzet et Bonnais, situé sur un haut, et contient 19 feux. » vignette|right|Coust sur la carte de Cassini vers 1780. Dès 1813, il fut envisagé d'intégrer la commune de Changy. C'est en 1823 que Changy est réunie à Coust (et en partie à Lételon), en même temps que l'est Meslon.

Préhistoire On trouve du mobilier du paléolithique inférieur dans les sédiments du Cher. Un fragment de molaire de mammouth a été découvert près de la rivière tandis que divers objets néolithiques sont signalés sur les reliefs adjacents, et quelques outils en silex pressignien sur Cortel, où fut aussi découverte une épée datant de l'âge du fer, dont un moulage est conservé au Musée d'Archéologie Nationale de Saint-Germain-en-Laye. D'anciens tumuli ont été fouillés à la fin du (voir les musées du Berry à Bourges et Saint-Vic à Saint-Amand-Montrond).

Époque romaine

Le Chignon ainsi que l'eau de la source de Meslon, furent captés par deux aqueducs gallo-romain qui alimentaient le sanctuaire de Drevant. Tout proche, un lieu-dit conserve le toponyme Fontjouan' (peut-être fons Jovis). Un des deux aqueducs est visible près du pont-canal de la Tranchasse.

La voie romaine reliant Derventum à Bourbon-l'Archambault passait par "Le Pilori", et probablement par "les Cris de Montjalon".

Des antiquités gauloises sont conservées au musée Saint-Vic à Saint-Amand-Montrond. Elles furent trouvées dans les lieux-dits Touzelle, le Creuzet, Meslon et Cortel à la fin du . Parmi ces objets, des ossements, des bracelets mais aussi du mobilier. Au musée du Berry à Bourges est exposé un torque trouvé à Coust et datant d'environ 580 ans avant notre ère. Aux Grands Cris, des vestiges de bâtiments gallo-romains furent mis au jour, le site n'est plus visible.

Époque médiévale On note sur la commune un presbytère ancien devenu maison particulière ainsi qu'un hôtel particulier, menaçant la ruine et un pigeonnier du à Cortel, semblable à celui du musée Saint-Vic. Sont aussi à voir les très nombreuses granges à auvent berrichonnes, à deux ou trois pans que l'on retrouve principalement en Berry et parfois dans les régions frontalières.